Rester calme

Ne nous énervons pas, cela ne sert à rien. Même si le monde devient tragiquement bordélique, le monde, cette entité qui se décompose sous nos yeux, d’une part par crispation et dogmatisme, d’autre part par révolte et faiblesse, des deux côtés par ignorance, ou peut-être seulement par inconscience, tout cela mettant nos nerfs à rude épreuve.

Pas d’autres solutions que de se tenir debout dans cette tourmente. Nous y avons forcément notre part active, et fautive. Tout ce que nous avons laissé faire, tous nos rejets ont des effets. De même nos demandes, nos esclavages, notre soumission et notre manque d’intelligence, face à telle situation. Nous ne sommes nullement indemnes de désordres dans le monde, et si nous l’étions, serions nous présents sur terre ? Les meilleurs d’entre nous, Jaurès, Gandhi, Martin Luther King, et combien d’autres ont été assassinés, montrant par là que la sainteté n’a guère sa place ici bas. Mais elle sert de guide. Elle ne prend pas le pouvoir concret , elle n’impose pas ses directions aux autres hommes. Elle montre les choix possibles. Ceux qui permettent ou interdisent. Pourrions-nous vivre si nous étions interdits ? stoppés dans notre élan ? et dans notre élan, combien de fois nous sommes-nous cassés la figure… Il importe peut-être de voir et comprendre nos erreurs donc. Sans se culpabiliser, sans se justifier.

Faut dire que le temps ne se prête guère à la compréhension, que tout se bouscule, que ça tiraille d’un bord à l’autre et que tout est trouble. Que ce soit au niveau des luttes internationales qui nous emportent, qu’au niveau local et familial, villageois. D’où les dégâts. D’où la résistance dès lors que les gens se réveillent et veulent bien s’assembler, s’écouter et laisser libre la parole.

L’ordre du monde ne peut pas être un ordre exclusivement matériel, ni exclusivement spirituel. Le complexe ne peut pas être compliqué. Ni simplifié, c’est à dire réduit à rien. Il devrait être dénoué, afin de devenir simple, ce qui ne veut pas dire pauvre.

Bon, si j’écris tout ça, ce n’est pas sans motif, ça cache quelque chose. Un fil. Avec un fil on tricote un manteau. Si tous les hommes sont tissés d’un même fil, la pelote peut-elle être emberlificotée de façon énervante, énervée, en boule ?

Bref en pétard ?

Je me demande si les mots ont quelque pouvoir sur les événements.

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