Source

Toujours retourner à la source

Homme si petit

sans Elle

 

luchon 067

Elle

Ton aimée

Sans laquelle

Tu restes bête

Plus

que

les bêtes.

Bien, mais pourquoi cette soif d’évasion,

Cette course démentielle

Des prisonniers vers la mer, la montagne, vers les cités anciennes,

vers la musique ou vers la fête ?

Comme si tout le monde savait désormais

Combien les choses en l’état sont sinistrées

Et

Qu’il est urgent de s’en délivrer.

Malgré tout

Est-ce le

Chemin ?

Ça vient ça vient

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Hier

Je lisais  le monde diplomatique de juillet. Un article sur le Kurdistan turque. Des villes en ruine, des armes partout, des morts partout.

je lisais aussi un article sur la loi travail, sur la presse qui fustige les manifestants et grévistes, tout cela est assez honteux.

L’injuste n’engendre pas la justice. La haine ne produit pas l’amour. La vérité ne nait pas de l’erreur.

On s’enferme dans un cercle vicieux.

 

Solitude et tout

Fonder les relations sur des échanges matériels, c’est appauvrissant. Nécessairement insuffisant, la vie n’y trouve pas son compte. Les oiseaux chantent, pour faire vivre l’Oiseau. Importance des signes et de leur contenu. Ça soutient l’existant ; autant sinon+que le pain.
Il y a quelque chose de dément à vouloir une Terre artificielle. C’est une perte terrible de Culture. Un véritable appauvrissement.

Et puis, il y a ceux qui croient que le robots vont pouvoir remplacer les hommes au sein de leurs relations, échanges et tout. Déjà, les maisons de retraite s’équipent de ces objets là.

Comme si nous avions perdu quelque chose, happés par ces contraintes marchandes. Par exemple, il n’y a plus de photographe qui prend soin d’imprimer vos photos, mais on doit dialoguer avec une machine. Quelle joie 😦   ! Quelle tristesse et quel mauvais travail si on y regarde de près. mais comme la nourriture frelatée et insipide, voilà ce que connaitront les jeunes, baignés dans  cette fausse culture.

 

Je sais, dire tout ça, c’est banal. Et ça ne solutionne rien. Sauf peut-être l’idée de modifier quelque chose, de s’accrocher à ceux qu’on aime, et pourquoi pas à une autre idée de l’homme. N’empêche que de plus de plus de gens vivent dans la solitude. Et là, personne ne vient jamais te chercher. Ce qui fait que tu t’étioles dans ton studio.

Désolation

Quand j’étais môme nous jouions sur de nombreux terrains de jeux , des petits bois au bord de la ville, des plages en été, au ballon dans les rues calmes. Quand j’ai entendu parler des jeux vidéos sur téléphone et que les enfants se précipitent dessus comme des affamés, et qu’en sus on leur diffuse des pubs, qu’on leur prend des informations personnelles à la source, mail ou autre, je fus estomaqué.

Mais dans quel monde veut on vivre ? dans un monde strictement virtuel ? comme si ce monde avait la même essence que le réel. Les fous seuls pensent ainsi, si toutefois on peut appeler ça penser. Je crois que cela relève du calcul, et d’une certaine perversion mentale. 

Vivre ne se peut que plongé dans le corps, dans le charnel, sensuel, sensationnel de la Terre : Froid chaud, humide, sec, torride, venté, calme, doux, rond, épineux, piquant d’orties, odorant ou puant, aigre amer et acide, effrayant en vrai, angoissant, et où nous trouverons toujours une consolation 

pour peu que nous en faisions la demande. Tandis que ces jeux , et les sports en général alimentent les illusions esclaves. Normal, ils sont fondés sur la soif exclusive des marchands, servis par des administrations aux ordres. Et une morale qui ferme les yeux.

 

En fait cette description des variations ou modulations que nous propose et impose la Terre est largement incomplète, parce que cette maison contient des étages en nombre, et même des sous-étages. Pourquoi ravaler le grand nombre dans ces catacombes du réflexe ?

 

Le trou

Par définition, dans un trou il n’y a rien, un trou n’est rien, d’où cette hantise de ne pas demeurer au fond du trou puisqu’il n’y a rien qu’un trou sans fond.

On dit bien « celui-ci habite dans un trou paumé », ce qui n’est guère enviable. Même si on sait qu’il n’y a sur Terre que des trous paumés. Telle grosse ville ici fait figure de trou par rapport à une quelconque mégapole. D’où cette espèce de surenchère dans l’urbanisation croissante et les architectures qui rivalisent dans les hauteurs de leurs immeubles pour avoir cette impression d’être sorties du trou.

Mais comme le trou est abyssal, impossible à combler, il faut parcourir et s’agiter en tous sens à la recherche de mieux, de superlatifs ou d’excellences dans les réalisations, les ouvrages, les performances. Le reste étant relégué dans les oubliettes, ou l’insignifiance.

Étrange que venant d’un trou nous ayons cette hantise de retomber dedans. Enfin, peut-être pas si étrange, si on y pense. C’est quoi le contraire d’un trou ? une tour ?

Bon, on s’accorde quand même sur un trouc, c’est que le trou est partout et son sommet nulle part.

La vie sur terre

C’est le titre d’un livre de Baudouin de Bodinat. Pessimiste, mais comment être optimiste ?

Certes le Passé non plus n’est pas glorieux, misères, pauvretés, guerres qui causèrent tant de famines, etc.

Par ailleurs, même si nous vivions moins vieux, nous vivions, par la force des choses. Les villes, villages, les bourgs campagnes et bois étaient peuplés des hommes et de leurs nécessaires activités pour subvenir à leurs besoins fondamentaux. Les moissons, par exemple, exemple tarte à la crème, voyaient les paysans se réunir. Maintenant , un seul homme sur une machine pour récolter, un tracteur au bout du champ, qu’il conduit aussi au grenier. En forêt c’est pareil, un seul bonhomme coupe en un jour des hectares de bois. Maraichage, cuisines industrielles, textiles, téléphonie, tout est englouti par l’appareil industriel, où les individus n’ont plus qu’une part minuscule à accomplir, de l’ingénieur à l’ouvrier, si celui -ci n’est pas remplacé par un automate. Et même l’ingénieur bientôt ?

On poursuit une course étrange. Et sans repos véritable, sauf ces quelques moments de vacances qui passent vite. Et qui sont plus des lieux d’excitation du plaisir que du repos, mais bon …

En gros même le vacancier est un consommateur de l’industrie. Hé, faut faire tourner les avions, les voyagistes, les hôtels, les péages d’autoroute, tout cela , c’est du bizness.

Mais où, aspect positif demeurent encore des festivals et tout ce qui s’y accompagne, enfin, dans la mesure où on peut s’offrir un séjour.

C’est vrai que les anciens ne semblaient pas avoir beaucoup de loisirs. Ni de moyens pour consacrer à la Culture.

Bizarrement pourtant, que de belles Œuvres aussi nous viennent du Passé et que les modernes n’ont rien de supérieur aux anciennes.

Le futur s’annonce sombre si on ne réagit pas. En protégeant la Terre et la Vie sur Terre. Prioritairement aux valeurs.

Comment cela se pourrait si nous ne retrouvons pas en nous l’Unité de l’homme ? unité de l’homme et de la nature, de l’homme et de Dieu sous un autre point de vue.

 

 

Pour quoi Nature vit ?

Le bousier roule sa boule, l’abeille ses pelotes de pollen, la rose diffuse son arôme, des foules entières de graminées, s’acharnent, s’enracinent, poussent comme on porte sa charge, chaque cellule dispersée, concentrée dans son effort,

Obéit à son plan. Sachant exactement ce qu’elle a à effectuer, visant juste, précise comme le ballet des martinets qui ne se heurtent pas, les mésanges revenant aux lieux favorables, nichant où ils peuvent, lieux familiers, et qui nous paraissent incongrus, des trous de pierres, des tubes de métal, parcourant des milliers de kilomètres pour se reproduire, instinctivement, guidés, mus par quelque Raison supérieure inscrite dans l’invisible… 

Comme si les êtres savaient ce pourquoi ils vivent.

Mais nous autres hommes, dictions aux choses et aux êtres nos intentions, notre volonté dominatrice, et notre enfermement sacrément égoïste, ou nos idées plus ou moins justes, ou nos désirs ou nos violences, nos pensées sectaires et nos préjugés, en vue de finalités qui sont aussi limpides que des marécages.

Que peut il résulter de tout cela, cette existence errante, folle, malheureuse, des souffrances cachées, des révoltes, beaucoup de désordre et de vies brisées qui altèrent l’ordre naturel.

Ordre qui est récusé, considéré comme nul ou ennemi.

Nature, ou Ordre divin ? En tout état de cause, il manque vraiment cette dimension aimante, qui est l’amour en tant qu’énergie et lumière. On lui substitue la raison, la logique, l’argument scientifique, le pragmatisme, l’efficacité, et la force qui s’impose.

Bref, il manque aux hommes sans doute une certaine connaissance de leurs finsqui leur appartient de trouver par eux mêmes, comme il n’appartient qu’à eux de penser par eux-mêmes, et de vivre, probablement comme vit la nature suivant sa fin, et la servant, c’est à dire, vivant chacun fait vivre la vie.

Mais nous, nous ne pouvons le faire qu’en obéissant à nos choix conscients et non pas à nos seuls instincts, obéissant donc à l’Arbre de la Connaissance et à l’Arbre de Vie. Délicat problème.

 

Sous prétexte

 

Sous prétexte de Vérité Absolue, inévitable, incontournable, omniprésente et omnipotente, peut-on vivre faussement, dire faussement, laisser les choses se faire d’elles-mêmes et se laisser emporter par l’évènement ?

Il y a une rupture dans la continuité, l’harmonie si nul ne la garde.

Tout nous prouve l’Être, même l’Absurde, même le Nihilisme, et même le Diable.

Mais la preuve n’est pas suffisante, si elle nous conduit à la mort.

Les souffrances n’ouvrent pas l’âme vers la Vie, elles signifient une inversion du chemin, ou une limite, ou des erreurs, un rappel.

Est-ce qu’un anesthésique enlève complètement la souffrance ?  Hé bien, je me demande si nous ne vivons pas sous Opium.

D’évidence, l’Un est vérité, Dieu est vérité, mais Nous sommes de l’autre côté, nous sommes l’autre côté de la vérité, et nous n’avons pas franchi le fleuve, où nous Sommes.

Sommes de sommeil ? dans quel Soleil sommes nous ?