Dire qu’il n’y a rien n’est qu’une façon de parler des causes.

De quelque chose. Rien est un objet comme un autre.

L’absolu, Tout s’anéantit dans l’infini. Le fini, moi, toi, dieu, n’ont face à eux que l’infini, face à quoi nous ne sommes rien. Nos existences passées n’existent plus que dans notre mémoire, notre présent non plus n’existe pas, il est déjà passé. C’est ce qu’on nomme présent qui est par conséquent absent, ou rien. Serions-nous au moins présent en permanence dans notre mémoire ?

Dire qu’il n’y a rien, c’est aussi signifier que nous sommes pris dans ce Néant d’être qui nous oblige à être et à ne pas pouvoir oublier, sinon nous succombons dans cette mise en abyme atroce et sans issue, l’autre extrémité du néant sans être. Alors nous forçons en nous-mêmes cet Être à être, si nous pouvons, ou nous demeurons ici dans l’illusion.

Voilà une explication – boiteuse et contradictoire- de l’inertie des choses et des phénomènes, de ce sentiment d’abandon qui nous mine.

Regardez, tous les mots ont quelque chose de faux et d’insensé, on se bute sur leur vérité. Toi tu crois ceci mais un autre vient te dire que ce n’est pas exact, et nous sommes autant de vérités contraires depuis des milliers d’années sur cette terre obscure à défendre quoi, au juste ? à essayer de faire naître quelle vie en nous dans cette boue, et ces efforts ?

Nous naissons, puis nous sommes morts, eh bien quelle affaire ?

Soutenons-nous les Univers ? Ou bien ne serions nous pas littéralement écrasés par eux ?

Voilà, il existe une porte facile à franchir où tu ne meurs pas. Porte comme un rien qui ne te laisse aucun habit au passage, aucune falsification possible, comme un filtre qui te dénude de façon radicale, imagine le passage inverse dans le corps de ta mère ?

mais au lieu de tomber dans une existence mortelle, un lieu où la loi est le périssable, le mortel, l’éphémère ou le temps, tu te trouves dans un lieu

… tout autre.

Tu auras franchi les eaux sombres.  Il est un Charon. Il ne parle pas pour ne rien dire, il économise sa langue afin de ne pas nous perdre, afin que nous ne nous épuisions pas en vain, et que nous ne disputions pas sur des objets morts qui sont notre seul lot.

Tout infiniment est merveille, étant passé par le terrible

( regardez, une fois passé, le terrible n’est plus, il reste la merveille ) ( n’empêche qu’il faut passer sinon, rien ne passe ) ( nous ne passerons pas avec des drogues , avec des techniques, des propriétés )

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