Pourquoi donc cette méchanceté ?

Ou cette férocité de certains hommes envers d’autres plus faibles ? Pourquoi autant d’injustices et donc de vengeances qui couvent perpétuant ce cycle infernal ?

C’est comme si nous étions enfermés dans un monde clos sans perspectives ni informations extérieures, pour oxygéner l’atmosphère. Nous n’aurions comme seules références les moments déjà connus, les faits historiques ou prétendus tels. Alors sur ces bases que nous pensons solides et saines nous projetons un futur, mais celui-ci est totalement douteux. Inquiétant. Incertain. Trouble. Comme le climat, et comme les événements  et conflits et inondations, et montagnes qui s’effondrent

et mots stupides qu’on entend vaguement sur les ondes mais qui ne font qu’augmenter le désordre, et l’incompréhension. On en perd son latin, et ne sait plus sur quelle parole il faudrait se fonder pour poser des actes positifs.

Tout cela c’est la résultante logique des appétits des seigneurs de ce monde, soutenus aussi par leurs peuples qui y trouvèrent un intérêt, même minime.

Pénibles ces mondes qui passent leurs temps à se ruiner les uns et les autres afin de faire fortune et rongent la vie sur terre. On se demande comment se fait-il que nous ne soyons pas plus malades, affaiblis par ces nourritures et médicaments ingurgités, comme des hommes élevés en batterie dans des zones concentrationnaires polluées.

Et pourtant, dans cet ensemble sinistre, il y a des talents qui arrivent à émerger, et rendre de la vie et de la beauté, de l’espoir.

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Savons-nous ce que nous voulons ?

Voulons-nous savoir qui ou quoi a fait la terre, qui a fait ce qu’est la terre ? Ce n’est pas en allant dans une grotte que nous sommes dans la terre, ni en étant enterré, non plus qu’en pénétrant dans le corps d’un autre, non.  Il faut bien tout cela cependant comme expérience et comme saveur du vivant.

Il est vraisemblable, pensable que la terre est l’expression dans un lieu propice des pensées et sentiments d’un monde inversé. Comment dire ? la terre est l’inverse du Royaume, ou le Royaume s’y est versé.

Y a été renversé. Comme dans un grand tableau habité de formes vivantes, de présences, le double de toutes les présences vivantes. Alors si sur terre Tout y est, bien et mal y sont nécessairement, jour et nuit alternativement.

La Terre est Respiration de l’univers en un lieu singulier. Respiration d’autant plus heureuse qu’elle est peuplée de formes naturelles et harmonieuses, et que nous puissions les entendre et les apprécier, comme le Chant, la voix des dieux.

Pourquoi donc ne vouloir que des créatures artificielles dans notre environnement ? des objets faits de mains d’hommes esclaves et de robots, fabriqués dans la souffrance et l’ennui ? pour en tirer quelle gloire éphémère ?

La terre ne serait-elle qu’une usine absurde ? d’entités démentes prises dans la boucle énergétique des combustions et dépenses n’ayant aucune issue de secours , aucun sens, rien à savoir sauf leur mort ? Et encore …

Même la mort nous échappe si nous ignorons radicalement ce qu’est la vie et la source. La mort nous échappe, c’est à dire que nous n’échappons pas à la mort.

C’est pourquoi dans la mesure du possible nous devons savons ce que nous voulons.
Être ou ne pas Être ?

 

voix aiguë et voie grave.

Nous passons trop de temps à travailler pour des choses inutiles, répondre à de faux besoins , ou des besoins liés aux circonstances, qui transforment de façons négatives le milieu naturel . Nous ignorons tellement de choses de la nature, de l’ensemble des êtres terrestres, de la notion d’instinct qui habite bêtes et plantes, de leurs osmoses,de cet aspect de fusion des êtres avec la terre, & même avec le cosmos que nous, nous sommes naturellement hors norme , hors sol pour tout dire avec un mental dont nous usons mal, que nous rechignons à modifier alors qu’il y a tant à faire, au niveau de sa simple transformation, de sa connaissance et de la mise en pratique de règles de vie simples, à ce rythme, là, non seulement nous perdons la terre, mais nous perdons notre vie, malgré tout l’amour que nous pourrions manifester.

la question morale est une question non de morale dictée par des nécessités contingentes mais pour sauver aussi ce qui nous précède…

mais bien sûr tout est fait pour nous retenir prisonnier de ce monde absurde . du moins on n’entrevoit pas d’issue. surtout par les systèmes.


Un exemple, les moustiques, arrivent bien à s’adapter à nos poisons,, à tel point que leur piqûre devient véritablement douloureuse puisqu’ils nous rendent les poisons que nous leur avons envoyé. Pouvons persister dans cet empoisonnement du monde ? soumis à de faux impératifs

Enfin La beauté

Étienne Moulinié (1599-1676): Enfin La beauté

Enfin la beauté que j’adore, Me fait cognoistre en son retour. (x2) Qu’elle veut que je voye encore Ces yeux pour qui je meurs, Pour qui je meurs d’amour. Mais puis que je revoy La beauté qui m’enflamme. Sortez mes desplaisirs, Hostez-vous de mon âme. (x2) Le ciel voyant que son absence, M’oste tout mon contentement. (x2) Octroye à ma persévérance La fin de mon cruel, De mon cruel tourment. Mais puis que je revoy La beauté qui m’enflamme. Sortez mes desplaisirs, Hostez-vous de mon âme. (x2) Mes maux changez-vous en délices, Mon cœur arrestez vos douleurs. (x2) Amour bannissez mes supplices, Mes yeux ne versez plus, Ne versez plus de pleurs. Qu’et puis que je revoy La beauté qui m’enflamme. Sortez mes desplaisirs, Hostez-vous de mon âme. (x2)

Une jeune fillette – Jehan Chardavoine – Renaissance française

 

Paroles: Une jeune fillette de noble coeur Plaisante et joliette de grand’allure Contre son gré on l’a réduit nonette Cela point ne lui haicte dont vit en grand douleur Un soir après Complies seulette était En grande mélancolie se tourmentait Disant ainsi douce vierge marie Abrégez moy la vie puisque mourir je dois Mon pauvre coeur soupir incessamment Aussi ma mort désire journellement Qu’à mes parents ne puis-je mander n’écrire Ma beauté fort empire je vis en grand tourment Que ne m’a t on donné à mon fidèle ami Qui m’a tant désiré aussi ai- je moi lui Toute la nuit me tiendrait embrassé Me disant sa pensée et moy la mienne à lui Adieu vous dis mon père ma mère et mes parents Qui m’avez voulus faire nonette en ce couvent Ou il n’y a point de réjouissance Je vis en déplaisance je n’attend que la mort La mort est fort cruelle à endurer Combien qu’il faut par elle tréstout passser Encore est plus grand le mal que j’endure Et la peine plus dure qu’il me faut supporter Adieu vous dis les filles de mon pays Puisqu’en cette abbaye me faut mourir En attendant de mon Dieu a sentence Je vis en espérance d’en avoir réconfort