φ

φ

pas envie de me fatiguer

Publicités

À propos du Phénomène

Comme son nom l’indique le phénomène est assez phénoménal, fantastique, incroyable, impensable ou insondable.  Ne prenez qu’une partie, un corps avec ses vaisseaux sanguins, ses nerfs, sa lymphe, ses glandes, ses humeurs, et ses émotions, ses perceptions et ses intentions, puis ses idées et ses mots, comme si de rien n’était.

Ça marche tout seul, sans nous, sans nous demander notre avis. Sans même qu’on rende grâce à cela ?

Pire, les hommes s’acharnent à faire des choses horribles, faire souffrir leurs congénères, et soumettre la vie à leur désir, leur folie, ou leur raison. On est malComment en sortir donc ? Au lieu de demander aux autres d’en sortir, pas d’autre moyen que d’en sortir soi-même.

La vie, le vivant est une architecture. Un tout vivant et qui se tient de lui-même, et donne vie à tout ce qui l’anime et l’aime. Sans doute parce que l’amour donne le feu ?

Mais le monde depuis des millénaires est insensé, diabolique. ça non plus ce n’est pas pour rien, ça doit servir, nous former, nous enseigner. Probablement, certainement même, que ce n’est pas une fin en soi, dieu n’est pas sadique, la vie n’est pas sadique. Dieu, la vie, ces mots ici sont impropres, faudrait-il dire le chaos, l’harmonie, la souffrance ou la joie. ( comme quoi les mots sont relatifs aux phrases) ( et les phrases relatives au sens de l’univers  😉 … )

Quelle mascarade

Tout est factice dans les écrans, les émissions, les réseaux, la marche du monde qui se bat pour rien. Bal d’ignorance et de mépris, bal douloureux qui engendre maladie et misère. Drogues, empoisonnement du sang, alcools, stupéfiants, poisons alimentaires, radioactivités, polluants atmosphériques, travaux de forçats qui épuisent les hommes, tout cela sous l’ordre des mensonges officiels d’Etats se livrant à un guerre, partout, entre tous.

Guerre lisse et invisible. Du moins, en coulisse.

Guerre sous les masques.

Pourquoi est-ce ainsi ? depuis toujours les empires sinistres, générateurs de morts et de privilèges, monde complètement déséquilibré dans ces rapports de pouvoir inhumains, et ces dominations , peut-être est-ce la loi de la Terre, sa fatalité, mais alors il manque une dimension, un lieu ou une échappée , simple à comprendre , tout à fait intelligible : quoi ? cet univers serait pur diabolisme ? pure folie dans son être ? autant dire pur non-être avant d’être. Il ne se peut pas. L’harmonie ne naît pas du Chaos, l’harmonie peut passer par le chaos pour ses métamorphoses, mais ce n’est ni l’état initial ni l’état final. Disons, que l’état final n’est pas acquis , hein 🙂  et que l’état initial est oublié, égaré, perdu dans les brumes.

Si nous succombons, nous ne pourrons pas succomber davantage. Nous serons bien obligés de suivre le flux des choses qui vivent, même microscopiques et minimales.

Je m‘interrogeais sur le fait de (se) sauver sachant que nous sommes mortels, comme si tous nos envols étaient vains, comme si nos amours et constructions étaient destinés à péricliter de toutes façons, ou bien tellement relatifs qu’il est inutile de s’acharner et de vouloir, et surtout vouloir pour autrui, imposer, dicter.

Non, la seule chose qu’il nous est possible de faire c’est de déposer nos bagages et préjugés à la porte et d’entrer.

Tout est fait à cette heure-ci pour nous donner l’envie de la vie éternelle. Même en passant par le mal, ou à cause du mal, qui est en nous, et hors de nous, comme on voit toute la souffrance des gens et de la vie sur terre.

Bon, va falloir se soigner hein.  Retrouver sa liberté et sa voie. Surement pas en aggravant les maux, les mensonges et la mascarade.

Victime anonyme

Pourquoi autant de types en prison, de gus portant des armes dans les déserts, de mecs paumés dans les bars, de cloches dans les rues et d’exilés sur des pneumatiques, en majorité des hommes, ce qui d’ailleurs suscite la haine des autochtones qui y voient une sorte d’invasion rampante. Ceci n’est pas tout à fait faux, mais ne nous renseigne pas sur les causes.

Là, il est question d’esclavage. Quand tout est faux, tout est menteur. Tout se sépare, c’est à dire les deux.

Tout le monde devient victime du monde. Ce qui rend tout strictement illisible. Les moins rusés subissent, les plus malins infligent,

Parce que les hommes courent après leur lumière perdue, serait-elle leur âme ? ou ce qui donne vie à leur corps ? sans laquelle ils sont fantômes seuls épaves abandonnés orphelins, tandis qu’elle est mal aimée, prise et violée, seule également, avec la chance d’être mère et d’espérer.

Voilà où nos deux mondes se séparent.

Mais bien entendu, ce n’est pas un souhait. Ne mélangeons pas les genres. Ne manipulons pas les gênes.

J’ai vu une onde de victime anonyme

Où aller ?

On sait où on est & ce qu’on fait dès lors qu’on sait où on va et d’où on vient sinon on erre on prolonge l’erreur. Qui nous indique le vent ?

Il suffit, de s’informer, de se bouger un peu, d’aller à la rencontre des gens inquiets de la tournure des événements, toujours les mêmes amis dans un même coin de la France perdue pour mesurer l’ampleur de la tâche, des situations fragiles, des désarrois, misères et impasses dans lesquelles nous sommes coincés, face à un avenir plus que douteux, face à des élus qui doutent autant que leurs électeurs, devant des mots qui ne tiennent pas l’analyse, et dont beaucoup font illusion.

Promesses, espoirs, tout un bazar qu’on nous propose ou nous impose mais qui s’avèrent être des sursis ou des impossibilités, des situations scabreuses, des palliatifs boiteux.

Mais où est donc la Lumière la bonne eau qui coule de source et nous renverse ? qui fait que nous pouvons décider. Sans risque d’erreur. Comme on se sauve du naufrage.

Rester calme

Ne nous énervons pas, cela ne sert à rien. Même si le monde devient tragiquement bordélique, le monde, cette entité qui se décompose sous nos yeux, d’une part par crispation et dogmatisme, d’autre part par révolte et faiblesse, des deux côtés par ignorance, ou peut-être seulement par inconscience, tout cela mettant nos nerfs à rude épreuve.

Pas d’autres solutions que de se tenir debout dans cette tourmente. Nous y avons forcément notre part active, et fautive. Tout ce que nous avons laissé faire, tous nos rejets ont des effets. De même nos demandes, nos esclavages, notre soumission et notre manque d’intelligence, face à telle situation. Nous ne sommes nullement indemnes de désordres dans le monde, et si nous l’étions, serions nous présents sur terre ? Les meilleurs d’entre nous, Jaurès, Gandhi, Martin Luther King, et combien d’autres ont été assassinés, montrant par là que la sainteté n’a guère sa place ici bas. Mais elle sert de guide. Elle ne prend pas le pouvoir concret , elle n’impose pas ses directions aux autres hommes. Elle montre les choix possibles. Ceux qui permettent ou interdisent. Pourrions-nous vivre si nous étions interdits ? stoppés dans notre élan ? et dans notre élan, combien de fois nous sommes-nous cassés la figure… Il importe peut-être de voir et comprendre nos erreurs donc. Sans se culpabiliser, sans se justifier.

Faut dire que le temps ne se prête guère à la compréhension, que tout se bouscule, que ça tiraille d’un bord à l’autre et que tout est trouble. Que ce soit au niveau des luttes internationales qui nous emportent, qu’au niveau local et familial, villageois. D’où les dégâts. D’où la résistance dès lors que les gens se réveillent et veulent bien s’assembler, s’écouter et laisser libre la parole.

L’ordre du monde ne peut pas être un ordre exclusivement matériel, ni exclusivement spirituel. Le complexe ne peut pas être compliqué. Ni simplifié, c’est à dire réduit à rien. Il devrait être dénoué, afin de devenir simple, ce qui ne veut pas dire pauvre.

Bon, si j’écris tout ça, ce n’est pas sans motif, ça cache quelque chose. Un fil. Avec un fil on tricote un manteau. Si tous les hommes sont tissés d’un même fil, la pelote peut-elle être emberlificotée de façon énervante, énervée, en boule ?

Bref en pétard ?

Je me demande si les mots ont quelque pouvoir sur les événements.

Qui donc règne dans ces ténébreuses affaires ?

Quels appétits sont mis en avant dans le Bal funeste de la prédation collective du sang, de la sève, des sueurs, des os dont on fait la gelée, l’aliment qui affame.

Mais pourquoi vit-on pourquoi et pour qui meurt-on

Si nous perdons la Flamme ?

Sous ces conditions plus aucun mot ne révèle son secret. Nous aurions évacué toute notre mémoire dans le néant, succombant par vanité ou par orgueil. Comment, par qui et pour quoi nous reviendrait-elle ?

Tous les livres tombent en cendres.