Où il est question de fil

Il y a du sauvage dans le civilisé et du civilisé chez le sauvage. Des contraintes dans tous les cas, du bonheur également. Mais dans nos formes dites civilisées, il y a plus de démences et aussi en contrepartie plus de génies. Et plus de danger de rompre le fil qui nous relie, même si ces ruptures, ces sortes de malédictions existent aussi chez les peuples naturels, les effets sont moindres.

Disons que ce n’est pas le même enfer. Probablement que partout le paradis se présente, avec plus ou moins de superstitions, malgré le savoir. Possible aussi que les peuples naturels, si cela existe, sont plus innocents que les peuples liés aux états et empires, et à la lutte que ces formes de société imposent à leurs membres. L’homme naturellement bon de Rousseau n’est pas faux, tout comme dans une prison ou n’importe quel milieu hostile difficile de faire de l’angélisme.

Comme quoi, la nature ne semble pas a priori hostile si on l’en juge ceux qui y vécurent tout près en respectant ses règles.

Qu’est-ce donc qui a fait que le fil soit rompu pour certains d’entre nous ?

Dans ce cas de rupture, il est clair que si le bas est perdu le haut l’est également. Puisqu’ils sont le même être.

Alors il reste quoi ou qui pouvant rendre le fil ?

À une échelle plus vaste, rien ne peut se perdre, évidemment.

 

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2 réflexions sur “Où il est question de fil

  1. « Dans ce cas de rupture, il est clair que si le bas est perdu le haut l’est également. Puisqu’ils sont le même être. »

    Ce qui est perdu en nous du lien avec notre Principe Originel, est à se manifester en sa plus grande cruauté, et peut-être en sa plus grande nécessité. La Nature, en ce sens, de notre Être véritable, se recherche et finira par nous renvoyer totalement notre déchéance.

    Pourtant, L’Espoir est grand, car lors qu’un monde meurt, un autre se prépare. C’est ainsi. C’est aussi La plus Belle Loi Naturelle qui permet, de fait, le Renouveau.

    Merci pour cette pensée.

    • Oui tout peut renaitre mais pas de soi-même, en soi-même ou sans agent extérieur. Est-ce une loi ou est-ce notre moi véritable qui nous rappelle à la vie ? Un moi singulier et multiple. qui est l’autre je de chacun, son double en vérité, ou celui qu’on épouse dans les lieux d’éternité.
      La chute n’est pas déchéance, la déchéance c’est de ne pas reconnaitre la chute et par conséquent de demeurer pris dans cet état, puis d’y contraindre le monde, lui bloquant ses métamorphoses ou lui infligeant sans cesse les mêmes morts, sans renaissance, ou sans mémoire.
      On peut tout de même prendre la mesure de l’heure humaine, dans les fruits. et dans ce monde qui est loin d’être pérenne si l’on en juge par les chocs répétés et les inquiétudes quant au futur. Ce n’est pas trop joli ce qui se passe, il y a quelque chose de diabolique, du déchu orgueilleux, du maladif. Sauf en ce qui reste sain dans les esprits, bien entendu mais qui peine face à ce qui aggrave les naufrages.
      Je crains que les enseignements furent déviés de leurs sens, ces leçons venues de l’extérieur et qui nous sortent de nos états de misères.
      Mais voyez, les leçons ne sont jamais écrites. elles relèvent du spirituel, et du bouche à bouche 😉 du logos , peut-être …

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