Dis eux

Le mot

Mal

Tu crois vraiment ? Tu vois quoi des larmes ? des perles les long des colliers composant les jours, des gouttes de lumière, c’est à dire ta transparence.

 

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la science, c’est trop drôle

Ce matin, j’ai ouvert le ventre d’un vieux baromètre qui ne marchait plus. J’ai été quelque peu émerveillé par le mécanisme délicat qu’il contenait. Alors, du coup, j’ai rouvert mon encyclopédie universelle, pour lire l’histoire de cette recherche liée à la pression, ne me souvenant plus très bien de Torricelli et de sa démarche. En fait, pour lui, c’était accessoire, un jeu moins intéressant que les calculs infinitésimaux, mais bon, peu importe.

Il est vrai qu’on peut vivre sans se préoccuper de la pression atmosphérique. D’ailleurs, dès qu’on commence à se questionner à propos de tous les phénomènes, on mesure l’étendue de notre ignorance.

Mais aussi, on constate que nous sommes dans notre culture, imprégnés des méthodes relatives à la raison. Et puis, que notre raison ne peut embrasser qu’une frange minime du réel. En fait nous sommes plus proches des grenouilles ou des poissons que d’un savoir universel, malgré nos encyclopédies.

Nous nous faisons une image du réel qui est plus proche d’un rêve que nous ne le croyons, aussi imaginaire disons. Malgré nos modélisations logiques ou rationnelles.

Peu importe encore là, si nous assouvissons notre soif de savoir, si nous avons cette impression de progresser, et de jouer. Si rien de nuisible n’en découle. Et si nous pouvons en faire part à nos congénères, de la même façon que l’artiste peut s’exprimer et montrer aux autres le fruit de ses recherches, des énigmes du monde, ou de la beauté des choses.

Qu’en ressort-il de tout le savoir humain ? Une sidération des phénomènes, face auxquels on reste pantois. Ainsi donc, l’homme, du savant au moins savant, est celui qui est capable de se questionner sur ce qui se passe et sur ce qu’il est, l’homme contenant l’intelligence de cette quête.

Dans notre insignifiance, il y a un signifiant énorme. 

La raison, ne peut tout embrasser, ses limites reculent sans arrêt, tout comme Π …

Et puis, il y a l’intuition, l’extase devant la Matière, ou devant l’Esprit.

La vie donc, pourrait être un jeu drôle. 

Pourquoi donc la réalité n’est pas ainsi ? que trop de portes sont closes, et que nous demeurons comme des bêtes ?

 

la culture , quelle culture ?

Encore une émission intéressante.

Rapport à la nature, à la connaissance de la diversité des essences, de la flore, des espaces, des manières de construire. C’est cela qui me semble relever de la culture, plus certainement que l’érudition, l’accumulation de la connaissance des auteurs, des musiciens, des œuvres. Dans cette relation ancrée dans une matière vivante, du travail effectué, des problèmes que pose cette matière qui ne se laisse pas faire, qui est dure, molle, fragile, incassable, bleue, noire, lourde , légère, ou qui glisse, courbe, puis

de ce que les « cultures » ont pu en faire, toutes les constructions, tous ces élevages, ces cultures précisément, élevages, variétés de fruits , de légumes, de cuisines, de saveurs, d’odeurs, tous ces

« faire » et donc tous ces liens qui opèrent entre les hommes, et qui font que nous sommes aussi matériaux pour les autres, et donc que nous formons une culture, mieux qu’une civilisation.

parce que la civilisation, par sa hiérarchie, sa division du travail, ses armées des ombres, ses prisons, et ses maladies, ses usines de poisons, même si elle excelle dans chacun des domaines de spécialisation, engendre aussi une masse d’ignorance et de laissés pour comptes , de gens à la rue ou de solitudes, de désespoirs et de drogués. Même s’il y a un Mozart tous les mille ans qui surgit, on peut se demander s’il n’est qu’au service du roi. Toutes les énergies étant monopolisées pour ces monarques, ces châteaux et les quelques nobles qui en profitent….

Plus difficile pour les autres de trouver des moyens d’existence. Et beaucoup d’informations se perdent en cours de route.

à suivre …

 

Armand Robin, « Le programme en quelques siècles »

Les Amis de Bartleby

(Première parution en 1946, dans la plaquette Les Poèmes indésirables,
à l’enseigne de la Fédération anarchiste.)

On supprimera la Foi
Au nom de la Lumière,
Puis on supprimera la lumière.

On supprimera l’Âme
Au nom de la Raison,
Puis on supprimera la raison.

On supprimera la Charité
Au nom de la Justice
Puis on supprimera la justice.

On supprimera l’Amour
Au nom de la Fraternité,
Puis on supprimera la fraternité.

On supprimera l’Esprit de Vérité
Au nom de l’Esprit critique,
Puis on supprimera l’esprit critique.

On supprimera le Sens du Mot
Au nom du sens des mots,
Puis on supprimera le sens des mots

On supprimera le Sublime
Au nom de l’Art,
Puis on supprimera l’art.

On supprimera les Écrits
Au nom des Commentaires,
Puis on supprimera les commentaires.

On supprimera le Saint
Au nom du Génie,
Puis on supprimera le génie.

On supprimera le Prophète
Au nom du…

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ne pense pas la mort

ça n’apporte rien

la vie est partout présente

même s’il nous apparait le contraire.

Sans doute nous demandons-nous comment la retrouver, ou nous trouver vivant dans cette vie, dans ces désolations, des exactions des hommes, de leurs guerres qui n’ont jamais de fin, qui sont des guerres contre la vie précisément, des luttes pour imposer leurs morts,

se venger de la chute ? de cet orgueil blessé de ne pas être l’être supérieur, le plus beau, le meilleur, le plus lumineux, celui que le monde adore. Dont le nom brille.

l’élu … hum.

le glorieux ? mais de quelle gloire donc si elle repose sur des cadavres ?

Comme si nous ne devions rien, à la multitude simple des êtres vivants, qui remplissent les océans, les airs, les univers probablement. Donc à ce qui est cause de Tout cela.

Puisque nous pouvons penser que ces organismes vivants ne sont pas causes d’eux-mêmes, mais sont depuis toujours inclus dans la cause, vivants dans celle-ci, dans ces multiples causes.

Mais les hommes, différents de tous les autres, n’en font qu’à leur tête.

d’où le bien et le mal qui arrivent par nous … et qui forcément nous piègent , l’un comme l’autre, sans moyen de s’en débarrasser, parce que l’amoral, ça fait bigrement mal, l’immoral aussi, ainsi que la morale…

Mais la vie ne fait mal que si nous lui faisons mal. Non pas intentionnellement, mais parce qu’elle ne veut pas nous perdre. parce qu’elle ne veut pas perdre sa vie.

Voyez nous ne sommes pas plancton , ni des animaux, nous sommes Homme comme Un. Ayant tout à découvrir de la vie.

Ce n’est pas dans la mort que nous nous découvrirons.

( je sais, je sais, je répète les mêmes choses , je radote et tout, ça tient sans doute à certains articles ici où là qui sont tout de même assez alarmants .. )

 

En effet …

Nous sommes comme ce malade qui persiste dans son empoisonnement au lieu de retrouver une vie plus naturelle, plus simple, qui serait à même de le soigner. Mais faire un retour à la vérité naturelle , normale ordinaire, ou banale, passe pour vulgaire, pour ennuyeux. Le monde préférant courir après des chimères, mais en fait ce sont des monstruosités, comme les déchets nucléaires dont on ne sait pas quoi faire, ou la dette, etc.
C’est étrange, cette volonté des hommes. Nous sommes fruit de la terre ou de la nature, mais nous récusons la nature, nous pensons qu’elle n’est pas capable de nous métamorphoser, ni de nous donner les nourritures qui nous conviennent pour nos transformations, alors nous manipulons, trafiquons, interférons sans cesse, ignorant tout ou presque des pensées, de l' »énergie » qu’elle contient.
En quelque sorte le monde est de mauvaise foi, rempli de doute, ou de superstitions mêlées d’espoir, mais celui-ci est faible.
Cette faiblesse s’exprime dans le fait d’attendre toujours des solutions de l’extérieur, alors que nous contenons cette « Nature ». Comme une lumière intérieure, mais dont nous n’en avons plus trop l’intuition.
Nous sommes donc des ignorants volontaires. Nous nous sommes délestés de ce que nous savions mais qui nous oblige et nous terrifie par l’ampleur de l’effort de l’accomplissement.

Croitre jusqu’où donc ?

Il n’y a aucune raison a priori que la bulle urbaine, technique, artificielle, démographique veuille s’arrêter en chemin, les milliards d’hommes qui bâtissent , bétonnent, fabriquent des centrales atomiques, des fusées, des accélérateurs de particules, des générateurs de fusion nucléaire, des usines à plasma et à greffes d’organes, d’aéroports pour accueillir les sept milliards d’agités qui circulent pour combler leur vide et qui espèrent…

qui espèrent.

comme les légions romaines envoyées au loin écraser les légions barbares

pendant que dans l’œil du pouvoir les comptes sont alarmants, les rivalités absurdes, les solutions toutes aussi fumeuses les unes que les autres, comme des palliatifs hasardeux.

Alors, on sacrifie ici ou là, sauf bien sûr sa place au soleil doré des ors, des hiérarchies qui pensent nécessaire de donner des ordres même s’ils sont complètement débiles, et ruinent la troupe, dans cette continuité des consommations, des productions & des accélérations de ce même processus.

Au lieu de poser nos bagages et prendre le temps.

Comprendre, du haut en bas des échelles sociales, où sont les nécessités, qui sont ceux qui ont le plus besoin ? et de quoi ?

Quand on pense que les jeunes générations ne savent pratiquement plus cuisiner des légumes, mijoter des plats, ou rester simplement contempler les étoiles, mais se précipitent constamment sur des écrans comme si c’était leur oxygène, ou sont à l’écoute des musiques au lieu du vent ou des silences, bref,

On ne sait plus vivre. La vie nous rejette. Les puissances alors nous rendent esclaves.

Prendre le temps de retrouver la vie, derrière les apparences.

S’il y a question c’est aussi pour vivre certaines réponses qui apportent une évolution dans notre quête et suscitent d’autre question nouvelles, plus fines, plus belles ou plus vivifiantes encore que les précédentes, plus profondes, nous révélant peut-être à quel point la nature porte un visage inouï et divin.

Mais dans ce jeu dramatiques des conflits mondiaux, il ne faudrait tout de même pas se laisser marcher sur les pieds par des puissances étrangères démoniaques, assassines et opprimantes.

Où serait alors le libre arbitre des nations ?