Réponse à un ami

Ben oui, on conçoit facilement la terre comme mère, la nature dans son ensemble, mais comme il y a aussi un réel spirituel, conjoint à la nature, en tant que conjoint, c’est l’idée du « père ».
On pourrait aussi attribuer au Père la nature. Puisque des pères jouent également ce rôle, de mettre au monde, et de garder la vie. Tout cela, ce sont des symboles, relatifs, approximatifs, utiles sans doute pour l’image que l’on se donne du réel. Sans plus, évidemment.
Il n’y a pas moyen d’échapper à la différence entre les deux. Ou les confondre complètement. Sauf peut-être par son médiateur, le fils. Idée du fils, qui est bien un être de chair et d’os, et un être d’esprit. Rien à voir avec l’idée masculine de l’homme. Parce que cette idée là est aussi bien dans les deux sexes.
Néanmoins, les rôles respectifs de l’homme et de la femme, leur psyché différente fait que les approches ne peuvent pas être les mêmes.
Il n’est pas possible non plus de poser une hiérarchie entre Père et Mère, Esprit et Matière. Il n’y a pas d’esprit sans matière ni de matière sans esprit. Mais au plan où nous nous trouvons, sauf preuve du contraire, on subit encore les contingences, on n’est pas totalement hors de celles-ci, on est peu ou prou obligé d’en faire une.
Ne serait-ce pour la simple raison que la nature naturelle, nous l’ignorons, ou nous l’avons oubliée en cours de route, dans ce processus du monde, parce que nous sommes comme tout homme balancé dans le monde, devenus cultivés. Et parlant.
Que pouvons-nous face au fait que les hommes ont toujours eu leur mort en face ? Et la conscience de la disparition, et tous les cultes des morts qui ont fondé ces dites cultures ? On ne se comporte plus tout à fait comme nos frères animaux dans la mesure où on questionne la mort, ce qui revient toujours à se questionner. Et donc à entamer un début de marche, à l’aveuglette 🙂
Bon, par chance, il y a des hommes devant nous, qui savaient le chemin. Mais aussi beaucoup plus d’imposteurs et de faux guides.
Comment donc savoir à quoi s’en tenir durant ses pérégrinations ?
A Qui rendre grâce « si » nous sommes en vie ? Vivre au sens large : plus qu’existant, ou plus qu’endormi, ou sous addiction de stupéfiants, etc. Existant ce n’est pas mal non plus. Mais l’existence subit la mort sans trop la comprendre, rivé à la tombe terrestre. Évident qu’on ne vit que parce qu’on a été existant. Toutes ces mauvaises choses de l’existence sont un frein à la Vie.
D’où l’idée de faute et de responsabilité. Toutes les questions relatives au mal et au bien, qu’on ne peut pas d’un coup résoudre, ni masquer.
Lourd lourd, le passé qu’on ne peut pas ne pas trimballer avec soi ; parce qu’il fut aussi présent lumineux et présent ténébreux. Courant alternatif.
Lourd lourd le futur si on ne reçoit pas des espoirs qui tombent dans le présent sans s’avérer illusoire. Pas terrible les faux espoirs, hein ?
Léger le présent dans ces conditions ? Non, Il faut quelque chose venant d’ailleurs. Quelque chose d’extra ordinaire. L’amour est extra ordinaire. C’est un jardin extraordinaire 😉

Là, la matière devient lumineuse, et l’esprit se réalise. On ne succombe pas dans le vide entre les deux.
Excuse, c’est un peu longuet mais bon, c’est la machine qui veut ça …

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Sur les bords

De la totalité

il y a Rien qui l’enserre de toutes parts, et de part en part.

Nous n’y sommes pas

Et c’est tant mieux. Nous n’aurions rien à y faire.

Nous nous y anéantirions à notre tour, hypothèse plus que stupide.

Même Dieu ne s’y aventure pas.

Mieux vaut rester dans les limites du Jeu où nous sommes En-jeu.

Là Où Tout Se Crée.

Là où Tseu Tseu 😉

 

 

Tuit tuit

1.La beauté devrait être prise comme sacrée. Porte vers le sacré. Effleurant la vérité.La vérité également, selon l’autre voie, tendre vers
2. Vérité et Beauté font la merveille. C’est pour cela qu’elles sont intouchables, inviolables, sinon sans dommage, comme la Nature ignorée.
3. Parce qu’il semble que rien de cela n’est respecté, que la loi naturelle est bafouée, tout devient atroce, on se noie, bêtement.

J’ai envoyé cela parce qu’il y a tellement de gens qui œuvrent dans cette voie artiste, et que ces œuvres au noir passent inaperçues pour le monde. Et qu’on nous présente la réalité comme chose triviale, économique,  ce qui fait qu’on n’en sort pas, et que les hommes sont réduits à l’état de bétail à qui on ne donne que des armes, sans pouvoir restituer et faire naitre cette dimension sacrée, et ce qui a pour effet que les sacrés sont en guerre pour le pire. L’humanité passant à côté d’elle-même.