Si vous cherchez quelque chose de semblable à lui-même, l’un

il n’y a que le néant qui offre cet avantage, tout comme il est le seul omniprésent, omnipotent, omniscient même, de là à dire qu’il n’est pas, c’est plus délicat.

Pourquoi le néant n’aurait-il pas d’être ? comprenez, ne contiendrait-il pas la totalité de l’être ?  au lieu que ce soit l’être qui contienne du néant, sacrément envahissant, et perturbant notre existence.

L’absolu est définitivement hors de notre portée, disons l’infini, tout comme en mathématique zéro et infini sont proches, obligatoirement se rejoignent dans l’infini et le néant, obligeant celui qui est à repousser sans cesse à l’infini ses limites.

En ce sens le néant est moteur, comme la mort, impossible à vaincre bien sûr sauf par la vie.

Il est tout à fait pensable que ces mots soient strictement inutiles, et qu’il aurait mieux valu ne rien dire, passer sous silence le silence.

Mais pourquoi donc dis-je ? quand les mots dits tombent à plat, les mots et les personnes, Je, tu, vérité, dieu, père, mère, vierge, tous les mots masquent la vérité ? alors reste rien comme mot pour accorder le monde déchiré ?

Chacun y allant avec son couplet ses définitions, images partitions architecture table de la loi temple totem et interdits de tout.

Eh bien voyez comme un messager céleste en bave, pour essayer d’ouvrir les cieux aux hommes. Qui en pratique ne veulent plus du ciel, mais vivant désormais dans cette glaise terrienne s’en sont fait leur unique demeure. à peu de choses près nous sommes tous rendus au même stade d’évolution, contrairement aux apparences, nous sommes bien englués dans notre chair, pris, jouissant et désirant, souffrant, etc.

Aliénés dans cet asile, ce timbre poste dans l’univers. Tous assez loin des dieux, ayant comme différences les capacités d’expressions, les talents, la mémoire. Tous humains.

Je ne vois pas ce que nous pourrions nous reprocher, dans cette faiblesse congénitale, si nous n’avons pas eu connaissance.

Mais si d’aventure nous avons « su » ?

Par exemple, l’infini ne se confond pas avec dieu. Dieu ne saurait être infini, Il vit aussi dans l’infini, et son mystère.

Sinon, envisagez donc qu’il soit infini avant d’être ? pas plus que dieu ne vient du néant, il ne vient de l’infini. Ceci nous rapproche de dieu bien plus que nous pouvons le croire. Et dieu se rapproche ainsi de nous et de tous les êtres vivants, laissant les infinis à leur place de même que « rien ».

 

 

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Rien est un objet comme un autre.

seulement voilà, il est d’emblée strictement identique à lui-même et nous sommes tous d’accord avec lui et entre nous pour ne lui attribuer nul être. Nous nous disputons parfois pour savoir s’il existe ou n’existe pas, sans nous poser la question de savoir si nous, nous existons ou non, nous prenons notre existence comme un fait acquis. ce qui n’est pas si évident qu’il y parait, pour la bonne raison que certains hommes ne semblent pas se soucier de leur existence comme si elle n’existait pas et d’autres s’en soucient tellement qu’ils cherchent à prouver aux autres qu’il existent vraiment.

Notre existence même est sans preuve.

A qui d’ailleurs pourrions nous fournir une preuve ? si j’écris un livre, cela ne prouve pas que j’existe, cela ne prouve que le livre, mais si nul ne le lit le livre n’existe pas non plus. s’il n’y a personne face à toi, tu n’existes donc pas.

Alors l’homme, dieu, l’éternel, n’en parlons pas… 

On peut se demander si les luttes intestines des hommes n’ont pas pour seul motif le fait de prouver notre existence aux autres afin qu’ils sentent dans leur chair combien ils existent ? une façon d ‘exister par l’autre ? dire que nos existences ne peuvent nullement être séparées les unes des autres.

et dire que l’homme seul et qu’on rejette, eh bien ce n’est pas ce qu’on fait moralement de plus beau.

 

Dire qu’il n’y a rien n’est qu’une façon de parler des causes.

De quelque chose. Rien est un objet comme un autre.

L’absolu, Tout s’anéantit dans l’infini. Le fini, moi, toi, dieu, n’ont face à eux que l’infini, face à quoi nous ne sommes rien. Nos existences passées n’existent plus que dans notre mémoire, notre présent non plus n’existe pas, il est déjà passé. C’est ce qu’on nomme présent qui est par conséquent absent, ou rien. Serions-nous au moins présent en permanence dans notre mémoire ?

Dire qu’il n’y a rien, c’est aussi signifier que nous sommes pris dans ce Néant d’être qui nous oblige à être et à ne pas pouvoir oublier, sinon nous succombons dans cette mise en abyme atroce et sans issue, l’autre extrémité du néant sans être. Alors nous forçons en nous-mêmes cet Être à être, si nous pouvons, ou nous demeurons ici dans l’illusion.

Voilà une explication – boiteuse et contradictoire- de l’inertie des choses et des phénomènes, de ce sentiment d’abandon qui nous mine.

Regardez, tous les mots ont quelque chose de faux et d’insensé, on se bute sur leur vérité. Toi tu crois ceci mais un autre vient te dire que ce n’est pas exact, et nous sommes autant de vérités contraires depuis des milliers d’années sur cette terre obscure à défendre quoi, au juste ? à essayer de faire naître quelle vie en nous dans cette boue, et ces efforts ?

Nous naissons, puis nous sommes morts, eh bien quelle affaire ?

Soutenons-nous les Univers ? Ou bien ne serions nous pas littéralement écrasés par eux ?

Voilà, il existe une porte facile à franchir où tu ne meurs pas. Porte comme un rien qui ne te laisse aucun habit au passage, aucune falsification possible, comme un filtre qui te dénude de façon radicale, imagine le passage inverse dans le corps de ta mère ?

mais au lieu de tomber dans une existence mortelle, un lieu où la loi est le périssable, le mortel, l’éphémère ou le temps, tu te trouves dans un lieu

… tout autre.

Tu auras franchi les eaux sombres.  Il est un Charon. Il ne parle pas pour ne rien dire, il économise sa langue afin de ne pas nous perdre, afin que nous ne nous épuisions pas en vain, et que nous ne disputions pas sur des objets morts qui sont notre seul lot.

Tout infiniment est merveille, étant passé par le terrible

( regardez, une fois passé, le terrible n’est plus, il reste la merveille ) ( n’empêche qu’il faut passer sinon, rien ne passe ) ( nous ne passerons pas avec des drogues , avec des techniques, des propriétés )

Il n’y a rien

Non, rien

Ni bien ni mal

Nulle part

Nulle personne

Rien qu’illusion

Aucune souffrance aucune peine

Nulle joie

Que poussière

Que mots vides et sons creux

Que vent sans sens, en tous sens

Même les morts ne sont plus rien

Anéantis dans la paix profonde

du Rien.

 

 

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La terre comme un corps

Comment donc percevons-nous la terre ? comment la prenons-nous ? Pouvons -nous avoir une meilleure idée de ce qu’elle est en allant loin dans la stratosphère qu’en restant chez à contempler une rose ? Contempler et méditer sur l’unité biologique, et sur l’unité cosmologique, sur l’ordre mathématique qui préside à tout ceci.

Ensuite, nous ne pourrons rien saisir de la terre si nous ne nous saisissons pas nous-mêmes, si nous sommes frappés d’hébétude, interdits devant les méfaits des hommes, et leur terrifiante lacune qui les rend si mauvais. Inconscients des malheurs qu’ils engendrent, et de la destruction du corps de la terre qui s’épuise.

Tout ça parce que les hommes ont dévoyé Théo. Ou muselé ? Peut-être. Enfermé les vocables dans des définitions mortelles.

Comprenez bien que nous n’aurions jamais pu vivre si nul n’avait eu le moindre Dieu à se mettre sous la dent. C’est ainsi, nous n’agissons toujours qu’en fonction d’un Théo, fétiche, argent, technique, nature, sexe, auquel on croit. À qui on accorde la confiance, le pouvoir, les clefs du royaume, etc.

Tout le monde a raison, en partie seulement, ce qui fait que toutes ces raisons ne peuvent que s’opposer, puisque chacun croit à la validité unique de sa raison, en excluant celle des autres, sur le même mode que celui de la croyance. Pour le dire autrement, l’adorateur de la technique, ou de l’argent, méprise l’adorateur des totems ou de la nature, et le rejette.

Va -t-on vivre une temps nouveau où tout sera totalement sous cette emprise des techniques, et puis basta ? Eh bien, Cette approche de Théo ne me plaît guère, elle est carrément démente dans sa tendance à exclure le sensible, le naturel, le spirituel.

On est depuis très longtemps sous la dictature de fous, remarquez. Puisque nous avons perdu le Théo originel ou qu’il ne nous a pas été donné. De ce fait, nous perdons notre vie, nous dégradons la terre, disons, le corps vivant et l’unité de la terre en allant chercher des choses déplacées incongrues, ayant des désirs absurdes, des envies inutiles.

En quelque sorte nous sommes une humanité malade qui infeste le corps de la terre. Ce n’est pas la vocation de l’homme de prendre la terre, de prendre tout d’elle sans rien lui rendre. C’est déséquilibré. Il ne s’agit pas que d’humus.

Une question d’humeur, peut-être ?

 

( il y a des jours comme ça, où une mouche nous pique )