Une jeune fillette – Jehan Chardavoine – Renaissance française

 

Paroles: Une jeune fillette de noble coeur Plaisante et joliette de grand’allure Contre son gré on l’a réduit nonette Cela point ne lui haicte dont vit en grand douleur Un soir après Complies seulette était En grande mélancolie se tourmentait Disant ainsi douce vierge marie Abrégez moy la vie puisque mourir je dois Mon pauvre coeur soupir incessamment Aussi ma mort désire journellement Qu’à mes parents ne puis-je mander n’écrire Ma beauté fort empire je vis en grand tourment Que ne m’a t on donné à mon fidèle ami Qui m’a tant désiré aussi ai- je moi lui Toute la nuit me tiendrait embrassé Me disant sa pensée et moy la mienne à lui Adieu vous dis mon père ma mère et mes parents Qui m’avez voulus faire nonette en ce couvent Ou il n’y a point de réjouissance Je vis en déplaisance je n’attend que la mort La mort est fort cruelle à endurer Combien qu’il faut par elle tréstout passser Encore est plus grand le mal que j’endure Et la peine plus dure qu’il me faut supporter Adieu vous dis les filles de mon pays Puisqu’en cette abbaye me faut mourir En attendant de mon Dieu a sentence Je vis en espérance d’en avoir réconfort

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