Porte parole à la porte

Je suis probablement naïf de croire que le pouvoir est dévoyé de son sens, que le rôle dévolu aux présidents ou même aux rois devrait en tout logique ou normalité se tenir à n’être qu’un porte-voix plus audible ou plus intelligible de la volonté collective, afin me semble-t-il que le collectif puisse savoir en son sein de quels objectifs il se prévaut, comme une synthèse ou une symbiose des multiples voix.

En fait, nous en sommes bien loin. Il y a comme une volonté particulière d’un groupe ou d’un clan d’une caste ou d’une classe qui l’emporte sur toutes les autres plus faibles, volonté qui détient les outils les instruments de la parole, qui pèsent lourd dans la balance, comme l’argent par exemple, qu’on donne ou retire selon l’obéissance, la soumission ou la révolte ; c’est curieux ça.

Tout aussi étrange, ce fait que les « élus » arrivent toujours à acquérir également des privilèges de toutes sortes, et semblent se situer au-dessus des lois qu’ils imposent. Ce qui fait que la barque se dirige non pas en vue d’un intérêt commun et sage, mais uniquement dans le but de conserver des positions, par souci stratégique de domination, à la guerre comme à la guerre.

Faut dire que cette guerre, cette capacité des hommes de tuer massivement, de rendre esclave les masses ne date pas d’aujourd’hui.

Belle ambiance sur Terre. surprise aussi de voir combien nous sommes et que l’isolement des hommes est grand malgré tout cela, que nous sommes très divisés en cellules dans nos cellules devenues de fait très faibles.

J’imaginais un intrus dans une assemblée acquise à son mentor, pour contredire ses idées anti-écologiques … il serait reçu à coup de pieds aux fesses & évacué

 

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petite note pense bête pour ne pas tout oublier

Comment croire que nous ne sommes pas contenus dans le big bang ? que le big bang ne contiendrait que des énergies, qui se dispersent et s’épuisent en vain dans le vide ? que la forme et la complexité du vivant ne sont que le résultat de coïncidences et de mélanges livrés au petit bonheur la chance, engendrant donc le rire, la joie ou la souffrance ?

Enfin, comment penser concevoir que nous n’avons comme seule issue que l’extinction sans autre nécessité ?

Nous serions issus d’une explosion,  de quoi je me demande, et pourquoi toute cette floraison de formes et de pensées, de sentiments, d’émotions d’envies et de désirs, de haine ou d’amour, disons, toutes ces manifestations, qui prirent formes, apparurent pour disparaitre ? nés du néant, néant qui retourne au néant ? quelle blague est-ce donc ?

Non, ce n’est pas ainsi, il y a quelque chose avant tout.

allo gène

l’art de ne pas être là où nous sommes censés être , être absent du lieu où se trouve notre corps, nos odeurs, nos humeurs pour les renvoyer dans un non lieu ou dans la fuite du lieu. parce que tout lieu est intense, on tente d’en évader. tout lieu pèse et est terriblement profond comme l’âme. le lieu nous renvoie à ses surdimensions, hauteur et profondeur, passé et futur, altérité, dissolution.
à part ça je ne vois pas d’ubiquité mais bien une sorte de schizophrénie maladive, excepté pour appeler les pompiers ou un rendez vous chez le dentiste. 😉

le plus incroyable ça reste le je dans le jeu , le je étant insupportable, on essaie de le fuir, il nous oblige tellement ?

 

Sale sans cela

La note est salée

Vivre sans celle

Ni selle

Sous le cavalier

Au cœur brisé

dans ce monde sale

inondé d’immondices

où l’on jette l’innocence

précipitée par poignées

dans ce foyer de braises

que je quittai amer.

Une chienne de vie

Je me demande pourquoi aurions-nous besoin de nous sauver si nous étions bien. Bien dans tous les sens, bien dans notre peau et dans celle de ceux que nous aimons, bien dans nos pensées et nos actes, sereins, jamais au bord du vide, ou attirés par toutes sortes de destructions de nous-mêmes ou des autres, ou encore, selon la conscience que nous avons, de nous tenir dans un mur d’indifférence, de distance, de rejet, qui met le monde à mort, ou pour le moins qui laisse le monde dans son malheur, sans consolation, personne pour rétablir le lien ou la flamme. Il y a la plume, ou le cri, la danse et le chant, mais en fait c’est tout de même un grand désert. Sans nul doute nous sommes seuls responsables de cet état lamentable, de notre pitoyable condition, seul détenteur de notre destinée, et de ce qui l’a engendrée. On ne peut toutefois pas sortir de là, sans une main extérieure. Une main informée qui ne nous renvoie pas dans un vide plus grand…
Je me dis, parfois, mon dieu quelle vie de chien … pour celui qui est sans chienne 😉

Le monde doit être bien en fait, bien mieux que ce que nous pourrions croire, les gens semblent à l’aise dans cette condition, même s’ils souffrent ou se droguent, même s’ils se font des guerres atroces.
À la fin, il me semble ne plus rien savoir de ce qui est vrai dans tout ce qu’on dit ou lit du monde.

Inégalité, pourquoi donc les révolutions échouent toujours ?

Forcément, naturellement, nous ne sommes pas égaux. Il y a des forts, des faibles, des doux, des violents, des rêveurs et des pragmatiques, des avares et des généreux, des gens sains et des maladifs. La main gauche est plus fréquemment maladroite. La droite occupe tout le terrain et laisse à la gauche les miettes ainsi que les tâches pénibles, les conditions de misère. La gauche, une sorte de gauche véritable est en très petit nombre. Face à tout ce monde qui aspire à la possession, qui s’accroche à ses propriétés, derrière ses enclos, ses murs et résidences sous vidéo surveillance ou alarme. Les hommes sont plus proches des chiens qui tiennent à leur os, que de la louve nourricière…

Ce qui fait que l’inégalité naturelle devient une inégalité de fait, et beaucoup d’existences malheureuses. La minorité est toujours à gauche, avec quelques voix au milieu d’un large consensus d’un ordre et d’une hiérarchie considérés comme justes. Pourquoi donc les révolutions échouent toujours ?

Quoi ?

Qui ça ? Qui règne ici ? Quelle force domine tout, impose sa loi ?

Ce n’est pas la Loi Juste qui décide et tranche, ou oriente les actes ? Mais alors tout, absolument tout déraille et se corrompt, dès lors que la Loi est un instrument dans des mains d’ hommes. Qui se servent de la loi comme outil de puissance et non comme outil de justice.

Il n’est pas possible que la Loi soit injuste, mais que les rois le soient c’est plus que certain. Rois humain…Rois inhumains.

La loi doit être connue. Tout comme tout le monde connait la loi d’amour, ou la loi de vérité et de beauté.

On tombe sur la notion de croyance. Et de volonté, de conflits entre les volontés qui  luttent et  veulent imposer leurs croyances, leurs esprits et leurs visions du monde.

Faire croire que … Au lieu d’éclairer. Il y a une tromperie à la base. Parce qu’il n’y a pas d’égalité entre les hommes, ce n’est pas une raison pour qu’il y ait des injustices, des déséquilibres déments, des situations infernales pour certains et des paradis dorés pour d’autres.

Dans ces conditions on laisse la souffrance aux plus faibles. On est carrément hors la loi.

Bon, mais qu’est-ce que la Loi ? ça fait longtemps … je m’en souviens, je me disais… la Loi ne peut pas s’écrire, elle est invisible, indicible, elle ne peut que se retrouver écrite que sous forme symbolique, métaphorique, gravée dans le bois, illisible mais accessible à tous. En somme la loi c’est la pensée ou la volonté de Dieu ou des hommes à travers Dieu, des Dieux que sont les hommes.

Hé bien on n’y est pas. La loi telle qu’elle est, n’est une immondice au service des pires bassesses. Faut-il y voir une ironie du destin ? qui en négatif nous oblige à réagir et nous réveiller ?

Ben dis donc, avant de retrouver un peu de justice en ce monde, il va y avoir du boulot.

Reprenons

Reprenons dans le calme. Qu’y a-t-il ? Que voit-on ? Qu’est-ce que ceci, ce phénomène, ce vide devant nous ? Pour sûr dès que nous sommes mal ou malade nous ne voyons rien, rien ne se présente qu’une sinistre farce, pleine d’effroi. Rien ne nous parle, tout n’est qu’absurdité, souffrances qui s’achèvent dans la mort, où le seul espoir est de voir ceci se finir. Mais en réalité c’est faux. Nul n’aspire à mourir, ou à disparaitre, sauf si c’est pour changer d’état. Pour retrouver quelque part quelque chose de vivant. Comme un état antérieur, connu, un océan doux, une vie qui nous emporte et nous rend heureux. Alors le monde s’agite en tous sens pour recréer, retrouver cet état d’être, les évènements précédents ou leur lumière. Comme leur superbe. Au lieu de cette pitié, de cette chute vertigineuse nous laissant dans l’insignifiant, et dans le froid abyssal d’un univers muet et indifférent. Nous sommes là, loin de la merveille, même si nous savons que les choses et les êtres, en sont dotés sans limite. Pourquoi donc cette dégradation ou déchéance ? cette absence plus que parfaite des dieux. Et nous faisons comme si ils nous parlaient, alors que le mur est tendu inébranlable devant nous, sauf ces quelques illusions qui se nichent et nous font croire que. Ce ne sont que des coussins confortables pour mieux dormir, des opiacées, ou du shit, des alcool qui nous anesthésient, parce que le réel est terriblement implacable et exigeant. C’est dans cette liberté qu’il est le plus difficile de se maintenir debout, et d’assumer tout. Tiens, comme une figure de proue sur un navire essuie la tempête. Mais où chaque membre d’équipage aussi assume son rôle, du mécano dans les soutes au hunier sur son mât, ce n’est pas de la tarte. Et puis combien parmi nous tombent à la mer ? Combien arrivent au port de départ ?

Alors quoi ? Ce monde ces univers seraient le fait du vide ? du Néant le plus noir, d’une Matière noire d’une énergie aveugle flambeuse des âmes ? incroyable …

Ben non tu vois.

Mais grâce à qui as-tu pu voir ?

Quand même, la terre n’a jamais été jetée entièrement dans le noir le plus complet, il y a toujours eu des veilleurs et porteurs de bougies et parfois des soleils.

Ainsi donc… reprenons le Chemin. Il n’y en a pas cinquante, hein. Ceux du passé, n’éclairent pas ceux du présent, Il se reforme sans cesse devant nous, nous n’avons que cela à accomplir en fait, c’est à dire regagner Ce lui que nous fûmes. Le rachat tout simplement. Au prix qu’il faut. Et ce n’est pas aux épiciers de fixer le prix de votre vie.

Alors, savoir que c’est nous aussi qui donnons vie aux dieux et aux anges. hé si !

Comme si le fait d’être un robot au service allait pouvoir faire vivre un dieu quelconque, hé non ! Il ne veut pas d’ esclaves, il y en a déjà partout. 🙂

 

Impasse

Cul de sac. Couloir fermé. Tunnel obturé dans lequel tu ne peux sortir. Comme si un serpent te prenait à la gorge. Rupture. Tu es fou. Pire tu t’enflammes, tout se consume en toi. Tu es mort. Tu n’es plus.

La belle affaire que voilà, certains croient que dans ce cas précis tout est bien qui finit bien si tu n’es plus rien du tout.

Au fond, nous ne pourrons plus rien ni rien dire non plus… faut-il demeurer au fond ou gravir la montagne ?

Silencieux parce que retenu mort et muet ou silencieux parce que saisi dans une sorte d’extase ?

Personnellement je préfère le silence de l’ange à celui de la tombe. Ils me semblent tout de même assez dissemblables. Mais c’est vous qui voyez, hein 😉

 

S’entendre

Comme c’est compliqué de s’entendre. Nous sommes littéralement sourds, et probablement muets, ne disant jamais rien. Chacun campe sur ses positions, qui lui servent de soutien, de support pour exister. Enfermé dans ses croyances ou ses certitudes. Pourquoi pas, mais partant de là, il devient difficile de percevoir ce que l’autre veut dire. Sauf exception, nul parmi nous échappe à cet autisme inébranlable.

Prenez un seul mot, le présent par exemple. Qu’est-ce qu’il est sans la profondeur du passé et de la mémoire de tous les présents du passé traversé. Le passé nous a composé. On en porte la marque. Chaque homme est porteur de sa signature propre, qui le définit. Mais bien sûr le passé ne peut plus agir, ne peut décider de notre marche.

Qu’est-ce qui fait qu’on avance ? Mais au juste avance-t-on ? ou plutôt ne serait-ce pas le futur qui vient vers nous et qui fait qu’on le reçoit en pleine figure, soit comme un objet sinistre soit comme une délivrance, une espérance, une beauté qui nous offre son visage radieux ?

Difficile donc d’être béat d’optimisme ou noir d’un pessimisme absolu.

Cela se passe sur le plateau de la balance.

Ça tangue ça roule ça coule ma poule ça nage et parfois surnage ou dort souvent ça meurt et souffre ça va mal docteur ça grattouille et chatouille c’est piquant puis parfois des pétales de rose se posent sur la plaie.

Sacrée Colombe.

Bon, il est vrai que le calme manque. Que l’impatience nous ronge, par manque de foi ou de confiance, par peur ou manque de courage, comme celui qui panique face aux épouvantails qu’on lui présente… Difficile d’être serein ou non troublé face à ces horreurs et folies qu’on nous impose. Ne serait-ce que pour les enfants. La Terre sous surveillance d’un judas, la Vie enfermée dans un bocal hermétique ?

Certes, untel ayant vu ne peut plus perdre la lumière. Tout comme celui qui a parlé ne perd pas la parole. Ce qui est loin d’être le cas pour tous ceux qui arrivent sur terre si elle prise dans cette bouillie infecte des plastiques, des nanotechnologies, des puçages, des greffes entre organique, électronique et informatique, comme des robots fabriqués.

Serions-nous en dehors des plans divins ? Si nous ne captons pas, n’entendons pas ces plans, sous quel empire allons-nous nous trouver ?

Bon, allez … vive le Thé âtre des Opérations 🙂