Lames

 

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la vie qui s’en va sans nous

Toujours aussi étrange ce simple fait d’exister. On est jeté dans ce monde incompréhensible et muet, sans prise sur le réel. On subit les évènements ballottés comme des fétus de paille dans cet océan mélangé de biens et de maux. Sans personne pour y répondre. Personne de responsable, sauf sa propre responsabilité oubliée, ou immémoriale enfouie depuis la nuit des  temps, l’éternité en quelque sorte. Pris dans ce système mortel.

Est-ce lui qui meurt ou nous qui mourrons avec lui ?

Et puis, il y a ces hommes qui non content de ces choses les aggravent, en remettant sans cesse des couches et des couches sur les difficultés ordinaires, imposant ces ordres débiles, pour ne pas dire diaboliques, afin d’en tirer des jouissances éphémères, servent ces systèmes, où l’argent devient la clef de tout au lieu de servir l’humain, et la vie.

L’homme devient un outil au service d’une abstraction, rendu esclave par cet engin qu’il a lancé devant lui. Les plus esclaves n’étant pas nécessairement ceux qu’on croit.

 

Alors dans ce bal, meurt la Nature, meurent et souffrent les Hommes, sans en sortir, autant dire que Dieu meurt dans ce monde ci.

Mourant, nous ne saurions entendre sa voix. Comprendre ses signes qui nous indiquent la voie, et comment vivre. Précisément pour que nous ne demeurions pas dans cette prison composée de peurs et d’ignorances. Malheureux, puis éteints. Dans une prison de verre vitrifié.

 

C’est sans doute dans ce sens là, que grondent les révoltes ? Parce que les hommes sentent que leur vie leur échappe.

et puis, il y a toutes ces contradictions

Contre lesquelles on bute. On voudrait vivre, on se plie aux impératifs du monde, on fait comme tout le monde, on consomme et s’agite,

et de l’autre côté, on proteste contre ces systèmes, ces compagnies pétrolières… qui pompent les sous-sols et nous rendent l’air irrespirable

Au lieu d’aller sur le chemin de Compostelle ou se promener dans les bois.

Vu la demande massive, ceci deviendra ingérable, insoutenable pour la nature. Du coup, voulant vivre nous risquons de perdre la vie.

Question de mesure, sans doute. Et d’excès.

Nous croyons que nos actions individuelles ne pèsent pas. Mais elles s’additionnent. De même, nous croyons que « notre faute » si minime soit-elle n’est rien dans l’ensemble, comparée à la faute du monde, mais nous ne pourrons rien sans saisir d’abord où se tient notre propre faute. Nous voudrions d’abord que le monde change pour pouvoir nous changer. Rien ne changera tant que nous, en notre esprit n’aurons rien changé. Dès que nous aurons changé, nous saurons changer le monde.

L’individu est important. D’ailleurs, dès qu’il s’agit de trouver un coupable, l’individu devient responsable de ses actes. Pourquoi ne serait-il pas également capable de bien ? sans être celui qui décide pour les autres.

Sinon, je ne vois pas en quoi consiste notre libre arbitre. Bon, sans doute tout est question d’information et de transmission de connaissance. Là, nous pourrions nous délivrer, alléger la condition humaine.

comme quoi tout est faux sans vérité vécue

et comme tout, dans ces conditions est diabolique, démoniaque, trouble. Atroce, puisque nous n’avons pas de cartes pour jouer. Alors, il reste la révolte, mais on se heurte à la violence des forces répressives, qui sont assises sur le droit, et l’administration du désastre.

Les puissants, les détenteurs de rentes, comme les seigneurs des temps anciens, vivent dans des châteaux, gardés de murs et de vigiles, puis les rues sont gardées par les polices d’état, afin que rien ne bouge. La machine continue à tourner, avaler la terre, les arbres, vider les mers, et asservir les populations qu’ils haïssent de façon sourde.

Alors voilà, il y a dans ces sphères là une parité réelle. Les comptes en banque, les actions, sont dans les familles et les clans, qui se détestent mais s’arrangent pour tenir le prix en laisse, leur seul critère.

L’humain ne valant rien, n’étant qu’une chiure de mouche. Bientôt supplanté par les intelligences artificielles et les robots.

Étonnant comme ce monde organisé est fondé sur la fiction la plus scientifique, sur des modèles et des plans, sur des calculs. Une fois la machine paramétrée, programmée, les bêtes doivent rentrer dans l’étable.

Tout comme nous utilisons nos autos, et nos ordinateurs, nos smartphone, et nos convecteurs, notre gazinière et ouvrons nos boites de conserve.

Corps animal attaché au poteau. Plus un souffle ne nous traverse ?

Bisous.

faute

au lieu de prendre la lumière dans chaque être.
le monde dans sa faute cherche un bouc émissaire
mais cela ne la lave pas

 

ainsi tout est désert

L’ennui

C’est que le monde dans sa majorité prend soin de son portefeuille avant de prendre soin des arbres, des plantes, des bêtes, et même des hommes.

Quand les groupes étaient petits, les avidités ne pouvaient pas trop peser… quoique, nos ancêtres ont bien réussi à faire disparaitre le mammouth.

Mais nous , à notre époque où seule la technologie compte, à la longue, il restera quoi ? combien de hérissons, blaireaux, martres, renards, chouettes, oiseaux, tortues, et toutes les espèces qui succombent par le fait des véhicules terrestres ou maritimes, sans parler des poisons répandus dans les champs, ce que tout le monde sait maintenant.

On dirait qu’on livre une guerre à la terre, et à la vie, en pervertissant les désirs, en faussant les besoins, en suscitant des envies, tout cela sans frein. Les hommes semblent insatiables. Et ne veulent pas se contenter de ce qui se présente, ce qui est donné, il en faut toujours plus. Toujours plus grand, plus compliqué, tout en soumettant de plus en plus de monde à ces lois suicidaires, ou pour le moins malheureuses.

Ce qui fait que l’ensemble de l’humanité est parasite. Comme ce processus est mal engagé, ça finit dans une sorte de folie collective, ou de repli identitaire.

Par perte d’identité. Perte de repères. Vous me direz, il en a toujours été ainsi, les hommes à l’époque Romaine n’étant guère meilleurs que ceux d’aujourd’hui. Ça finissait en guerres.

Alors ? impasse partout ? Épuisement de la Vie ? épuisement de la terre qui n’est plus toute jeune ? Comme montagnes émoussées. Est-ce pour cette raison que les hommes n’envisagent plus leur existence que sous l’angle de leurs techniques, de leurs productions de robots, et autres prothèses qui leurs confèrent un sentiment de puissance.

Tout ceci ne résout rien.

Il faudrait renverser les choses.

Images d’eau

mai 003

sous les feuillages

 

 

 

chute

chute

 

 

queue du dragon

queue du dragon

 

cormoran et petite barque

petite barque de cormorans

 

 

de plus en plus microscopique

                                           homme microscopique

 

 

 

statut

 des pierres

 

 

 

bergeronnette

bergeronnette

 

 

 

 

 

 

Petite marche sur l’eau

petit

Il est assez inouï de penser qu’un si petit puisse faire autant de choses néfastes, un peu comme un virus sur un corps . Aurions-nous l’intelligence d’un microbe ? qui affecte son hôte et le mine , sans se demander si cela peut aussi être sa perte . Dans ce cas , nous agirions comme des automates , guère plus responsables, ni conscients des maux qu’on engendre , mais ne vivant que dans le besoin, l’éphémère , le périssable .

Mais, il y a aussi l’inverse ….

ce soir

Tenez, le ciel lui aussi brule . Je constate que nous n’avions jamais ces couchers de soleil aussi « chauds « .

Voyage d'un papillon

paques 009

Quelque peu sidéré par ce ciel
Comme si les nuages prenaient feu
Remarquez, avec cette radioactivité
Désormais envahissante il est permis
De se demander si les atomes
Et molécules d’eau ne sont pas
un peu excitées, elles aussi.

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