La terre comme un corps

Comment donc percevons-nous la terre ? comment la prenons-nous ? Pouvons -nous avoir une meilleure idée de ce qu’elle est en allant loin dans la stratosphère qu’en restant chez à contempler une rose ? Contempler et méditer sur l’unité biologique, et sur l’unité cosmologique, sur l’ordre mathématique qui préside à tout ceci.

Ensuite, nous ne pourrons rien saisir de la terre si nous ne nous saisissons pas nous-mêmes, si nous sommes frappés d’hébétude, interdits devant les méfaits des hommes, et leur terrifiante lacune qui les rend si mauvais. Inconscients des malheurs qu’ils engendrent, et de la destruction du corps de la terre qui s’épuise.

Tout ça parce que les hommes ont dévoyé Théo. Ou muselé ? Peut-être. Enfermé les vocables dans des définitions mortelles.

Comprenez bien que nous n’aurions jamais pu vivre si nul n’avait eu le moindre Dieu à se mettre sous la dent. C’est ainsi, nous n’agissons toujours qu’en fonction d’un Théo, fétiche, argent, technique, nature, sexe, auquel on croit. À qui on accorde la confiance, le pouvoir, les clefs du royaume, etc.

Tout le monde a raison, en partie seulement, ce qui fait que toutes ces raisons ne peuvent que s’opposer, puisque chacun croit à la validité unique de sa raison, en excluant celle des autres, sur le même mode que celui de la croyance. Pour le dire autrement, l’adorateur de la technique, ou de l’argent, méprise l’adorateur des totems ou de la nature, et le rejette.

Va -t-on vivre une temps nouveau où tout sera totalement sous cette emprise des techniques, et puis basta ? Eh bien, Cette approche de Théo ne me plaît guère, elle est carrément démente dans sa tendance à exclure le sensible, le naturel, le spirituel.

On est depuis très longtemps sous la dictature de fous, remarquez. Puisque nous avons perdu le Théo originel ou qu’il ne nous a pas été donné. De ce fait, nous perdons notre vie, nous dégradons la terre, disons, le corps vivant et l’unité de la terre en allant chercher des choses déplacées incongrues, ayant des désirs absurdes, des envies inutiles.

En quelque sorte nous sommes une humanité malade qui infeste le corps de la terre. Ce n’est pas la vocation de l’homme de prendre la terre, de prendre tout d’elle sans rien lui rendre. C’est déséquilibré. Il ne s’agit pas que d’humus.

Une question d’humeur, peut-être ?

 

( il y a des jours comme ça, où une mouche nous pique )

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