Nouvel an tous les ans

Tous les ans, nous passons un nouvel an, chaque passage étant différent. Depuis le temps que nous passons ces années, à chaque fois ce moment est marquant, même le champagne, même la musique ou la danse, les pétards ou la solitude, si j’y pense, je m’en souviens, de tous, non pas de tous évidemment, pas de ceux qui furent nuls. C’est à dire où rien ne se passe. Où nous n’allons pas vers les autres et où les autres ne vont pas vers nous, disons guère plus que pour les jours ordinaires. Sinon, c’est un jour qui ne devrait pas être banal, un jour où nous dépassons les limites, sans que cela soit dommageable, disons les limites dans l’amour, dans ce que nous aimons. Cela ne remet pas en cause l’ordre ou la normalité dans laquelle nous sommes tenus de vivre. Curieux passage, symbolique, collectif, plus intéressant qu’un anniversaire, centré sur l’individu. Là, nous nous trouvons dans une zone vide, un fond absurde, un no man’s land de nous-mêmes, et n’existons que par l’existence de tous et de tout. Comme une remise des compteurs à zéro. Ayant derrière nous une année achevée, éteinte, défunte, et devant nous des possibles qui se présentent, tout cela empreint d’irrationnel et de folie, de folie douce et d’ivresse. Il se peut et c’est sûr que tout n’est pas rose pour tout le monde, mais à ce moment là c’est aussi l’occasion de penser tout cela dans des résolutions, ce n’est pas tout à fait débile si justement nous posons nos bagages sur nos défaites, ou nos échecs, nos travers, et envisageons autre chose.

Sans doute tout ceci en comprenant que nous sommes tout autant être collectif qu’ individu.

Je vous souhaite de passer une bonne fête. Pour une bonne et heureuse année 2017.

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Petite précision

J’écrivais ceci : « Le miracle est quelque part le fait que l’immensité, le grand, la totalité est potentiellement consciente d’elle-même, elle se sait elle-même dans le petit, dans le presque rien, l’insignifiant qui à partir de si peu se recrée. »

J’ai omis de préciser que l’Homme représente un saut qualificatif de la conscience, vis à vis des autres formes vivantes habitées également mais n’ayant pas nécessairement conscience d’elles-mêmes. Je sais, c’est tout bête, mais au moins sachant que nous avons le cordon ombilical coupé,  nous savons qu’il ne tient qu’à nous de recoudre en nous le fil du divin, ou non. À partir des enseignements qui se trouvent partout et logiquement auraient dû suffire, sans entraîner ces conflits, pour des vétilles, qui plongent les hommes dans le noir, bloquant ainsi toutes les métamorphoses et évolutions de leur conscience, qu’on tend à toujours rabaisser pour le fonctionnement des machines.

Bref, entre la bactérie et nous, il y a quand même une certaine distance. Et c’est pourquoi le transhumanisme n’est pas une bonne voie, dans la mesure où il nous dépouille de notre humanité, nous ôte notre vie, notre âme.

 

Il y a des jours où ça nous revient

Ça, ne se trouve dans aucune formule toute faite. Ça, c’est comme une intuition sur sa vie, sa mort, sur ce qui est, sur ce qu’on sait. Le miracle, par exemple.

Le miracle est quelque part le fait que l’immensité, le grand, la totalité est potentiellement consciente d’elle-même, elle se sait elle-même dans le petit, dans le presque rien, l’insignifiant qui à partir de si peu se recrée.

Si nous sommes en ce lieu de mortalité, c’est à dire de la nature, lieu provisoire et providentiel, ce n’est pas par hasard, ni pour rien, c’est pour nous. Et accroître en nous cette possibilité d’être, ce n’est pas pour mourir mais pour vivre nos transformations et évoluer. Mourir n’a aucun sens. La matière serait-elle mortelle ? non. l’Esprit serait-il mortel ? non plus, alors ce qui meurt ce ne peut être que la conscience, comme une flamme s’éteint. Entre Matière et Esprit il y a absence, vide, nul échange. Nous nous trouvons en proie à la matière seule, ou à l’esprit seul mais désolés. Comme si nous étions divorcés, séparés , sans jamais retrouver notre immortalité, ce que nous sommes.

C’est pourquoi la Parole est seule à même de nous ressusciter. Cela me semble comme l’histoire du Fils, dans cette humble crèche nature. 

Il n’y a pas d’autre croissance nécessaire que ce que nous accroissons de notre conscience, je crois 🙂

Contrastes

Ce ne sont pas de contrastes, c’est plutôt le jour et la nuit, la foule qui se rue sur des cadeaux de Noël et le désert de l’autre côté. la dépense d’énergies de métaux, plastiques, de bétons, de vies animales et végétales dans une agitation extrême, et l’ennui ou la grande solitude, le désarroi. Un spectacle qui donne l’impression de vitalité mais par ailleurs quelque chose d’éteint ou un espoir qui ne trouve pas sa porte d’entrée. Difficile de trouver dans cette agitation mondaine l’âme sœur, la compagne, l’amante, et pour elle le roc sur lequel elle pourrait s’appuyer, afin de …

mais afin de quoi ? fonder sa vie.

Ou plus simplement la débuter sur une assise stable et sereine,  pleine d’imprévus, de découvertes, de choses qui pourraient de révéler, s’accomplir, se coudre et se nouer, cheminer et s’accorder, créer des jours heureux, un horizon en mouvement, un univers en expansion intérieure.

Chercher une aiguille dans une botte de paille.

Alors, là rien d’impossible, malgré ce qui nous apparaît comme absolument improbable, strictement irréalisable si nous voulions produire tel événement. Qui n’a pas rencontré des coïncidences incroyables ?

Ce qui est curieux c’est que ces hasards n’ont pas de nécessité en dehors du fait de nous mettre la puce à l’oreille sur son possible. Ce sont des signes envoyés, des signes discrets, qui n’impliquent pas notre détermination, notre libre arbitre, nous ne sommes pas otages de celui qui nous envoie les signes. Évidemment il y a aussi tous les signaux d’alarmes que le monde envoie, et qui nous désespèrent.

La marge est étroite.

 

Une foule de questions

J’ai relu attentivement le livre de Karl Kraus : « Monologues du Râleur et de l’Optimiste ». On pourrait très bien transposer les questions invoquées dans son ouvrage relatif à la grande guerre, à notre époque calquée sur le même modèle honteux d’un monde en décomposition par le « haut » qui s’avère être le plus bas, l’ignoble, le pourri par excellence les tueurs qui règnent et génèrent une mort autour d’eux. Sacrificateurs, marchands d’armes, monde esclave de la machine et des techniques, même schéma, mêmes dogmatismes, et mêmes effets funestes.

Karl Kraus est remarquable du fait de son style et de la révolte qu’il exprime. Il ne pouvait avoir beaucoup d’amis dans son pays, du fait de tout ce qu’il y dénonce comme impostures et mensonges d’inhumanités.

Mais pourquoi donc ce monde semble aussi obstinément buté et buter sur ce mur d’incompréhension qui conduisent aux pires atrocités et aux morts qui jalonnent les routes, partout. Quelle misère et quelle souffrance, pourquoi donc tout ce malheur persistant ?

Voyez, je crois qu’il faut se tourner vers Dieu, vers la Beauté, la Vérité et vers la Vie, mais non seulement pour y accéder et y trouver son salut, mais aussi en sens inverse afin que vérité et vie s’installent sur cette terre maudite, et qui resterait maudite si cela n’est pas fait. Comme une descente de la lumière ici bas. Pourquoi la terre aurait elle été maudite ? Non, cela ne se peut, elle n’a jamais quitté les cieux, seul nous l’avons fait. Encore cette question de la chute, par conséquent. Chute de notre esprit, ou de notre cœur qui s’est fêlé ? comment savoir ?

Pourtant ne manquent pas les Œuvres d’art, les sagesses, les lumières, les savoirs et savoirs faire, les bons pains et bons fruits. les braves et les généreux, mais on dirait qu’ils se heurtent à une Terrible Fatalité, un mur sourd. Que nul ne peut franchir sans devoir mettre sa vie en jeu. Sachant le prix et le peu d’échos, le peu de chance d’être entendu et que cela produise son effet salvateur dans le monde.

D’ailleurs, un sauveur vient-il sauver le monde ou sauver ceux du monde qui lui firent la demande, l’appel au secours ? Il vient dans le monde pour sauver sa part de lui-même perdue dans le monde et sans laquelle il ne pourrait vivre non plus. Ce qui a pour effet de rendre au monde cette lumière vitale, sans laquelle tout meurt.

Tout dérape, économie, écologie, folie.

« Bernard Charbonneau : génie méconnu ou faux prophète ? »

La Grande Mue

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Bernard Charbonneau :
génie méconnu ou faux prophète ? 

Entretien avec Patrick Chastenet

 Bernard a coutume de dire : “J’ai attaqué la société au point le plus sensible ; et une société, quand on l’attaque, elle se défend. Et sa défense a été le silence”. Je crois qu’il a raison.  (1)

Nous avons suivi deux routes parallèles, la sienne au grand soleil de la notoriété, la mienne dans l’ombre. L’on sait que les parallèles, tout en suivant la même direction, restent distinctes. Dans notre cas, aussi bien sur le plan religieux que sur celui de la critique sociale. Mon ami Ellul mettant sur la technique un accent que je mettrais sur une science qui ne s’en distingue plus.  (Lettre de Bernard Charbonneau à Patrick Troude-Chastenet du 7 novembre 1992)

Si Jacques Ellul n’a pas eu en France la reconnaissance qu’il était en droit d’attendre, son ami Bernard Charbonneau, en dépit de la…

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Matière à penser

Ou bien matière pensante ? Matière aimante, matière forte de toutes ses forces. Matière consciente agissante sans agir. Quatre forces qui se combinent et donnent l’ensemble des interactions universelles comme l’Amour, par exemple.

L’Amour, mot qui contient en lui-même sa propre définition, sans besoin d’autres mots, ni d’images. Amour qui est substance ou essence de l’Âme ? Amour qui n’existe pas sans Être Aimé Être Aimant.

Sans doute Amour qui donne le sens, et sans amour le retire. Amour qui rend l’Âme vivante dans ses transformations, métamorphoses, ou dans la mort, le saut dans l’immensité oubliée. La mort restant source d’effroi ou de froid, ce qui est du même ordre, de la solitude, ou du face à face obligé avec soi-même, âme nue et seule n’ayant que son amour comme seule essence pour se rendre en son lieu de naissance.

Tenir son âme, c’est à dire être une âme ou avoir une âme ? Peut-on lâcher son âme ? Peut-on être autre chose que soi ? Il ne s’agit pas de croire qu’on enferme son âme dans des limites telles que notre corps nous donne l’illusion des limites, illusion génératrice de bien des maux dans le monde.

Bien, toi vivant, toi étant tout ce que tu peux être, conscience aimante, tu rends au monde sa conscience et son amour. Les autres te faisant vivre tu fais vivre tous les autres.

Les autres ? N’est-ce pas toute La Matière Aimante ? Je dis ça, c’est approximatif, parce que passé un certain seuil, c’est aussi de l’Esprit.

Eh bien que penser de notre temps ? de  ce monde ayant vraiment peur de la vie, peur de l’inconnu et peur des autres, n’ayant qu’un amour vraiment pâle et faible à offrir ? d’un Amour Mort en quelque sorte. Quel frigo :mrgreen: Puis le Soleil revient.

egarer inhumanum est

Comme si l’univers avait engendré l’homme sans intention particulière, comme si l’homme, sa pensée, ses émotions, ses sentiments, sa souffrance ou sa joie étaient issus d’un geste fortuit ne menant nulle part ou voués à disparaître de la même manière qu’il est venu.
L’Homme, sa matière est de la même matière que la matière, ce qui laisse supposer de façon simple que la matière n’est pas totalement demeurée dans sa façon de faire. Mais que nous, nous pourrions l’être si nous l’oublions. Certes, il n’y a pas que l’homme dans l’univers, il y a foule de créatures pensantes et intelligentes ayant peut-être d’autres formes que la notre.
Mais nous, nous n’avons que nous, nos moyens si faibles soient-ils pour accomplir quelque chose, ce pourquoi nous sommes ici. Sommes-nous utiles aux autres avant d’être utiles pour soi et faut-il d’abord être utile aux autres avant de l’être pour soi ? Dit autrement que devons-nous faire ou penser ou dire pour que nous ne passions pas à côté de notre vie ? Entre parenthèses, la nature, ce qui anticipa notre existence, est à peu de choses près formée sur une espèce de dualité impossible à contourner, ne serait-ce que dans la polarité des sexes et de ce que c’est comme épreuve de Vérité. Comme deux mondes clos, distincts, séparés, et qui se complètent ou non. Comment récuser cette différence fondamentale ? Ne voir qu’uniformité de la matière et de l’esprit, ce qui n’est sans doute pas tout à fait juste.
À tel point que manipuler le génome fabriquer des enfants à trois, etc. semble devoir être normal. Dans un monde fou la norme dépasse les bornes.
On est en train de se perdre tranquillement, d’insister dans des directions complètement azimutées mais bon, tout le monde trouve ça normal, si on l’en croit les ondes radios grand public.
Bientôt il vous faudra un GPS, ou un Galiléo pour trouver votre femme dans le lit, dis donc quel égarement !

Petites réflexions à propos des buildings, des lois, de la marche anachronique

Les buildings qui grimpent là-haut expriment tout de même un certain savoir faire, une certaine compétence et la puissance d’une organisation pyramidale. Mais bon, ça bâtit partout, et partout la nature disparaît à vue d’œil, coraux, grands fauves, etc. Faut dire, toute cette dynamique c’est guerrier, c’est fait pour en imposer aux autres, qui rechignent à suivre le mouvement.

Le monde est parfois sous des lois venant de gauche et d’autres fois venant des lois de droite, si elles ne viennent pas des extrêmes ou du Milieu, alors pas étonnant donc que ce soit assez chaotique, non ? on conçoit des lois, en fonction de cette figure exécutive en place. On ne conçoit pas les lois en fonction d’un bien commun bien compris. Mais doit-on concevoir les lois ou essayer de les rendre justes, au lieu de dures ? Duralex sedlex .

Où est la Loi Juste  ?

Juste juste

Quand on bricole, on est forcé de constater que rien ne peut se faire dans l’à peu près. Une pièce de bois, un carrelage, tout s’emboîte juste ou bien tout coince, même pour un millimètre. ça fausse tout, dévie ou ne s’adapte pas. Ce qui doit être plan ne peut pas être courbe et ce qui doit être courbe ne peut pas être droit. Il y a tout de même une marge d’erreur possible, mais qui ne peut se répéter sans s’amplifier.

Disons, que ce qui doit être juste provient d’un nombre exact, d’un mesure exacte qui ne peut être relative, elle est porteuse de sa vérité. La Vérité en ce sens supporte le Juste. Un nombre injuste est un nombre faux relativement à la vérité qui l’ordonne.

Mais bien évidemment, humainement il semble ne pas y avoir de vérité valable pour tous. On se retrouve donc avec un appareil juridique, une machine politique qui agit de façon complètement arbitraire, et déséquilibrée si on observe les effets, les inégalités, les disparités entre les nations, les régions, les villes, les castes, les classes, les professions, les revenus, tellement inégales que c’est sidérant. Face à tant d’écart entre les couches qu’il est impossible qu’elles se comprennent. Comment arriver à faire société dans ces conditions là ?

Les hiérarchies, les classes dominantes poursuivent un but que les populations ignorent, tout se jouant en coulisses. Les gens n’ayant droit qu’au spectacle pitoyable des beaux discours qui les endorment,  les rassurent, ou leur donnent des impressions d’espoir. On est happé par la mondialisation des tensions imbéciles qui règnent, ou par celle des marchandages, par les flots de demande fabriquée de toutes pièces et inondés par l’offre qui en résulte. Bref, le monde est pris dans son piège, et cette espèce de jeu trouble. Grisé par la masse d’informations, envoûté par la pléthore d’objets, prisonnier des modélisations du sens de l’existence qui luttent entre elles, selon leurs propres référents, langues, coutumes, habitudes, nécessités, vitalités. Sacré Bazar dans le Monde. Où trouver le Vrai non relatif dans tout Ceci ?

Pourtant, La nature s’offre en contemplation, et révèle sa Loi. Disons ses lois, qui sont sans faute. Et qui en plus d’être exactes ou véridiques, sont belles ou atrocement belles. La Beauté faisant entièrement partie du jeu, du grand Jeu, tout comme son opposé l’Horreur à l’autre bout. De même, la Vérité à une extrémité et la Fausseté à l’autre.  Il y a du tirage entre les deux.

Et nous là-dedans errants plus ou moins. Comme si jamais, nulle part, personne n’avait été en mesure de nous rendre ou nous informer de la moindre vérité, non pas relative mais d’un absolu où nous pourrions y puiser notre sens. Comme si un poison pouvait se confondre avec un médicament, même si on sait que c’est le dosage qui fait le poison ou le médicament, le dosage doit impérativement être Juste.

La loi, les lois sont censées être plus justes que les hommes, mais c’est aux hommes qu’on donne le pouvoir, qui imposent et dictent leurs lois. Sans doute nous serions coupables de paresses, de lassitudes, de peurs, d’ignorances, en déléguant ce que nous avions à assumer, ce qui effectivement est une rude épreuve, que celle de vivre et de tenir debout.

Bon le monde tient debout quand même par tous ceux qui le sont. Ça nous permet d’éviter le pire.

Excusez, si j’ai été un peu long, ce n’est pas en un Haïku qu’on peut démêler cet imbroglio qui empoisonne nos existences, comme cette Justice plus ou moins aux ordres des Politiques & des Economies.  Qui ne devrait ne pas l’être du tout, mais n’obéir qu’ à Qui est Juste Juste ! 

Alors là …