Sur le pont

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sur le pont un côté

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sur le pont l’autre côté

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le pont

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ArT RaT

Quel flamboiement ressort par tous les trous.

Assez formidable effroi merveilleuses énigmes sur le parcours

lourd des poids, des mesures et des prix.

Mensonge des États.

Inutile d’insister. Rien à faire là. Faire dans le sens de s’agiter, de persister dans ce non sens. ( Ceci n’étant valable que personnellement, chacun doit pouvoir y trouver sa vie )

En quelque sorte, le monde est otage, mais de quoi ou de qui, cela impossible à savoir. Saurez vous voir au bout du tunnel incroyable ce qui est au bout, cette lumière et cette vie ? c’est à dire Vous 

dans ce déploiement fantastique des énergies créatrices. Des signes, violents et parfois empreints de mélancolies, de pauvretés, d’abandons. De fruits fades.

Et d’autres chargés de flèches dirigées.

Bal de Milliards de Je

Mains tendues vers l’Un.

Il me semble que la sagesse s’exprime actuellement dans l’urgence à sauver l’arbre et l’éléphant, le loup et la terre , les eaux de leur noyade. Mais aussi le boulanger pris dans la tempête des affaires. Même dans le 16 ème arrondissement .

Mon dieu quelle course, quelle précipitation.

 

 

Fil

Fil à ne pas perdre

Fille d’Ariane

Ville tentacule

tente tout.

Pieuvre étendue comme un corps nu unique aux solitudes excessives

aux consommations qui comblent le vide

et assoient une emprise sur le fauve.

L’incendie du monde informe qui donc en dernier ressort, la cité termitière d’homme corps unique de racines pures.

Pourquoi tout cela, toute cette énergie déployée, si l’on songe que l’énergie est totalement fonction de l’information, donc de la connaissance, qui ne saurait se perdre, qui ne peut pas se perdre, mais nous dans ce jeu dramatique nous pourrions.

Nous pourrions perdre notre histoire, celle de nos pères, celles de nos enfants.

Cela, non il ne faut pas.

Bon tout est fou mais pas Celui Celle … où se destinent les fleurs.

Du courage, de la patience, de l’amour, du Royaume. de l’étendue vaste des fleuves qui se jettent en vagues incendiaires vers l’océan incroyable des rêves. Éther Net .

Cool Coule.

 

Quel malheur

Quelle souillure de la vie

Des poules et des lapins , des abeilles qu’on rend malade , des vaches dans des prisons, des arbres coupés, toute la diversité qui disparait.

Ce monde n’est que sous l’emprise des forces diaboliques. Argent, mensonge ignorance inquisition

Sans âme.

Sans innocence.

Bon, il y a tous ceux qui rament à contre courant. Dans tous les domaines, sur tous leurs terrains où ils reprennent pas à pas la place et la rendent à la fois à la nature et à la fois à un ordre divin.

 

hé bin, quelle bête …

l’homme c’est l’eau
la femme est la flamme qui allume l’eau , ranime l’homme l’être dissolu sans solution .
mais en miroir existentiel l’homme est feu , feu dieu , mot mort. tout bête . surtout s’il demeure au fond. s’il ne veut que corps . il se consume et tombe en cendre.
( voilà l’ironie de notre vie, de notre chute ou existence ici bas , ici où tout nous dit d’abandonner l’espoir )
Possible malgré tout qu’il suffit de garder le feu , dans le temple , le sacré .

Entre parenthèses, sur cette planète pas nette, pourquoi donc nous y sommes venus ? nous écorchant dans des buissons d’épines, espérant dans la rosée du matin.

Puis nous sommes débordés par notre nombre, dans des conditions limites, où nous ne laissons plus de place pour la vie simple, l’habitant sous la tente, la hutte, et la marche à pieds, la cueillette, et l’écoute tranquille et magique des oiseaux, de toute les mélodies et farces qu’ils nous chantent.

Oui, le nombre, quelle bêtise .

Par contre, le Nom … non .

 

Cause vaine ( àcide )

Non veut dire Oui.

Mourir est vraiment vivre.

L’eau c’est la nature divine.

La transparence sans parent.

Mourant tu plonges dans la première nature comme du sucre dans un bain, tu épouses l’eau & l’eau te dissout dans sa pure tendresse, te dévore. Il n’en reste rien. rien engendre rien sans aucun mot. Totalement inutile d’exister dans un corps, dans n’importe quel corps, toute retourne dans l’unité parfaite et première de l’eau dissolvante.

Inutile de s’acharner donc. Dire, penser, agir, tout cela ne sert strictement à rien. Dormir, rêver, imaginer, encore un degré de plus dans l’inutilité absolue des existences chimériques qui croient qu’elles existent.

Il reste la souffrance, l’atrocité, pour pouvoir se déshabiller entièrement de toutes ces illusions, et ces désirs qui nous attachent à ce corps, ces corps, ces sacs en décomposition permanente.

Mots vrais, mots faux, cela serait des courants d’airs, donc.

Bien sûr je ne crois pas un traitre mot de ce que j’écris, tu es trop belle. Flamme.

 

Le moi

Rien n’est sans moi
le moi comprend tout
de mois en mois
le moi est voie singulière vers un Moi plus grand
ou plus petit, ça dépend.

Le moi singulier ne se dissout pas dans Un moi multiple. Si ? No ?

Nul n’arrive à s’anéantir, sans passer par moi. Moi conscient d’évoluer dans le Mystère.

En quelque sorte, Difficile de confondre Dieu et le Néant.

Dieu absolu étant « Être et Néant », mais donc pas uniquement néant.
D’ailleurs, s’anéantir est-ce une voie, est-ce le mot exact ? dissoudre toute son existence singulière dans l’universel, disparaitre, alors l’univers peut disparaitre. Cela, je n’y crois pas, je trouve que c’est n’importe quoi. Sauf si vous êtes l’universel. Et il me semble qu’il y a quelques marches …
Le Je , le Dieu, l’être absolu contient tous les êtres ayant leur être propre. Tout cela n’existe pas, ne se fait pas n’importe comment.

La nature des lions n’est pas celle des bactéries. Et la nôtre , de quelle nature est-elle ?

Il n’y a qu’un Chemin

Et beaucoup de voies.

Tout comme il n’y a qu’un haut et un bas.

Possible qu’il faille absolument se rendre en bas, tout en bas, pour envisager le haut. Mais, il est aussi certain que seul, sans soutien, nous ne pourrions pas monter. Nous resterions pris dans le fond, malheureux. Descendre dans les profondeurs de la matière, expérimenter dans sa chair la nature de la matière, s’y fondre et devenir poussière, sans doute, mais sous quelles conditions sera-t-il possible que nous ne y perdions pas ? Il faudrait qu’une main d’une autre Nature nous tienne.

Alors, là, peut-être l’Unité entre haut et bas pourrait s’effectuer, nous ne serions pas dissous, dans l’insignifiance, phénomène que le monde, les légions disons, sous leur aspect vengeur et diabolique, impose pour affirmer son existence.

Mais dans ces conditions là, il n’y a pas de Chemin. Il y a beaucoup de voies de garage, d’impasses, de sursis, et donc de déstructuration de l’Homme, de l’unité d’être humain.

Tout ceci alimenté par les plus mauvais, les derniers qui dictent au monde la loi, et qu’eux mêmes trahissent, ignorent & bafouent.

 

 

Je doute

« Je pense donc je suis », allons, ce n’est pas parce qu’une pensée me traverse que je suis. À la rigueur je existe peut-être, plus certainement que ces objets qui n’ont pas d’existence propre, à part celle qu’on leur donne.

Être, cela me semble tenir de la permanence, de la présence, du souffle léger qui habite toutes choses. Mais nous, dans le flux d’impermanence, ce qui ressemble à quelque entité stable me parait bien ivre ou emporté par le mouvement, à la fois des choses matérielles et des choses de l’esprit.

Ce qui fait que nous n’aurions qu’une vague idée de ce je qui nous forme. Sauf bien sûr dans ces quelques moments révélateurs, ces instants de grâce ou d’effroi, ces chocs où nous réalisons un peu le Sujet de l’homme, le nôtre semblable et différent des autres. Là je existe, c’est à dire qu’il commence à marcher, qu’il est comme sorti des limbes, ou de sa mort. C’est là aussi que nait la révolte, dès lors que le sujet comprend l’imposture du monde, c’est à dire tout ce qui entrave le cheminement, la liberté et l’imprévisibilité du vivant, tout ce qui fait son sel, son attrait et sa saveur.

Rentrer dans le moule des termites, ou de robots tenus à des tâches absurdes et répétitives, ce n’est pas Humain. 

À quoi sert notre existence si nous ignorons notre Je ? Si notre temps n’a pas pour objet de nous le révéler, le restituer, si nous devons retomber dans la masse indifférenciée des objets universels, sans conscience de cet universel ? Là encore nous serions passés à côté de notre humanité et de sa qualité créatrice.

Mais bien évident aussi que ce Je en-jeu dépend de ce que nous faisons des autres, du regard et des mots, de nos amours et de nos dons.

Sans doute même est-ce là que Tout se joue. Mais que rien n’est possible sans initiation. Comment prétendre à une montagne sans guide pour nous indiquer le chemin ? Et comment si notre corps est entravé par toutes sortes de poids ? le corps devenant un boulet, au lieu d’être un truchement, un médium utile. 

Bon, voilà comment marche le monde ? alors que c’est pitié.

Tiens, un autre truc : « Dieu » nous aurait balancé dans ce monde sans nous laisser quelques biscuits sur la route ? En nous disant va donc faire ta guerre, mordre et tuer tes congénères pour assurer sa survie ? Peu charitable alors ce dieu là.

Exprimer

Le monde marche selon la loi obscure de la possession illusoire. On dirait que l’unique souci des hommes est d’assurer leurs revenus. Comme si l’existence, celle-ci, était une fin en soi. Comme si nous n’avions rien d’autre à savoir, à vivre ou accomplir que de subsister, maintenir en vie notre corps. Comme si il n’y avait pas un autre niveau de réalité que celle des propriétés terrestres, et que de tout ceci nul ne sait ce qui pourrait bien rester.

Comme si le postulat de l’ignorance était le seul valide, puis ce qui en résulte serait tout à fait relatif. En quelque sorte chacun fait comme il peut. Tant mieux pour celui à qui la fortune sourit, tant pis pour les autres. Drôle de lutte. Si vous êtes dans la misère, c’est que vous n’avez pas su vous débrouiller.

Alors, il se passe quoi dans ce monde ? des mots, des décrets, qui font lois. Voilà ce qui fait autorité. Des tonnes d’écritures qui encombrent les bibliothèques, des fresques et des peintures, des sculptures et des architectures, des livres et thèses savantes, et Nous ne savons rien ?

Autrement dit nous marcherions dans la nuit la plus opaque qu’il soit possible de concevoir, dans l’ignorance des origines et des fins ? sans vérité donc. Pourtant dans ce jeu-là, chacun pressent l’importance du beau et du vrai. Chacun est libre d’exprimer ce qu’il veut, ce qu’il aime, vers quoi tend son amour.

Enfin… libre ? dans la mesure où le monde ne prive pas de ces possibilités. Si la loi du monde autorise cela. Si les expressions ne sont pas enfermées dans des bases de données, et qu’elles se diffusent de proche en proche. Qu’elle ne soient pas un outil pour une poignée d’individus malintentionnés qui s’approprient tout et ne laissent rien aux autres, à la façon dont ce monde-ci fonctionne.

En dévoyant les messages originaux, en les pervertissant, ou affaiblissant leur portée, ce qui revient à fermer la porte sous des montagnes de bruit qui rendent tout inaudible.

Possible que ce ne soit pas grave. Si certains savent demeurer en vie, ils feront vivre.

Tiens, un truc tout bête. Chacun a l’impression d’être enfermé dans son corps. Ce n’est qu’une forme de représentation du réel. Certes nous y sommes attachés, depuis le temps que nous vivons avec. Nous avons l’impression même que c’est le tout de notre identité …

Ce qui fait écran.

Bonne toile.