Spirales Sinistres

Une spirale commence tout petit puis s’amplifie, rapidement. Nous sommes très nombreux maintenant. La production, la dette grossissent à vue d’œil, sans savoir où ça ira. Ça en devient dément. Violent ou ennuyeux, obscène et misérable. Il reste quand même quelque chose de bon. C’est limite. Tout comme la situation internationale, les tensions, et conflits. On produit encore des armes en masse, des armes de destructions massives, qui sont comme des menaces et dissuasions pour soumettre le monde à la loi.

Mais à quelle Loi donc ?

Demandons  à φ :

Pourquoi s’acharne -t-on à rendre des millions de gens esclaves dans des usines pour produire des mobiles obsolètes sitôt qu’ils sortent des usines ? au lieu de produire des outils utiles utilisables par tous afin que chacun puisse être producteur de son existence , et répondre à ses besoins de façon la plus autonome possible. Ou selon des échanges avec nos prochains , et non avec des lointains.

La vie  se tient  Là . Si nous tenons la vie, la nôtre, tout se tient. Nous sommes responsables de notre vie. Ce qui implique que nous sommes également responsables de la vie des autres, par ce que nous disons, par nos actes, par le mensonge ou par la vérité que nous vivons. 

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5 réflexions sur “Spirales Sinistres

  1. Cher collègue, je remarque que je ne parviens plus à commenter vos textes. Dommage. Quelle profondeur dans le présent que nous vivons. Je pense, sens : Visons et accrochons-nous. Je dois me convaincre aussi. Je suis frôlée par des ombres. Qu’il est difficile encore pour moi d’accepter l’évidente réalité : il y a l’amour, ce profond don de soi, et le reste n’est que mirage. Devenir comédienne, accrocher mes peintures… Refus encore quelque part de renoncer à cela. Volonté de m’accrocher à mes illusions. A un chemin du moi. Alors que seule la rencontre choisie par l’immense crée la véritable « étance ». Seule elle reste dans ce qu’on appelle le temps. Il me semble que les autres moments de grande présence (qu’offrent ce qu’on appelle « les arts »), détachés de cette ligne puissante de fond, succombent comme des astres morts dans un ciel absenté. La création par l’homme n’est que la création de l’immense à travers nous. J’ai voulu une tentative d’ignorer l’immense – Dieu, le plus grand que nous – qu’y a-t-il seulement, alors, dans le « temps » ? Que reste-t-il de dur, de concret si ce n’est une longue absence. Je ne suis plus portée comme je l’étais. Je ne sais pas. Le chemin vers « l’autre rive » est celui du nous, forcément. Un nous qui respire. A-t-on le droit de revenir à nous après une plongée en je ? Et doit-on réellement abandonner toutes ces vies brillantes rêvées par l’enfant qui dansait, qui croyait à ce qu’il voyait (car c’est peut-être là le problème) ? Jacques Brel disait que la vie adulte sert à réaliser tous ces rêves qui se sont offerts à nous, qu’à 16 ans nous avions reçu en « rêves » tous les potentiels à réaliser. Je ne parviens pas à recevoir cela sans une gêne. Le monde peut-il être un terrain de réalisation de « je » ? Cela donnera-t-il un sens ? Qu’en est-il alors du don de soi qui appelle si fort !? Merci de me lire…

  2. Merci pour votre long commentaire. Cela donne à réfléchir. Je nous , nécessairement sont liés . Le déséquilibre de l’un entraîne celui de l’autre et réciproquement, c’est bien là toute l’histoire dramatique de la comédie humaine. L’important c’est sans doute de ne pas se noyer.
    Bonne journée à vous.

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