Rien n’est donné

La condition humaine ressemble parfois à celle de chiens tristes et délaissés, à qui la pitance maigre ne donne que sa consolation sous le froid et la pluie. Rien ne réchauffe plus le cœur déserté des jeunes gens qui fixent leurs regards perdus sur le vide sidéral de leurs écrans.

Où est passé leur corps qui nage, court, saute et se bat, danse et tourne comme soleil et étoiles.

Assis si jeunes sur les bancs de touche des sports hystériques on les voit boire leur alcool et se quereller pour rien pour s’accrocher à quelque sang qui leur est proche, au lieu de jouer eux-mêmes !

Nous ne voyons plus de jeunes dans les bois jouer aux jeux imaginaires des loups des ours et autres robins lancer des flèches sur les injustices du monde. Où sont-ils donc ?

En été, parfois, ils retrouvent sur les plages le feu ceux qui ont la chance. Ça passe vite. Vite repris dans le cycle travail étude compétition pour un salaire.

Sans pouvoir prendre le recul qu’il faut pour savoir. On a toujours imposé l’obéissance aveugle. Cela laisse des traces. Puis face à l’absurdité de actions imposées, il se peut que l’on se réveille ?

Comment peut-on vivre dans un monde où toute la nature se résume à l’architecture froide des immeubles, la musique aux vacarmes des machines, le mouvement au lèche vitrine.

Où est le vent ?

Pourquoi cette sorte d’abandon de l’humanité au profit des conquêtes d’empire ou d’emprise ? le monde semble dirigé pour fonder une citadelle éternelle ici-bas. De quoi se poser quelques petites questions, sans réponse. Possible que la réponse ne peut venir que du monde.

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Nuisible utile

Utile ? Nous n’avons guère le choix, si nous voulons subsister que de servir le monde et sa machine. La conversion à un autre régime ne se fait pas d’un seul coup. Je veux dire un régime alimentaire.

Élémentaire.

Étrange phénomène d’inflation de bulle d’obésité d’expansion qui ne laisse plus aucune place. Ou si peu, si loin ?

Rien que cette histoire de prix du cochon qui chuta au cours des années 70 est une catastrophe. Pour les producteurs, pour les consommateurs, santé et condition de travail, de même que pour la vie des pauvres bêtes.

Tout ça pour faire croitre l’armement & les industries de pointes. piquantes les pointes.

Toujours lutter

Pas le choix, c’est comme ça. Nous ne sommes pas ici en promenade touristique, non, je ne crois pas. Nous sommes en formation, en apprentissage, ou en mission, de quelques nombreuses choses qui se déroulent en actes, en pensées qui s’expriment et s’impriment.

Où sont donc gravées ces choses là ?

Ironie de la vie, tout passe, tout disparait mais ne reste donc que Nous dans ce dépouillement organique. À condition de ne pas perdre le fil qui nous relie à ce que nous sommes « au-delà » .

Je ne vois que ça … pour compenser nos disparitions… unifier le singulier et le pluriel, à tous les temps.

Ce qui est pitoyable lamentable abominable c’est demeurer dans cette station déchue & forcément douloureuse de celui qui ne vit pas, retenu prisonnier des hommes. Homme réduit à l’état de chose. Humanité esclave qui rend les hommes et les vivants esclaves des bas-fonds. Qui entraine tout vers le fond.

Ainsi cette mécanique absurde des économies, des conditionnements et toutes ces subtilités langagières qui nous enchainent et posent leur chape morbide dès le début de la vie. Bien sûr, il y a ceux qui ont la chance d’échapper à cette mécanique implacable, à ces systèmes d’informations qui se mirent en place depuis l’aube noire des civilisations.

Quel brouillard !

Heureusement le plaisir existe encore. Et la joie, le rire, les larmes et l’émerveillement devant nous. Malgré toutes ces impostures à marche forcée qui parcourent les ondes radios.

banalités

Un bonhomme seul ne vit pas. Il peut peut-être survivre, végéter. Comme nous sommes faibles, sans défense isolément, les groupes ont probablement compris que leur force réside dans le nombre, les individus liés les uns aux autres. Ce qui décuple la puissance effective du groupe. Nous sommes littéralement comme une seule Bête invulnérable et immortelle. 

Animal qui ne laisse pratiquement aucun choix à ses membres, sauf celui d’accepter et de le servir. En échange de quoi l’individu peut vivre.

Par quoi sommes nous liés ? Souhaitons que ce ne soit pas par l’imbécilité ou l’ignorance, ni par toutes sortes d’icônes qui font illusions, ni par le culte de la possession, d’objet, de savoirs ou de techniques, qui forcément nous rendent stupides & désemparés, ou pauvres face à l’insoluble complexité de l’engin.

Donc Tout cela marcherait tout seul ? Une sorte de conscience collective inconsciente ou subconsciente qui animerait notre Animal à forme protéiforme d’homme.

Mais bien sûr, Il y eut de nombreux gros groupes en luttes, en langages différents, en croyances différentes, et il a toujours semblé que c’était le plus fort qui gagna…

Par exemple, les cachalots ne résistent pas face au progrès des industries, les sous-marins sont plus vigoureux, plus résistants. Nos armes chimiques aussi.

Mais nous voyons les mêmes combats en forêts, les plus grands arbres tombent comme des brins de paille sous la scie des machines. Incontestablement nous sommes, Homme les plus forts.

 

 

Qui règne

La beauté ?

Le sacré ?

La vérité ?

Qui nous lie et nous humanise ?

Peut-il y avoir deux esprits sans conflit ?

Pourquoi alors sommes-nous divisés en deux, altérés ? Comme si la matière même pouvait être dédoublée ? allons, si la matière est double il faut que quelque chose s’interpose, et ceci est-ce matière identique ?

Hé bien en Esprit , n’est-ce pas pareil ?

Et quelle serait cette entité qui nous sépare de l’esprit ?

Le problème du monde, c’est son esclavage. Le monde n’obéit pas à la beauté, ni à la vérité ou au sacré. Ce qui fait que la personne doit subir la loi collective des morts et des aveugles, tout ceci s’achevant toujours sur des drames et du malheur. Tout cette obéissance aux forces négatives leur donne force et il devient de plus en plus difficile de s’en échapper, c’est à dire retrouver sa vérité, sa vocation. Obligé.

 

 

 

 

Balbutiement

ambiance milieu bain atmosphère

parole enfermée dans la boite

illusion forte de cette aliénation au corps

fou.

cohésion  : humanité collée administrativement & rivée à l’échec.

prendre l’air prendre le signe l’entendre

transformation du champ magnétique

le corps s’illumine tout se dédouble

change de lieu

on ne poursuit plus sa mort

alors dis je

 

 

 

La Nature

C’est bien qui nous précède.

Et que l’ignorance souille, dégrade sans lui rendre, ou si mal, si faussement.

Plus que l’ignorant, le malin, l’arrogant qui se croit supérieur, imbu de sa personne, en nombre.

C’est légèrement inquiétant de voir la Nature se dérober sous nos pieds, et nous laisse tomber dans notre insignifiance, brutale.

À quoi donc aurons servi les temps, & cette supposée civilisation, si c’est pour échouer dans des tueries, massacres et exterminations, pour conserver quelle Priorité ?

De quelle suprématie des hommes se revendiquent-ils pour dicter leurs noirceurs de larves à l’humanité comateuse ?

Ce n’est pas beau à voir, vous savez, vous voyez.

Est-ce que la question de l’homme ne revient-elle pas en cette question de la possession ? Dans cette existence, rien n’est acquis ni saisissable de façon définitive, rien ne nous appartient. Nous ne disposons que de cette possibilité de suivre un chemin, & de l’ouvrir dans cette jungle cosmologique pleine de vie et d’énergie, sans anéantir ou pétrifier de mort ce qui nous entoure, sans piétiner les fleurs et rompre les flux visibles et invisibles qui circulent partout,

Imprévisibles. Mais inoffensifs si on y prend garde.

Pourra-t-on en dire autant des forces noires, de ce qui se trame dans le fond obscur des cœurs ?

 

Je ne vois pas comment

Comment la Lumière Christique pourrait se présenter aux hommes sans que nul ne la fasse vivre. D’ailleurs, en quoi elle consiste ?

Quelle est l’école du Christ ? Puisqu’il ne s’agit que de cela, le Maitre, le Disciple.

Certes, « Il » est partout , mais il faut tout de même fendre la bûche.

La souffrance n’est pas le motif de l’enseignement. Souffrir n’apporte pas la lumière. Ce n’est que la négative, la lumière noire vectrice de tous les effets du même ordre. Cela ne délivre pas. Cela déplace le drame sans commencer à le résorber.

Il ne peut y avoir de réponse que dans cette « formule » : Délivrez nous du mal. Délivrons-nous du mal.

C’est un peu plus qu’une question de morale, d’énoncés moralisateurs. C’est plus proche d’une randonnée en montagne escarpée, de froids sur les sommets, mais où la vue est merveilleuse. Cela ne se fait pas sans mal. Mais cela ne se fait pas à l’aveugle.

 

La liste

sans fin des objets la voici :

je commence ?

ah ah votre panier est vide

l’infini des objets fait une somme nulle

étoiles, galaxies, quasar, soleil, lune et tout le bazar

mitochondries ribosomes ectoplasme noyau chromosome

grenouille verte ou rose, béton bitume merde,

silicium calcium uranium homme

comment s’en sortir dans cette masse informe

si des murs enclosent les forces sentiments les mots doux de lumière les questions que posent les enfants et les chats et les museaux des chiens ?

murs obscurs murs sans objet la pesanteur est une grâce à côté elle nous raccorde encore à cette puissance douce du fond naturel maternel

tandis que ceux qui construisent ces édifices abstraits

littéralement empêchent dieu de vivre

dieu vrai dans le sourire simple des gens et leur bonhommie

là la pauvreté disparait par l’échange même minime

les armes tombent la haine part en fumée

retourne dans l’insignifiance des objets

votre panier contient pas mal d’oiseaux

des bleus des jaunes des chants chinois mongols

sons venus des tréfonds résonnent dans toutes les mémoires

désirs brulant de feux doux

ou qui te ravagent mais t’enseignent ces bifurcations dangereuses les franges de l’enfer de l’illusion de la puissance

Non ne tombe pas ile t’appelle