Elle – pour ne pas dire, mon pays, ma terre, ma mer, mon île, mon abîme.

Pourquoi, comment en sommes-nous arrivés là, si nous pouvons toutefois affirmer que nous sommes arrivés quelque part ?
Nous serions plus dans cet état d’un moribond qui ne sait plus très bien où aller et erre lamentablement quelque part entre ciel et terre, entre la vie et mort, dansant parfois sur un pied et parfois sur l’autre, faute d’avoir su ou voulu savoir de quoi sa vie ou sa mort se composent.

Mais alors, à qui la faute si nous ignorons ? Pourtant, si je me souviens bien ils n’ont pas manqué ceux qui nous ont appris, enseigné et soutenu, guéri même, afin que cet amas existentiel nous nous y retrouvions un peu, un peu par nous-mêmes.

Au lieu de passer notre temps à rejeter nos angoisses et nos manques sur autrui, au lieu aussi de demander toujours plus aux plus petits de nous soutenir et faire ce que nous pourrions, en prenant plus que ce dont nous avons besoin, en nous mettant en avant pour que le monde nous idolatre ou quelque chose de cet ordre stupide ou diabolique.

De tout ce mal naît bien sûr une espèce de haine sourde, ce mal, ce manque d’apaisement et de lumières, ces frustrations ou quoi d’autre encore qui font que le fil de nos vies communes se perd et se dissout, dans l’oubli ?

On peut surement être athée, dès lors qu’on n’aperçoit pas de lueur au bout du tunnel existentiel, c’est comme si nous avions que nous pour accomplir ce pourquoi nous sommes.

Difficile de dire que nous serions ici pour nulle raison, nous y perdrions aussi notre propre raison. Impossible aussi d’imposer une seule raison à quelqu’un, pas plus que d’imposer sa croyance.

Mais alors dans tous les cas que pouvons-nous faire ?

On peut toujours essayer de dire juste.

Par exemple, le trépas n’est pas le tréfonds, au tréfonds on en meurt. Au trépas on ne meurt pas surement, puisqu’il s’agit de passer, de se délivrer.

La seule chose qui est vraiment bonne au fond, en fin de compte, c’est quand le Père vient dans sa lumière blanche ici bas.

Il vient, savez-vous par qui ? Ce ne peut-être que par Elle.

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à propos d’évasion

quelques tweets , réécrits .  pour garder la trace

oui, mais elle n’est jamais assez bien définie non plus que la droite pour savoir exactement ce qu’on fait.

Pas de doute sur le vote, mais sur ce qui doit suivre et être. toutes les lignes doivent être claires, les images pensées, concepts, regards aussi, sur nous-mêmes, en ce sens, philo= politique et réciproquement
On pourrait même questionner tout ce qui va permettre une évolution des consciences, plus que de façon technique parce que tout est en corrélation, tout se joue de façon simultanée. On ne construit pas un futur sur des ruines ni sur du vide ou du vent.

Manifestement, à notre époque, comme à d’autres d’ailleurs , mais + aujourd’hui, on est paumé mondialement
Dans cette perdition les nobles les bourgeois ont peur, les prolétaires se raccrochent aux valeurs des bourgeois, alors ça crée du chaos pour tous.

Un graphique ne dit pas grand chose . l’évasion fiscale ne dit pas où est placé cet argent , son usage . il ne peut pas se comparer aux autres dépenses . cela ne donne pas le sens des événements mais c’est juste un indicateur sur les méthodes des possédants .

Histoire de pouvoir

Bigre, quelle bagarre pour le pouvoir, les hommes se défoncent pour ne pas perdre leur place, et devenir roi ou président, ministre ou vizir, pharaon, empereur. Tous les coups sont permis, toutes les faussetés, les mensonges et les mots qui font illusion.

Vous voulez du cochon, rose avec du vert sur les bords, ben voyons, nos services ont ça en magasin. Nous sommes à l’écoute, vous comprenez, nous entendons tout ce que vous dites et pensez sur face /twit/ gogol/bingo/ ratetou

Bref, on vous taille un costume sur mesure pour vous embobiner  et nos adversaires, on leur taille un costard en mélanchon les chenrs.

Nous, mélangeons les genres.

Question de mer ?

De serpent de mer

ou de Mère ?

de Mère qui veille et de merveille

qui est au bout , forcément après tout ,

et qui nous retient, nous appelle , nous envoie parfois des signaux d’espoir, et bien d’autres signes pour éviter que nous nous égarions

nous perdions dans la nuit noire

hé, non la nuit n’est pas terrifiante mais s’y perdre , s’y noyer , si .

 

La terre c’est une idée avant tout

« La terre c’est une idée avant tout », après tout cette idée est bien sombre.

Dire la terre, c’est dire aussi dire la terreur, des choses assez terribles qui s’y passent, mais qui trouvent toujours leur terme, en deux sens de terme, fin ou définition.

La terre sans ciel c’est insensé, inexistant. Elle est au Ciel, mais enterrée si on veut, de là vient peut-être que les hommes passent beaucoup de temps à essayer de l’exhumer, mais faisant cela, ils l’achèvent. Forcément, puisque la terre ne saurait être autre que terre. Chaque chose à sa place.

Tout ceci n’est pas trop clair, je vous le concède. Bon, disons autrement : Vivre sur terre, dans ce temps là, cela ne se peut sans mal, naître ou mourir, maladie souffrance et tout, nul ne saurait en être dispensé. Sauf, s’il n’est pas né.

La question est au bout.

Le maître et l’esclave

C’est ici que le bat blesse. Que certains hommes n’ont jamais assez de fortunes, ou de pouvoirs, pour pouvoir en soumettre d’autres. Faire en sorte qu’ils se rendent à leur vue, à leur raison, comme on fait rendre gorge à des récalcitrants. Ceux qui sont soumis, eux ne disposent de personne pour les servir, exceptées leurs femmes, et leurs enfants, comme cela fut le cas partout dans les campagnes pauvres.

Tout cloche à partir de là, de cette relation fausse entretenue. C’est le principe qui fait les rois, et plus ironique encore les peuples qui le demandent. Comme si c’était l’esclave qui faisait le maître, ce qui dans un sens arrange le maître, mais dans un autre sens l’oblige aussi, et explique pourquoi le maître en veut toujours à l’esclave, ne lui pardonne pas ses faiblesses, ou fait en sorte qu’il succombe sans arrêt, pris dans ces boucles vicieuses. Faux besoins, désirs impossibles, convoitises, drogues, et tous ces meurtres sur le chemin.

Croître décroitre

Ne doit-on croître que dans le sens d’augmenter la masse d’objets consommés, la taille des maisons et la grosseur des voitures, la vitesse et la complication des systèmes, augmenter aussi la sécurité et les clôtures, les alarmes et la domotique, le confort des banquettes et le nombre des mets exotiques et inconnus pour tromper notre ennui ?

Quand je pense qu’enfant nous ne connaissions que les yaourts nature et un fromage local, et que désormais sur les étalages on trouve du grec, de l’italien, comme si cela pouvait faire vraiment notre bonheur ou nous satisfaire, alors que cela nous éloigne de ce qui se passe près de chez nous. Et puis on bouscule le monde pour ces impératifs économiques, ces surenchères de productions, cette pression qui sert les intérêts d’une poignée de nantis et de manipulateurs, transnationaux, qui volent au-dessus de nos têtes et arrivent toujours à faire élire ceux qui collaborent activement à cet ordre voulu des choses.

S’il n’y a plus de territoire vierge à conquérir, il reste les planètes, les corps humains, les corps animaux, par les gênes, par la carte génétique, et les organes qu’on emploie et trafique comme pour des pièces détachées des autos.  Sans doute cherche-t-on également à manipuler ce qu’il y a sous le crâne, mais là cela ne date pas d’hier, les religieux ayant eu tout le loisir pour effectuer les conditionnements des inconsciences.

On peut se demander où tout cela nous conduit. On dirait qu’il se passe une grande asepsie de la Terre, une mise en conformité selon des plans artificiels, strictement artificiels, là, je trouve ça effrayant,

mais bon, ça n’a pas l’air d’être effrayé.

Pour croître comme nous pensons, il faut emprunter quelque part, que ce soit à la nature ou au banquier. Le pire n’est pas celui auquel on pense, mais peut-être celui auquel je crois ?

je dis ça, sans être sûr, hein …

Mais décroître ? Ce n’est pas terrible non plus de voir se réduire sa possibilité d’évoluer et de respirer, sa capacité d’entendre et de jouer, de comprendre, et d’exprimer, bref, d’agir dans le monde, et de faire connaissance. (conessence)

Si nous n’étions que ça

Un globule parmi cent milliards de cellules, une mouche dans un nuage de mouches, un brin d’herbe dans un champ, un grain de sable sur la plage, mais nous ne sommes rien de tout cela.

Sommes-nous ce que nous faisons, et ce que nous disons, exprimons comme si nous étions un cri ou un chant venu du haut des collines, ou des îles.

Nous sommes peut-être aussi Désir carrément identifié à l’énergie contenue dans ce feu là. Courant qui nous transporte vers ces destinations inconnues mais pleines de sel et d’aventure. À part ça je ne vois pas ce qui nous retient dans cet amas organique s’il n’y a pas cette lueur chaude, qui nous soutient.

Il ne peut pas y avoir que l’économie de nos boyaux de notre santé même qui compte, il n’y a que le motif et le dessein, les lignes que nous suivons ou traçons, sans même vouloir laisser des traces, ceci ne nous importe guère, et est un peu vain, un peu éteint ou inutile, ce sont des miroirs légèrement falsifiés de ce que nous pûmes vivre, reflet mineur mais certainement pas insignifiant non plus mais qui valent plus  si nous pouvons les transmettre.

En fait c’est comme une demeure, un abri, un cadre ou un paysage, nous nous y promenons. Nous ne pouvons tout de même pas attacher plus d’importance à la maison qu’aux habitants, n’est-ce pas ? C’est pareil pour nos œuvres, elles ne sont pas éternelles, elles servent l’éternel ou non, bien sûr.

il y a  tout à dire, tout à faire, et tout à penser, de nos relations, de cette cellule insignifiante que nous sommes et qui prend son sens dans l’ensemble, à condition aussi que l’ensemble la prenne, quel imbroglio…