Voyage d'un papillon

Un œil pour voir

Dormir nu exposé

Nous sommes nus, fenêtre ouverte, sur les étoiles, dans la touffeur nocturne, assaillis par des armées de moustiques qui nous révèlent notre fragilité et la légèreté de notre sommeil, dans un entre-deux où le temps ne passe pas comme d’ordinaire. Les moustiques ayant eu la vertu de me faire douter de Dieu …

Du moins, de me poser des questions, un peu sous l’emprise des forces de la Terre.

Et puis de me poser ensuite la question de la civilisation, de l’homme dans son rapport à la nature, pour en arriver à quelque certitude … tout de même sur le bien fondé de la beauté, de la lumière, de l’harmonie divine si humaine😉

Depuis toujours

Depuis toujours c’est éternel.

Et Mystère nous appelle.

C’est pour ça que ça fait toujours deux.

Même jamais, jamais dure toujours.

Ne dit rien.

Mon dieu, que cette histoire est énigmatique, si je pouvais en dire quelque mot. Alors que je sais que vous en savez forcément aussi long que moi. Le vert, par exemple. Comme une onde de vérité qui se diffuse dans la conscience. Et mille autres signes qu’on oublie, dans sa déchéance. Et pour lesquels on témoigne en les vivant vraiment.

Ce qui nous relève, nous sort de cet état de malheur même malheureux. Parce qu’on est bien obligé de passer aussi par là.

On qui n’est jamais défini. On qui bavarde toujours de trop😉

Il y a un sommet

qui soutient les corps les âmes les consciences vers leur destinée.

Est-ce cela la foi ? Image crue image pure. À laquelle nous n’avons rien à ajouter ni retrancher sinon nous blessons, nous altérons le monde.

Que pourrions nous alors exprimer qui ne souille pas le monde, si nous parlons d’ignorance ? Si nous ne savons pas ce que nous semons parmi les hommes, ou même sur le corps de la terre et des êtres vivants qui la composent.

Il est tout à fait probable que ceci ne soit qu’une question de bénédiction, d’eau versée, ou de feu qui par la parole purifia les esprits.

Qui vibrent alors en phase.

 

Du bon du bonheur simplement

Un orchestre joue une valse, des couples dansent, le monde heureux, ailleurs sur des terrasses un joueur de cornemuse entraine les gens à chanter en chœur, pas un siège libre, sur le bord de la rivière un groupe jazzy laisse rire et parler les joies tranquilles, comme si l’humanité vivait. Que dire de cela ? rien, l’heure est bonne, sans doute parce que la peine fut bonne, et que les tourments sont à ce moment là, oubliés, et que les hommes se connaissent, font partie des hommes, sans tenir compte des différences, des âges et des apparences. En somme, Cela vit.

Cela, c’est un corps commun, peu compliqué, plutôt en harmonie, certainement bien.

Je n’ai pas rencontré ce type seul qui marche sans voir personne et qui n’a que ses bêtes comme unique compagnie, celui qui porte ses révoltes et sa raison critique, qui maudit les règles funestes, et n’a pas de chance. Celui là n’est pas un modèle rare, pourvu qu’il n’aille pas envisager le pire, s’enfermer dans un ressentiment quelconque, une négation de l’ordre du vivant, du bonheur.

Même si la solitude est une donnée obligée, comme la mort, comment se fait-il que des hommes se sentent tenus de partager leur mort avec les autres ?

Objectivité absolue

Cela se peut ?

L’objet qui donc se voit en entier dans lui-même. Sans aucune subjectivité. Ça me parait douteux. Ça me semble au contraire l’affirmation d’un sujet qui s’affirme comme étant absolu, annihile tout.

Alors que l’inverse, non :  Le fait que Tout soit sujet, rend tout objectivement vrai. Mais cette totalité s’effectue, renait à elle-même, se révèle, se dévoile & progresse dans son ouvrage.

Ainsi nous nous ouvrageons. Sans doute mieux que dans notre destruction. Pourquoi alors autant de destruction dans le monde ?

Tout de même, ce n’est pas rien

On peut essayer de se pencher sur rien, un peu partout, sans y trouver rien du tout.

Rien que le temps de le dire, il n’y a plus rien, tout est déjà disparu, et rien de nouveau n’arrive. Ce qui fait que tout ce qui se passe se dissout de façon inexorable dans quelque chose d’assez inconsistant, comme si ce n’était qu’une affaire de mémoire, de souvenir, d’images fuyantes, comme un rêve étrange.

En somme le Nihil … non … pas le Nil … n’est pas tranquille. Il serait assez inquiétant surtout si on tombe dedans. Imaginez, vous tombez dedans, vous aurez du mal à vous souvenir du moment où vous êtes tombés, enfin, je suppose qu’il en est ainsi, du fait qu’à partir de rien vous ne pourrez effectivement penser quelque chose, ce qui fait que ce quelque chose se dissout aussi dans le rien. Rien de nouveau dans ce que je dis là. Nous n’apportons pas grand chose en fait à la totalité. Qui a fait le tour bien avant nous.

Bon, ça c’est un point de vue. Maintenant, si nous partons d’ici, ce qui est plus raisonnable, plutôt que de partir de rien, nous cherchons les bords ou les limites, qui se repoussent à l’infini, ou disons au plus loin qu’il nous est possible de le penser. Si nous croyons qu’au-delà, il n’y a rien, dans n’importe quelle direction où notre pensée ou contemplation nous donne à moudre, nous tombons encore sur un truc impossible, à savoir que si la limite est rien, on peut se demander comment un rien peut limiter quelque chose, clore les univers, par exemples. Ce rien rend les univers sans limite. Mais paradoxalement, c’est l’infini qui limite tout ce qui s’y trouve inclus.

Comment s’échapper d’une prison qui n’a pas de limite ?

Y a ça, encore , comme truc étrange au sein de notre condition d’observateur du temps, en l’isolant de l’espace, même si c’est faux, pratiquement faux. Entre le passé et le futur, si nous n’y étions pas, il nous semble qu’il n’y aurait rien qui les relie. Le Présent serait Rien non plus. C’est donc idiot de dire que si nous n’étions pas là, il n’y aurait rien.

Mais alors pourquoi sommes-nous là, si ce n’est pas afin qu’il y ait quelque chose

Et quelque chose qui fasse de nous autre chose que rien ? de pas trop vain, quoi🙂

 

Boussole

Le haut, le bas, le sens ou le non-sens, probablement que la géométrie n’expose pas tout.

La folie nous prouve une chose. C’est qu’il y a un extérieur. Certains disent vide, d’autres dieu, ou l’esprit, mais l’ Orient se situe où ?

Bon, si au moins nous pouvions avoir la folie raisonnable …

Blaireau

Hier soir, en rentrant d’une soirée passée entre amis, sur la route un blaireau mort, encore un. Chassés des bois et des champs, chassés de partout, ne trouvant plus leur nourriture, ils font comme les renards, les faucons crécerelles qui chassent les mulots et rats qui survivent dans les fossés au bord des routes, mais comme le blaireau est pataud, il se fait piéger par ces automobilistes abrutis de vitesse. Quel monde triste sans cette faune, que nos machines entre des mains des avinés et insensibles, réduisent à néant. Sans parler des effets du réchauffement, et des déséquilibres climatiques, qui contribuent à la disparition des espèces.

Au moins, la nature ne nous fera plus chier. C’est sans doute ce que pense le monde, vous ne croyez pas ? Tous ces parasites de toutes sortes, sur les cultures, dans les corps, vecteurs des toutes ces maladies transmissibles, de nuisances comme des nuées de mouches et de moustiques, ces oiseaux qui viennent grappiller quelques grains de maïs, etc.

Eh bien, à ce rythme, on n’est pas soigné… on ne fait qu’amplifier des déséquilibres, les invasions impossibles à contenir, plantes, insectes, champignons, entrainant des soins nécessaires qui causent d’autres maux.

Il n’y a plus de milieux épargnés. Sans doute restera-t-il des hommes, et des écrans d’ordinateur pour  se plaindre. Puis les hommes seront remplacés, devenus inutiles.

Est-ce qu’il y a un problème du fait de l’absence des hommes sur la lune ? ou de la non existence des hommes dans l’univers, ce qui est strictement identique.

En quoi serions-nous nécessaires ? Pour Qui ?

Évidemment, je ne crois ni espère en cette forme de néant. Je crois au contraire, que nous redevenons humain à partir d’une fleur.

Tu seras un homme. Tiens, tiens, un homme n’est pas homme d’emblée ?

Cet homme là est inhumain. Un homme ne serait donc pas un homme ?

Alors l’Homme, celui que chacun est censé habiter, est le plus étranger à l’homme ? comme c’est bizarre, et comme nous rendons tout plat et morne … insipide.

Entre parenthèse, donc, je ne trouve rien de plus humain qu’un couple qui s’aime et tend vers la fusion de l’un , tout comme deux hommes sont amis et frères, sans nulle ombre dans leur pensée respective.

Bref, Homme C’est une pensée

Et plus que cela.

Le blaireau aussi est une pensée dans le monde.

 

 

Rien qu’ homme

Est difficile à dire. Et Être difficile à dire et faire, définir l’être de l’Homme. Il est divers, il se transforme sans cesse, et cependant, il garde une sorte de constance.

Dire que l’homme est une sorte d’étoile à Cinq branches. Une entité sexuée, double, excessive. moralement bizarre😉

L’homme serait donc un être des limites. Comment définir un homme à un extra-terrestre qui n’aurait jamais rencontré d’homme mais rien que sa définition dans un dictionnaire ? Nous pourrions le confondre avec un singe, ou un lémurien, et pourquoi pas avec un iguane, un lézard ou un serpent, un ver de terre ou un filament de chromosome ?

Non, parler de l’homme sans entendre l’homme, sans la voix, le ton, les sons, tout ce qui s’y déroule, son histoire, et ses envies, le malheur qui le frappe ou le bonheur qu’il reçoit, ce serait passer à côté du sens du mot homme, non ?

Mais bon, l’humain sait se définir tout seul et conserver ses mots.

Tendre vers le +

 Le + de quoi ?

On sait que le cours des choses, les faits sont sombres, empreints de négatif. On aurait tendance à succomber dans une sorte de nihilisme complet, de négation de tout ce qui se passe. Et d’en rajouter, de hurler avec les loups, ce qui n’améliore guère les choses. En fait nous avons tendance à projeter notre propre négativité dans le monde. Notre mal-être. Faut dire qu’il y a de quoi faire… Comme si nous avions du mal à remonter la pente.

C’est donner à la totalité, à l’universel, à l’existant un sens définitivement négatif et auto destructeur. C’est Oublier qu’il contient en lui-même les ressorts de son propre salut, de sa nécessaire créativité vivante. Nonobstant le fait qu’il contient aussi ce qui le détruit. Et contre lequel il s’oppose ? Alors là, c’est à voir, rien n’est moins sûr.

Tout S’oppose à l’insignifiant ?

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 84 autres abonnés