L’art

L’art nous ouvre la mémoire, nous autorise à distinguer le bien du mal, sans doute à ne pas les confondre, même si nous nous mélangeons bien souvent.

Dans un rêve, un homme appelait à repenser la mort, comme lieu commun. Probablement voulait-il dire qu’il fallait que la mort ne nous atteigne plus ? Ce n’était qu’un rêve vous me direz, non un homme en chair et os qui me parlaient.. mais qui sait si nos rêves ne correspondent pas à quelque réalité ailleurs ?

Donc, la mort donne à penser, cela d’autant plus qu’on sent la vie présente, l’amour qui nous donne vie. Si la mort nous ronge, tout simplement, peut-on dire que quelque chose cloche, et que nous devons chercher à modifier le cours négatif des choses, en nous et dans le monde. Sans nous leurrer sur le sens.

Parfois, il nous faut plonger plus profondément pour comprendre. Parfois ça peut s’avérer mortel. Mais, rien n’est moins sûr.

De toute façon, malgré notre culture, nous restons plus près des bêtes que des dieux. D’où la nécessité de mieux traiter les bêtes, et la nature plus généralement pour envisager les dieux et par conséquent mieux nous traiter entre humains pour nous élever.

Et puis, et puis, il y a plein d’autres moyens pour ne pas perdre notre vie.

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Alter Ego

Que dire …

Dire que l’Amour implique l’aimée ou l’aimé,  donc implique l’amour de l’autre et en même temps l’unité avec l’autre. Comme on respire, on est vivant dans cette respiration, cette palpitation du cœur, ce rythme des marées. Cela ne peut pas être à notre échelle humaine, animale, cellulaire, comme cela serait pour l’Être/non-Être absolu, qui est inhumain. qui dépasse tout. L’absolu dépasse le bien le mal, la souffrance la joie, certes dans son Unité radicale, totalitaire, tout est fondu. Toutes forces, tous les états dans leur unité, tous les lieux, enfers et paradis sont du Même, quelque part cela ne nous concerne pas.

Nous, nous sommes deux. Notre existence, notre essence est double, de notre côté et de l’autre côté qui nous attire et nous repousse, nous vivons dans ce jeu là, nous évoluons dans cette condition, tension entre le chaud et le froid, le dense et le léger, entre toi et moi, nous construisons/détruisons notre unité grâce à cette dualité, multiplicité, des formes, des pensées, des regards, de notre vision. Nécessité de la séparation, et union pour tendre vers l’universel.

Nous sommes plus que ce que nous pensons être et moins que ce que nous croyons. Il faut reconnaître que ce fait là, celui d’être coincé dans un corps limité, minuscule, ridicule, microscopique, est pour le moins assez étrange. En plus nous avons droit d’en baver… et de nous en rendre compte, vous rendez vous compte du prix ? C’est pourquoi il n’est pas mauvais de régler nos dettes. A qui donc devons nous rendre compte ?

Donc, il semble une chose sûre, c’est qu’il y a à la fois la nécessité de l’homme, et celle de dieu, ou si dieu vous choque, dites un plan supérieur, au dessus et un plan inférieur, en dessous,  comme enfer. En soi, au plan de l’Un-absolu, dessus dessous n’a pas de sens, mal et bien non plus, la destruction ou la fusion font partie d’un seul et même phénomène.

Quelque part, l’Un m’indiffère. C’est tout bête, mais je n’aime que mon amour, et ce d’autant mieux que c’est mon aimée. Là, c’est de l’or de la lumière, sinon c’est tout noir et certes non pas l’enfer mais le malheur. Alors ? tout cela nous mène où ? C’est sans doute aussi une question de volonté, nous pouvons vouloir quelque chose de bon, ou non.

Pourquoi voudrions-nous quelque chose de franchement négatif et destructeur ? c’est sûrement dans cette intention de construire quelque chose d’autre.

Par conséquent nous échappons difficilement à la nécessité de l’altérité. Nous sommes ici altérés.

Mettons que notre existence nous ouvre quelque porte, et que nous arrivons à une union, intérieure et extérieure, spirituelle et matérielle, allons nous nous satisfaire de cet état et aller nulle part pour poursuivre notre voyage ?

Il y a bien d’autres lieux et d’êtres. Aucune raison que cela cesse.

Pourquoi n’aimer que les jambons ?

Nous sommes des êtres étranges étrangers à nous-mêmes , alors que nous sommes issus d’un même œuf , nous pouvons rejeter cette part de nous qui nous donne une perception horrible des phénomènes en commettant des actes noirs. Rejeter l’acte ou rejeter l’acteur ? C’est le problème de l’identité. Sommes nous identiques à nos actions ? Je dis ça, pour moi, tout autant, j’éprouve la même difficulté à aimer mes ennemis. et de la facilité à aimer les gens aimables 🙂
Ceci dit la haine est une chose qui peut survenir, nous traverser sans que nous sachions d’où elle provient. C’est pourquoi l’amour doit en dernier recours être universel.

Mais bien sûr, pour cela, il a bien fallu qu’il soit initialement reçu en chacun. dès l’enfance, et même dans le sein maternel, et même avant cela … Voyez le topo ?

Hier soir je me disais

Dieu, non je n’y crois plus. Dieu il faut juste le connaître.

Ou savoir qu’il est obligé.

Comprenez ce mot obligé

Il nous oblige, autant qu’il oblige.

Comme on dit Il doit être. Impossible de transiger. Impossible sinon mal de se tenir entre deux. dans une compromission, un marchandage, une négociation.

c’est

soit Oui soit Non.

Mais dans tous les cas on va au bout de façon impérative et incorruptible.

L’exercice de l’un ou de l’autre sont aussi rudes l’un que l’autre, forcément.

Mais il ne peuvent être l’un et l’autre. sauf un chouia (sans référer aux choux mon cœur)

Comprends bien. tu épouses une femme, tu ne l’épouses pas à moitié, et réciproquement, tu l’épouses en entier, tu ne peux pas prendre le bon et laisser le mauvais, dire oui quand cela te plaît et non quand cela te chiffonne. Mais bien sûr, il se peut qu’elle ne t’aime pas et que toi tu doives l’aimer pour deux.

Allons, c’est rare, ce genre d’histoire. Sans intérêt.

Voilà, des hommes aimeraient dieu et dieu ne les aimerait pas ? non voyons …

 

Dis-moi, qu’est-ce qui doit régner ?

Ton corps ou ta raison ? Ta raison prétend-elle maîtriser l’Univers ? ta logique ou tes algorithmes construits dans la démence du Sens unique ?

Régner comme l’araignée au centre de sa toile. Ariane et ses fils.

Il n’est pas bon de prendre les dieux pour des cons, encore moins le Dieu qui un jour vint sur cette Terre dans les choux, coulée, flouée, folle et meurtrie dans les hommes anges paumés ou pommés comme les choux du même nom, paumée par la main qui est clouée.

Main qui façonne toutes sortes d’armes et d’outils mais qui soigne aussi et caresse et pose le contact

met à l’index ou indique.

Je vous dis, si vous ne faites régner que la raison tout devient fou.

Non, ce qui doit dicter c’est quelque part en vous et hors de vous Dieu.

Mais pour cela, il faut lui laisser une place, même minime, et non pas en faire une religion, d’état une institution, une table psychorigide ou frigide. Dieu ne se met pas en conserve dans un frigidaire. Dieu ne se clone pas ni se stocke comme des spermes accumulant le capital génétique des dingues.

Voilà donc que règne Ariane.

 

 

Allez mon chou

Cesse donc de te prendre le chou

Tu ne vois pas que tu y es dans

Les choux …

Que ce monde mi chèvre mi chou

Ne survit que grâce aux loups

Ce qui doit te sembler paradoxal

Confier sa vie a cet animal.

Non ne t’y fie pas, il ne fait que

Devorer la chevre laissant ainsi

Le chou aux chouchou.

Le  choix est clair. Le loup n’a pas le choix.

Toi tu choisis. En vertu de quoi ?

Tiens : quel sens peut donc avoir ta vie sans innocence ? Sans naïveté non pas imbécilité non mais innocente pensée innocente vision  et songe sans mensonge rêve amoureux sous les étoiles douces .

Imagine donc par dessus ta capacité de raisonner imagine la cause qui initia la rose. Sœur de Chou dieu d’Égypte dans ma loup phoque memoire.

Miro peint il de raison ?

Ou Klee ou même Kant à la réflexion ?

Et regarde ton corps vois combien il est profond et sans raison. 🙂

 

Job en ob*

Depuis le temps que je suis sans job,

j’observe

j’obéis

j’oblige ?

J’obsède ?

j’obnubile la nubile

j’oblitère mon timbre

dites si j’obstrue le canal avec mes mots tortues

si j’obère la maison

J’objective donc le diable par la queue

Parce que Dieu, n’est pas là.

Dieu s’est retiré, légèrement, s’effaçant, nous laissant tout l’espace, toute la place pour que nous soyons ce que nous sommes en Vérité. Pour que nous fassions vivre partout en tout cet Être là, en harmonie et non en Chaos.

La Terre peut-elle être en dehors du Champ de Dieu ? Dieu aurait exclu la terre de son être, maudit la planète et ses habitants, maudit l’univers donc, non cela n’est pas ainsi. Même si le corps n’est pas éternel, s’il est mortel, il est aussi nécessaire à la connaissance. C’est pourquoi nous ne devrions pas accroître ce qui le mine et prendre la mesure de nos stupidités, ignorances, méchancetés, de notre cécité, cher Œdipe.

Bon, pour aller vers dieu, il n’y a qu’en épousant la vierge

là tu deviens fils

et épouser la vierge c’est un sacré Job.

Tu vois , si tu vois, que La vierge est Mère de Dieu , et non pas maman de Jésus.

Mère de Dieu, donc Dieu. Puisque par définition Dieu est ce qui est cause de sa création, de ce qu’il est.

Mais si Le Dieu n’est que Matriciel quelle raison y a t il à l’homme, à la conscience, à la distance, au recul, au bien et au mal que nous ressentons, et qui nous questionne ?

s’il n’est qu’universel matriciel, il n’est rien.

De même dieu n’est rien sans l’universel . Mais tout ceci, ces mots sont absurdes, parce qu’il ne se peut pas qu’il ne soit pas sans être ce qu’il est.

C’est uniquement nous qui sommes en cause dans notre genèse.

et Nous, c’est comme Job et son épouse. Tu remarqueras que Dieu obéit à Satan, mais Dieu demande à Satan de ne pas lui ôter son épouse …

On se demande bien pourquoi cela, si Satan était vraiment diabolique absolu

pur démon.

Bref, Satan est un sacré personnage dans cette scène cosmique. Quel masque !

 

 

 

Lettre ouverte à des copains réels

Puisque la lettre est ouverte elle n’est pas virtuelle elle est réelle, tout comme nous sommes des êtres réels de sang et de symbole, des êtres paraboliques ou même des êtres hyperboliques, c’est à dire ayant un parcours en orbite à accomplir. Tout cela s’effectuant dans l’accouchement dans le temps et le temple pur du corps.

Non, nous ne sommes pas des animaux ou des bêtes destinées à la boucherie. Ce n’est pas parce que l’histoire des hommes n’est qu’une alignée de cadavres, de malheurs et d’ennuis, de travaux forcés par des rois tyranniques et sataniques, que cela résume le tout de la condition humaine, de ces horribles hypocrisies qui nous laissent orphelins de nous-mêmes, nous raccrochant tant bien que mal à des vestiges et ruines du divin royaume.

Royaume en cendres donc. Comme la terre si belle jadis, si belle encore dans ses myriades d’oiseaux et papillons, ses lianes et lierres tressés amoureusement par le magicien autour du corps de la fée. Comment pourrions supporter cela, cet avenir là, sans vie ? nous serions facteurs de notre enfer, incapables de trouver les clefs de notre délivrance, prisonniers dans notre cage mentale morte. Morte non pas parce qu’elle est mentale, mais morte parce qu’elle serait menteuse, il serait menteur.

Il est possible de vivre dans le mensonge, le faux semblant, le masque, mais cette existence ne peut nullement nous conduire à ces dimensions supérieures qui nous sont propres, cet ordre des dieux tel qu’ils furent enseignés par nos maîtres en sagesse. De toute cette fausseté, il n’en ressort que trop de souffrances que nous devons assumer coûte que coûte, jusqu’à des points de rupture.

Voilà, c’est peut-être la seule question qui se pose à la conscience. Ce fil sacré. Spirituel donc, fil invisible aux yeux de chair mais non à ceux de l’âme. Reliant la Terre et le Ciel. L’homme et le dieu, l’homme et la femme, comme un seul, un être immortel, fondant cette éternité en nous et nous épargnant la mort.

Ceci ne peut pas être politique, mais se répercute dans le politique. Ceci n’est pas non plus religion mais engendre de la religion, à proprement dit, c’est à dire du tissu d’humanité liée vers un même destin, quelque chose de magnifique et de glorieux, non pas ce glorieux éphémère des scènes passées mais bien cette lumière qui se cristallise en chacun d’entre nous comme pur diamant pur cristal.

Donc, vous voyez, nos existences plongées dans la boue, la vile gelée corporelle ne se transfigure qu’ à certaines conditions, auxquelles nous devons nous soumettre. non pas pour faire plaisir à quelque affreux démon mais parce que c’est le jeu, et que ce sont les règles du jeu, de cette comédie.

D’ailleurs, tout est calqué sur ces mêmes principes, la toile, la peinture, toute œuvre est faite pour signifier l’Œuvre, l’œuf des dieux. Dit par Ses messagers artistes.

Tout cela nous brûle un peu sur les bords, forcément, nous avons tous et toutes sans exceptions un passé et un passif que nous ignorons, des fautes, nous avons un poids qui nous plombe, et nous empêche de voir et d’être transparent.

Alors ? Tout cela pour dire quoi ? Qu’il faut continuer le salut des bêtes, des arbres, de la vie sauvage, des sociétés naturelles, des totems et des tatoués, des rocks et montagnes, des théâtres de fous et de fantasia, etc. dans ce bain fraternel.

Nous avons un héritage parce que nous avons un Père. Que la Mère mis au monde par le Fils. Héritage de savoirs, qui se transmettent et se perdent s’ils ne sont pas transmis.

La Fin, la finalité est un lieu réel où nous avons à nous rendre. Le lieu d’où nous venons, et nous savons que ce serait l’horreur si nous le perdions. Un peu comme un marin serait en perdition s’il ne retrouvait plus sa terre.

Juste pour finir ce billet : c’est bien d’avoir des copains , non pas sur les réseaux virtuels et télématiques mais sur ces tréteaux chauds chauds lapins.  😉

Mon dieu quelle Muse …