Où est le bonheur ?

As-tu bien dormi et fait de beaux rêves ? T’es tu levé joyeux dès les premiers rayons de soleil qui t’ont réveillé, et donné le goût de vivre ? As-tu senti la fraicheur de l’aube, de la brise matinale qui t’envoie les senteurs  des pins alentour, ou de la marée, des fleurs du jardin ? À moins que ce ne soit quelques chants de passereaux qui viennent te rappeler qu’il est l’heure, de te mettre en mouvement, et sortir du rêve pour rentrer dans le jour. Bon jour.

Âge heureux des hommes quand ils vivaient dans le jardin, sans clôture évidemment, sans mur, sans limite, mais ne transgressant rien non plus, puisqu’il n’y avait rien à transgresser, et que tout était donné, là. Amis, frères, voisins, cousins, c’était tout pareil.
Le travail n’existait pas, l’emploi n’existait pas, c’est à dire que nul n’était l’outil de l’autre, mais chacun était utile à tous. Tous se voyaient en chaque être. Même dans l’animal, même dans l’arbre, comme si nous avions une part de nous dans tout. Fil ininterrompu.

Mais nos temps sont éminemment barbares depuis les temps historiques. Pire, ils atteignent un paroxysme avec les techniques, la science diabolique. Toutes les notions perdues. Vouloir aller infiniment vite, déplacer des montagnes à la vitesse de la lumière, produire des déplacements de masses, dans un ballet démentiel où se croisent des fusées auto mobiles qui n’ont rien d’auto mobiles parce qu’elles sont mues par des gaz, pétrole ou nucléaire en feu. Monde en explosion donc, par cette folie mentale ayant égaré son rêve, sa douceur, sa tendresse même des fleurs, et de tout ce qu’elle nous dicte.

Bien sûr dans cette folie nous pourrions découvrir aussi quelque chose. Colonne de marbre, monument monumental, phénoménal monstre, chapiteaux de métal qui conquièrent des nuages, assemblages de briques et de brocs. Mais nous, nous disparaissons dans cet amas de fers. Nous sommes encore à l’âge des grottes archaïques que nous avons décoré de nos cuisines américaines. Tristes grises carnivores exclusives.
Nous jouons encore à faire souffrir les taureaux ? Et qui donc habite l’âme d’un taureau ? des millions d’animaux arrachés à leur existence paisible et qui est la leur, qui est censée pour le moins leur appartenir, comme des anges serviteurs évoluant au gré de leur amour pur.

Nous nous comportons, Nous, Hommes comme un seul, une seule entité, morbide et sinistre, parce que, parce que quoi ?

Cela ressemble à une malédiction qui enserre l’humanité dans son malheur et ne veut voir la porte et le bonheur, qui hait même cela dans le fond noir de sa malédiction, et rejette sur autrui sa misère, cette pitoyable pauvreté prisonnière.

Il manque un grain ?

Non, parce que ce grain partout s’est semé, et commence à prendre et germer en nombre, désormais indéracinable, indescriptible, imperceptible pour ceux qui s’accrochent au passé des empires. Monarchistes, Socialistes, Capitalistes, Énergéticiens, Scientistes, Arrivistes.

Il n’y a que le Jardin qui pourra vous rendre heureux. Celui qu’on cultive.

Le bonheur, c’est un avant goût de la liberté au dessus, devant.

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