N D L haine des ailes

Rien que le titre , des ailes pour l’ouest montre que leurs ailes sont des ailes de monstres, des bouches pour avaler encore plus de pétrole, de gaz de schiste, de métaux, de terres, de temps et de vies au service de cet espèce de démon qui les anime et les dévore d’envies. Et surtout sont-ils marionnettes de forces obscures, creusant des fossés de plus en plus dramatique entre Nous.

Climat, eaux acides, mélanges biologiques des espèces et détérioration des biotopes, paupérisation qui persiste malgré les enfumages des radios des télévisions et des discours des hypocrites.

Pourquoi est-ce ainsi ? parce qu’on demeure prisonniers de notre crédulité et de nos croyances, parce qu’on a littéralement perdu la vie, et que dans ce bal tragique, sans Colombe, tout tend vers sa fin mauvaise, et cela fait ricaner les enfers vengeurs.

Haine de la terre et des êtres vivants, mais amour de soi, et de son cerveau brillant, de l’or et des bijoux, des luxes qui les entourent pour supporter leur misérable condition de mortel et de solitude,

vous savez bien, eux seuls savent aimer et eux seuls souffrent, ont une âme et de l’esprit, ils sont héritiers des couronnes, héritiers des lumières, ils sont pure noblesse, de sang ou acquise à coup de dés.

Ils sont les bénis maudits incompris dans leurs visions des avenirs totaux. Il n’ont aucune peur de mourir ni de tuer, ils sont sans aucune espérance en rien, cyniques jusqu’au bout de leur Cécité,

ainsi que du froid atroce qui les plombe. Emmenant le monde dans leur tombe. Moloch

Alors, ils ne veulent rien entendre, il veulent continuer dans cette impasse des augmentations infinies, au lieu de réduire leurs trains de vie et le fossé qui le sépare des hommes.

Ils ont même des alliés chez les communistes, c’est le comble. Comme quoi la Bête est costaude en plus d’être immonde.

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C’est comme ça

Les comédiens ne trouvent pas de rôle , les musiciens ne décrochent pas de contrats, les peintres ou sculpteurs ne peuvent guère vivre de leur art, les blés ne valent plus rien , etc.

Pourtant les besoins existent mais ce qui prime c’est la camelote industrielle, le cinéma industriel, la nourriture fabriquée par les industries, tous ces produits vendus aux masses qui les produisent et les enchainent.

Les empires se crispent sur leurs industries, et entre eux se font des guerres larvées, à coup d’indices, de manipulations d’opinions, de peurs orchestrées, pour aller vers quoi, on peut se demander, hein ?

 

Qui ou quoi ?

Tout a toujours été fait pour détruire en l’homme le moindre Désir de Vérité.
Ce qui engendre une humanité vidée de sa substance, pour ne pas dire morte. Comme si nous allions trouver notre vie dans notre mort. Comme si nous allions vivre en ignorant notre mort.

Troubl

J suis troubl par tout c qui s pass

l’imprssion d’un humanit anormal dcal d son am

capabl d mangr n’import quoi qui rnd malad

comm si nous tions carnivor loups rats vaux fourmis

lvant pucrons buvant lurs laits lurs sangs

cannibals vampirs violnts

vraimnt oufs

où donc st disparu l’ d l’histoir ?

Knock

Je n’avais jamais lu Knock de Jules Romains, il n’est jamais trop tard.

J’ignorais que c’était un des livres les plus lus au monde, incroyable, n’est-ce pas ?

Pourquoi donc ce personnage, et les autres, haut en couleurs ont-ils eu autant de succès ? S’il n’était que question de fortune, K serait trivial, et sans grand intérêt. Il pourrait n’être qu’un marchand de pizza ayant réussi comme il en existe des milliers de millionnaires.

Non, derrière K, il y a autre chose. L’ignorance des hommes face aux sciences, la souffrance, la maladie et la mort comme lot commun, la relation fondamentalement inégale entre ceux qui sont cultivés, docteurs, et ceux qui ne le sont pas. Relation de pouvoir entre les hommes donc. Inévitablement.

Knock est quelque peu Méphistophélès , non ? D’ailleurs, il préfigure une certaine modernité, une certaine actualité, dont se défendent les docteurs et autres transhumanistes et manipulateurs de gènes, et de génomes, et de cellules souches ou d’embryons, et d’hygiénistes, enfin bref, tout un corpus.

Qui fait sa propagande, comme le suggère K à l’instituteur

Qui vend ses médicaments comme le fait l’industrie pharmaceutique à grande échelle.

Qui soigne effectivement et généreusement comme le fait Knock. Mais sans être totalement désintéressé, faut pas pousser quand même…

Pourquoi cela ? parce que dans le défaut du vivant, est-il possible de trouver le vivant ? il s’avère donc que K est aussi chercheur, des secrets de la vie à travers les défauts, carences, excès, déséquilibres inhérents à l’humanité, mais non à la Nature.

La Nature ne tolère pas ces déséquilibres, elle ne laisse pas vivre ce qui cloche. Sa règle nous parait impitoyable, cruelle, et c’est pour cela que les hommes la combattent, ou s’en protègent.

Ceci dit, Knock n’est pas tragique, il est drôle parce qu’il nous met face à nous-mêmes de façon tendre.

 

 

Que voulez-vous

C’est ainsi.

Les atomes s’entrechoquent, les volcans dévorent les pierres, la bouche monstrueuse avale les enfants comme si c’étaient des mouches, rien n’échappe à la fusion terrible des éléments, ou du moins, à la strangulation abominable du passage des écorchés et des sangs qui s’écoulent, comme accouchement d’un corps à corps.

Bien et mal sont les deux faces obligées du réel. S’il n’y a que du Bien c’est atroce de vide, s’il n’y a que du Mal, c’est le néant. Difficile cependant de dire que le bien est mal et le mal bien. Difficile de les confondre. Bien et mal c’est comme deux frères en lutte, aux limites démentes.

Quand la Vie est réduite et soumise, quand elle est prise sans pouvoir exprimer et apprendre, évoluer et épanouir l’énergie ou l’Amour, la vie ressort explosive, et les sangs s’écoulent.

Au lieu de la vie la mort. Meurt ce lui qui ne Vit pas.

Et puis, si on regarde de près en quoi consistent nos existences, elles sont malheureusement plaines fades. Souvent si tièdes, exsangues, anémiées, aussi joyeuses que ces cimetières et ces usines où l’horloge n’avance pas. Les passions sont éteintes, le feu ne brule plus, sauf dans les marmites des puissances nucléaires, dans les pétards et les bombes qui explosent les chairs innocentes.

Parce que nous avons sans exception cette fâcheuse tendance à refouler hors de nous ces tempêtes, ces gouffres noirs des abysses, la puissance ténébreuse. Et ne vouloir que le repos éternel et la douceur des anges.

Mais comment l’un se peut-il sans l’autre ? comment le Sommet se tient sans les tréfonds ? Ou comment l’Un peut exister sans l’infini Multiple ?

Ceci dit, il faut persévérer dans la voie et la vie, sans doute sa vie qui nous donne Vie.

On en est loin du compte dans ce monde. Qu’on aveugle et drogue dès l’enfance. Depuis combien de temps dans combien de pays sous emprise ? Pas d’issue , pas de solution ? Alors notre Existence serait tragique.

Parce que nous serions prisonniers de nos corps.

Rien en dehors ?

Qui alors ?

Ionesco

Le roi se meurt est une pièce magistrale, drôle et tragique, brulante. Elle nous met face à nous-mêmes, face à notre existence et face à notre mort, elle nous plonge dans notre réel humain sans prétendre à des réponses définitives, sans nous entrainer dans une zone de crédulité quelconque.

C’est fou. C’est Feu le Roi.

Tandis que le monde, dans son immense pauvreté, court après des chimères qui ruinent la vie, la sienne, celle de sa famille et même des amitiés véritables qui fondent notre humanité, pour oublier la piètre condition dans laquelle les systèmes, les malins, les guerriers puissants et calculateurs ont plongé le monde, pour des raisons troubles, par des moyens douteux comme des drogues injectées aux participants passifs spectateurs et joueurs dopés à l’argent et à la gloire comme  fumée d’encens. 

Bref, On maintient les hommes dans un état d’infantilisation, d’hystérie, où les larmes et les joies sont fausses, ou le vivant est faux, parce que ce sont des faux départs, des faux Buts.

Ce n’est pas du Jeu, c’est quoi exactement ? Ça ressemble à de l’ aliénation d’aliénés. 

Ça révolutionne

Comment en serait-il autrement ? Peut-on maintenir éternellement des hommes tous destinés à être libres et maîtres de leur vie, en état de servitude et de privation,  dans une perspective négative ? Tout en faisant croire que c’est pour le Bien commun.  Alors que le fruit des peines, des heures de labeurs, s’évade dans des paradis fiscaux, et qu’ils n’irriguent plus les actes, mais ne font que maintenir le statu quo des hiérarchies, des privilèges, et des misères en place.

Le problème n’est pas uniquement une question d’ordre matériel, mais de sens, et qui concerne l’ensemble des données pour lesquelles les hommes veulent bien céder leur Temps.

Mettre de côté ses espoirs et faire en sorte que l’espoir soit donné aux suivants. Cela donne du sens à ses efforts.

Là, Ça coince de désespoir. Le monde ne croit plus. Les dégradations à tous les niveaux sont arrivées dans une sorte d’impasse. La tête du poisson est trop pourrie. Bref, c’est global.

Ou universel. Ça signifie la clef. La clef que chacun doit avoir avec la porte adéquate. Accord de sa conscience et des actes. Perspective ouverte qui autorise la pérennité la sérénité.

Mais si tout est clos à gauche ou à droite des hommes ? il faut prendre en compte que l’Homme est un Ange révolté, qui veut l’ absolu. Parce qu’il a en germe l’Absolu. Que c’est notre Nature.

Nous contenons l’inférieur et le supérieur. Le haut et le bas. Et cette volonté de survivre.

Nul ne veut stagner dans la mort ou la régression. Mais évidemment il y a trop de tromperies qui se révèlent…

Ne croyez vous pas que c’est un peu Ça ?

 

Notes

7 milliards de voyageurs qui veulent aller VOIR Tout Partout , ça crée un mouvement perpétuel sans Fin . un peu fou , beaucoup d’égarement.

il y a plus de philosophie dans les montagnes, les côtes rocheuses, les jungles que dans les livres, elles forment nos cerveaux endommagés.

la campagne ne peut pas être un seul champ d’exploitation, c’est aussi un lieu de beauté, de présence vivante qui nous apprend sa vérité

Parce que vivre est difficile, on fait porter ses charges sur des épaules naïves. Cela ne résout pas la pesanteur. Pourtant, C’est grâce à ….

Cité et champ

l’humanité n’a rien à voir avec l’animalité terrienne , ou si peu, elle passe son temps dans ses architectures, ses artefacts, ses combinaisons arithmétiques, plans, calculs, projets, détruisant, construisant, imposant ses pyramides et buildings dingues, vie sous verre, feu canalisé, mais Feu tout de même, quelque chose de solaire, big-bang dans les besoins humains, sa cuisine, sa frilosité, comme si nous étions vraiment nus.

Qu’est-ce qui en réalité nous habille ? Sans doute toutes nos expressions, poésies, chants, scènes, toiles et totems, rappel à l’ordre magique du Monde. De même les nourritures, plaisirs et bonheurs des repas en commun, des variations sur légumes et fruits, comme un désir qui nous emporte, nous rend grâce.

Au sens propre.

Parce que, quand nous serons mort nous serons tout ce que nous avons été. Eh oui, les morts ne modifient pas tant l’ordre du monde que nous le faisons. Possible qu’ils observent, constatent, déplorent ou sont joyeux, mais peuvent-ils émettre, agir ?

Possible aussi qu’ils fassent du vent…