Pensez

Pensez amitié

penser l’âme qui nous traverse

pensez frère et liberté

pense sacré et Ma sacrée

pense dieu dans ton cœur

discret ou secret qui se tient

Pense au soleil qui contient

tout ce que que tu sais.

Le soleil ne fait nulle ombre

Il ne cache rien révèle tout

Le data forcément s’y brulera puisqu’il se veut soleil, il l’accroit, tiens donc….

Publicités

Bon alors, le Christ ?

Qu’est-ce qu’il fait là ? Vous ne croyez pas que sa descente aux enfers soit sa mission, c’est à dire fermer les enfers, ou laisser les enfers s’enfermer eux-mêmes, ainsi que rendre à ceux qui sont pris une certaine lumière, mais non de faux espoirs.

Cette lumière, elle n’est que lui-même, elle n’a pas d’autre objet : « je suis la Vérité et la Vie, je suis le Chemin. »  Elle ne demande pas d’idolâtrer l’homme ni le dieu. Elle nous met simplement face à nous-mêmes, débutants, égaux, et pauvres.

Mais sans doute pas pour rester pauvres, ni écraser les pauvres. Les enfers où nous étions abimés, c’est par la plus haute lumière, et non par un spot ou un néon qu’ils s’éclairent. Le haut rejoint le bas, de telle sorte que nous nous élevons. Sans rejeter ces phases intermédiaires de l’existence, les bonnes et moins bonnes choses de la terre.

Et puis le Christ ne nous apprend-il pas à aimer comme il nous aime. Ou soigner comme il soigne. Et même penser. Ou dire, parler juste, ni trop ni trop peu.

On pourrait à ce rythme Le trouver partout Vivant.

Le plus délicat, c’est ensuite de le reconnaitre, cela il ne le fera pas pour nous. 

Est-il possible de dire

Que telle époque est meilleure ou pire ?

Les siècles sont noirs.

Qu’est-ce qui pourrait les illuminer ?

Que faut-il dire que faut-il savoir ou exprimer ?

Tout est bousculé. Je ne crois pas, mais pas du tout que la modernité telle qu’elle se présente pourra nous délivrer, c’est à dire alléger les jours, sur les bases qu’on nous impose. Avec ces outils, ces discours, et ces lois. La machinerie informatique est prise dans sa boucle d’information comme un serpent qui se mord la queue. C’est comme une pièce de théâtre en vase clos.

Mais où est donc le dehors ? que nous dit-il et nous enseigne -t-il ? qui donc nous appelle ?

Oh sans doute nous pouvons présumer que toutes ces techniques sont des signes , des ruses des dieux qui nous envoient des prothèses afin de réfléchir au sens de la communication, que les manipulations de la matière sont aussi comme des clins d’œil sur les possibilités qui se présentent. Tout est porteur de signification. Mais nous, nous utilisons ces choses là pour quoi ?

Il n’est pas sur que les moyens mis à la disposition de l’humanité ne se retournent pas contre elle, contre nous. Que ceci ne nous enferme encore plus loin dans l’absurde, le démentiel.

Parce que le but du Jeu, c’est quoi ? si ce n’est pas de se retrouver vivant, ou de retrouver le vivant en nous, et même nos morts. Alors nos morts n’auraient ils pas vécu pour rien ? Auraient-ils été rien pour nous ?

Quand on pense à tous ces sacs de nœuds de serpents qui embrouillent les esprits, ces guerres fratricides, tout cela sous le même soleil, pour quelle possession ?

Je comprends que Jésus nous ait envoyé au diable … quand il vit que les hommes ne servaient que le diable. Eh, il nous rendit à notre maitre. Même ceux qui croient le contraire, et qui en ont peur, parce qu’ils ne crurent pas en Vérité. Il ne vécurent pas en Vérité. Parce que la Vérité est plus effrayante que celle toute relative du diable. Mais par là même, elle est sublime porte.

D’ailleurs, Un christ ne vient pas dès lors qu’une société est juste. Si les hommes vivent dans le simple. Eux n’ont pas besoin d’être sauvés, ils le sont déjà.

En quelque sorte

Dès qu’on évacue les marchands du temple, c’est à dire de dessous le crane, il n’y a pas d’objet qui s’interpose entre l’homme et l’homme, pas d’ambiguïté sur le prix qu’on donne à l’homme. Il y a gratitude, reconnaissance, respect, et chacun est utile à l’autre. L’autre est plus utile que l’objet.

les marchands ne marchent plus.

le système marchand , c’est à dire une société dont les échanges ne sont plus que marchands, est une impasse. On est contraint de consommer uniquement pour faire tenir une production . et on travaille non pas pour le bien être réel du « consommateur » mais pour sa propre prospérité ou celle de sa boite. Y a comme un vice dans l’échange, quand il n’est que vénal. ça frôle la prostitution, de l’acheteur et du vendeur. c’est à dire, les deux sont pris dans le même processus. dégradant tout à la longue. hommes et milieux.

Voir la terre comme un être vivant

Ce n’est pas n’importe quoi, ni n’importe qui.

Cela a des effets sur la relation que nous entretenons entre nous.

Et sur la manière de produire, de créer, de travailler, de manger

de respirer, de voir.

C’est une autre boucle dans notre conscience, c’est plutôt décisif, le fait de savoir que la terre a une âme, cela ne nous retire nullement la notre. Cela nous met en phase, en harmonie avec elle, si nous ne sommes plus séparés.

Alors, là, tout prend son sens, nos rêves, nos visions, nos pensées et nos actions sont pleines de sens. Nos mots également.

Il est possible que ceux-ci deviennent poussière, mais quelle importance ? ils sont comme les gouttes de l’océan, sur lequel nous naviguons. Tempête si c’est tempête et calme si c’est calme.

Les mots sont douteux

Du moins, ils posent question. Pouvons-nous juger des mots si nous ignorons leur sens, l’intention qu’ils recèlent, les effets qu’ils font , et celui à qui ils s’adressent ?

Ils ne sont pas significatifs pris isolément, froidement, comme dans un dictionnaire. Ils perdent leur signe, le plus et le moins. Sans le plus et le moins, les mots n’ont pas vraiment de sens. C’est comme une image qui ne véhicule rien.

C’est probablement pour cette raison que les mots semblent impuissants à rendre le mal ou le bien, si on ne prend pas en compte tout le contexte dans lesquels ils s’inscrivent.

« Que veut dire pulluler ? »  c’est tout bête, la question concerne la phrase et non seulement le mot. On s’arrête aux mots ?

les mots, les phrases, l’ensemble , les livres, à la fin, il en reste une impression ou un sentiment …

les envahisseurs

tout se passe comme si une espèce proliférait, productrice de cellules, cellulaires, coquilles d’autos, coques d’ordinateurs, ou coque d’avions, millions d’armes, comme des doryphores sur un champ de patates .

Et rien pour stopper ces formes invasives ? on ne demande pas au doryphore d’aller se reproduire plus loin , il risque de ne pas comprendre …

C’est pour ça qu’il faut laisser les morts.

Et bénir les vivants.

Tout comme on arrose une plante qui porte de bons fruits.  Un bon pain qui nous nourrit, nous donne sa vie.

Mais les armes, et tout ce qui tue, non.

Sans doute, faut-il voir que la vie est toujours devant nous et que la mort est derrière. Que nous ne devrions pas nous retourner sinon nous perdrions la vie, justement. Mais je sais bien qu’il y a quelque chose d’effrayant même, dans la vie. Qu’elle n’est pas légère. Elle ne nous concède rien dans son intransigeance. Mais que nous n’avons pas vraiment le choix. Si nous renonçons à vivre, c’est à dire soutenir tout ce qui est vivant, et ne rejetons pas tout le négatif, nous sommes comme Sisyphe avec son caillou, condamnés à recommencer à partir du bas.

Le caillou est un poids mort, comme notre inquiétude, nos peurs.