au fond la souffrance

En fait, le malheur couve partout. Cela se présente comme une sorte de prison hyper technicienne, informatisée, repérée, bornée, normée, canalisée, verbalisée, sans issue, quelque que soit la classe à laquelle vous appartenez, puisque chacun s’y est enfermé, et subit la loi interne. Bref, nous sommes notre propre geôlier, et peut-être même notre bourreau ? Plus délicat de répondre à ce point là. Impossible de savoir ce que la souffrance signifie ?

Coupable / victime : pas question de culpabiliser les victimes. Ni d’innocenter les coupables.

Le drame des hommes, c’est par dessus tout cette innocence perdue. Qu’il est strictement impossible à assimiler à de la culpabilité de façon absolue. Donc tout jugement est quasiment impossible, sauf en dernier ressort face à soi.

Innocence perdue, un peu comme notre déité perdue, égarée, nos illusions sur notre identité. Mais qui par la force des choses, des évènements, progresse, dans le bien et le mal.

Tenez, je veux bien ne pas exister …. quoique je m’aime quand même …

Mais il ressort à la réflexion que la seule façon de survivre est de faire vivre ce dieu qui m’habite et me donne vie. Si mon dieu est mort, je suis mort.

Je crois qu’il en est ainsi de tout être, toutes choses et hommes.

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