Séparation, oui ou non ?

Ben non, rien n’est séparé. Rien ne nous sépare. Sauf l’existence de ce qui nous sépare dans cette existence, ou même ce qui nous sépare de cette existence. Qu’est-ce que c’est la distance, l’espace, le temps, ce rien qui s’insinue entre nous et qui nous donne cette illusion d’être distincts les uns des autres alors que le Tout ne peut Être qu’Un, inaltéré. Sauf ce qui l’altère, et qui se trouve ici.

Bref, en quelque sorte, Dieu, Rien, Un ou Zéro, c’est le même. Une fois dit ça, que deviennent les hommes dans la pluralité de leurs formes, la diversité sans fin de leurs existences, comme une poussière infinie de molécules, cellules,  de moments., et actes ?

Il est assez difficile de confondre l’innocent et le coupable. Imaginons donc que nombre d’horreurs sont aussi de notre fait, dans le cas précis où rien n’est séparé, que nous procédons du même. je ne dis pas que c’est tout à fait faux, ni tout à fait vrai, je dis juste que nous aurons du mal à nous sentir unis avec ce que nous réprouvons.

D’ailleurs cet impossible ne nous est pas demandé. Nous ne pouvons à la rigueur faire qu’une seule chose, ce serait d’aimer ceux qui sont sur la rive adverse. De l’autre côte des montagnes qui en réalité nous séparent. Et réciproquement, qu’ils nous aiment.

Ceci me fait penser à cet être qui seul nous unit et qu’on nomme Christ, comme un Bouddha serein apaisant, celui qui vient te raccorder avec toi, faire en sorte que tu ne sois plus trop séparé de toi-même.

Or, le « je suis » aussi éloigné soit-il est bien présent en nous, à condition que nous le fassions vivre.

Ave quelle lampe, Diogène ?

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Force Brute

Ou Bête ?

Nous ne redoutons pas tellement la nature sous son aspect de bête, elle nous embête c’est sûr, elle n’est pas commode, elle est capricieuse, teigneuse, rusée, elle prolifère et envahit, mais bon, on est toujours arrivé à avoir le dernier mot. Plus dur dès qu’il s’agit d’un homme brute ou bête, ou les deux à la fois. Et s’ il est en nombre, cela devient compliqué. Pourquoi donc existe-t-il des hommes rendus à l’état de bête brutale, ce qui fait la frayeur des gentils ? Est-ce que c’est une créature de ces sociétés déséquilibrées, de ces morales mais qui n’ont aucun fondement excepté celui de tenir à merci les masses en les asservissant, en canalisant leurs énergies comme on maintient une cocotte minute sous pression et lâchant parfois des jets de vapeurs par la soupape ?

Et si la pression est trop forte on arrive toujours à fabriquer des guerres, comme des combats de coqs, qui ont pour effet de rendre esclave les vaincus, et les obliger à servir le vainqueur. On dirait que les états se sont composés ainsi. Manipulés par les plus malins, forcément. Non par les meilleurs. Les plus malins, les plus rusés, et cultivés qui semblent bien se moquer du destin, et d’autrui dans la mesure où ils sentent protégés, à l’abri derrière leurs forteresses. On voit que ça continue à se construire ce genre d’édifice, à la fois par les plus bruts de décoffrage en béton, pour occuper leurs temps,  les maintenir à distance et les loger dans des tours qui se délabrent qu’ils auront eux-mêmes construits.

Le tableau n’est pas si noir, dans le monde, rempli de brutalités et de bêtises, de défauts et violences conjugales il y a de la bonté, de la lumière, de la réflexion, des penseurs, des artistes, de la connaissance, plus que dans les sommets qui font illusion. Conférences au « sommet » … tu parles. Ça, c’est pour faire croire, mais tout se passe dans l’arrière cuisine. Pour quelle domination « mondiale » ? c’est à dire du monde, des hommes dans le monde.

Les tenir et non pas les servir. Tenue, la Bête est explosive dès lors qu’on la lâche.

La faute en incombe non pas aux plus modestes mais à ceux qui sont censés diriger le monde mais qui en fait n’arrivent qu’à sa produire dégradation.

On peut se demander pourquoi les états, ou sociétés investissent si massivement dans tout ce qui détruit, même le Mental même l’Esprit.

Va falloir que je me réveille …

 

Pourquoi tous ces renoncements ?

Est-ce parce que nous savons la violence de ceux qui détiennent les pouvoirs, cela depuis des lustres, comme des seigneurs. Ces appareils politiques, ces meutes et hordes de loups armés qui ont brisé les vies, ou disons les ont fait se soumettre, ne peuvent rien céder. Ça parait génétique, c’est probablement des questions d’héritage.

Quelle commune ou communauté aurait le pouvoir de décréter la fin de la chasse à courre ou des pesticides sur son territoire en supposant que tous les locaux le veuillent ?

Si cela ne risque pas d’arriver, c’est qu’au fond il y a à la fois une grande inertie, passivité, indifférence, manque d’information,  ou des intérêts mal compris. Tout le monde s’avère être peu ou prou complice de ces états de choses, du fait d’avoir une niche plus ou moins rassurante en fin de compte, chacun pour soi. Et puis on continue, ou pire on alimente les processus néfastes, si on y gagne ses sous. Bref, le monde est pris à son propre piège, même s’il sait que cela n’est guère reluisant, si les cancers font des dégâts, ou les générations suivantes sont dans la révolte face à ce que les parents leurs ont imposé. Combien de jeunes tombent dans la drogue, pour oublier ce qui leur arrive ? Il est évident qu’ils perçoivent la montagne de négatif devant eux, comme quand on perd ses illusions d’enfance. Ce qui se produit beaucoup plus tôt qu’on croit. les petits voyant bien dans quel monde on les a jeté.

J’écris tout ceci en songeant aux désirs d’indépendance des pays comme la catalogne, ou des autres régions du monde face aux états puissants mais qui s’avèrent tous être des monstres bafouant les hommes, la nature, la vie en général. Ils ne respectent rien, sauf les moteurs économiques, les chiffres et indices financiers, et ceux qui sont au sommet et décident des directions, leurs clans ou castes, même si entre eux , ils se déchirent et sont prêts à enclencher des guerres, la force étant leur seul motif.

Comme on dit que le plus fort gagne. Eh ben …

Nous avons tous ce qu’ils ont fait de nous avec leur puissance, leur feu nucléaire, chimique, bactériologique, etc.

le brouillard

la brume, épaisse.

non pas celle de dehors , quoique celle-ci soit claire.

j’avais oublié quelque chose, ça me revint, puis à nouveau, disparu mais là, ça va.

Juste dire que nous ne sommes rien seul.

« Dieu ne se trouve pas tout seul » m’écrivais-je sur un papier . Regardez comme cette phrase est à double sens.

Quand je dis dieu, je pourrais aussi bien dire « moi ». moi, s’entend aussi à deux sinon moi seul suis sourd.

Alors certains solitaires ont la chance d’entendre le silence qui leur parle et d’autres gens seuls n’ont pas cette possibilité.

C’est pourquoi un homme risque  de se retrouver bien seul. sans voix.

dire qu’il est bien seul , ça reste partagé .

 

Deux choses

Celui qui est né, est-il né pour mourir ou continuer à vivre ?
Étant né on peut croire qu’il ne peut pas non plus disparaître, quelque soit ses actes, ou sa pensée ?
Cela revient à s’interroger sur les effets du mal et du bien, sur le paradis, l’enfer, le salut ou la perdition.
Comment dire, l’enfer peut être là, le paradis aussi.
Le bonheur est un paradis visible, tout comme le malheur peut être un enfer. Mais rien de ceci n’est sûr, c’est selon.
Alors que vise-t-on, que veut-on ? pour soi et pour les autres ? faire croire que nos maux ou nos biens ouvrent au paradis comme un portail automatique, c’est probablement erroné. Tout comme penser qu’il n’y a rien après la mort, ou qu’il y a salut sans condition.
Tout ceci est un peu brouillon, j’en conviens. C’est un brouillon, non pas pour embrouiller, n’est-ce pas.
Quand Dante se promenait en enfer, il n’y était pas. Et était-il davantage au paradis ou bien hors de tout cela comme quand on va au zoo ?

Lettre à Myriam

Je suis très content d’avoir regardé la vidéo sur la conférence d’Hervé Juvin. Cela ne m’apprend rien de nouveau au fond. Mais cela m’a permis de voir que des groupes intellectuels ayant des positions complètement opposées aux miennes à un certain niveau peuvent également énoncer des vérités plutôt justes par ailleurs, d’où la difficulté pour s’y retrouver.
En fait, plus simplement, il s’agit de comprendre que nul parmi nous ne détient l’entière vérité. Quelque part nous sommes bien obligés de choisir notre camp, notre bord, gauche ou droite, et pourquoi pas libertaire. Donc libertaire sans être libertarien, soucieux de la survie sans être survivaliste. Ou encore individualiste sans en faire un absolu. Ce qui est inouï c’est de lire ou d’entendre des gens énonçant des propos tout à fait exacts quant au danger que représente la technoscience , comme source d’un possible totalitarisme, citant Gunther Anders, Annah Arentd, Heidegger, pic de la Mirandole, ou Theilard de Chardin, penseurs qu’il est difficiles de taxer d’emblée de fascistes. (hormis Heidegger qui reste douteux).

S’agit-il de pure récupération des concepts ? mais qui cache une intention non dévoilée ? Quelque projet de société inavouable ? ou même une volonté de puissance en arrière plan, et non une libération inconditionnelle ?

Je comprends le désarroi du monde face à tous ces courants d’opinions, et moi-même m’y perd un peu. Et que dire de ceux qui n’ont ni le temps ni la culture pour étudier tous ces choses là, qui sont plongés dans leurs tâches, pris dans le tourbillon inexorable.

En dernier recours il nous reste une Nature. Non pas en tant qu’idée, mais en tant que Mère. Ce qui nous conduit tout naturellement à nous interroger sur la notion de Père, ou à la notion de Dieu, non pas en tant que « personne » mais bien en tant que concept. Père et Mère devant nous apporter la réponse, ou pour le moins, des clefs de connaissance de soi, donc de libération.

J’entends d’ici mes amis qui protestent déjà de cette dualité à leurs yeux arbitraire. Et voient-ils combien ce monde est déchiré ? Faut-il qu’il le soit pour que nous le comprenions davantage ? Passons.

Je saute à autre chose, une autre lecture des choses. Dieu ou rien ? le haut ou le bas ? Vois, hier, j’ai causé de dieu sur internet avec des athées, très bien. Cela s’est passé sans conflit, ni moquerie. Je suis légèrement polarisé sur ce sujet là. Disons, pour faire court que nous avons deux voies possibles, la vie ou la mort.

Maintenant savoir ce que nous « advenons » au-delà n’a guère d’importance. Il y a une logique à tout, ou bien une justice. Celui qui souffre retire beaucoup plus de vie que celui qui fait souffrir. A condition de ne pas perdre le fil de sa vie. Autrement dit, si on pense dieu en termes de paradis, enfer et compagnie, c’est bien ici bas que tout notre dieu se joue et non plus au-delà. Difficile de faire admettre ça à des sceptiques, ou des gens convaincus qu’il n’y a rien ensuite. Le problème n’est pas de se fonder sur ce qui sera mais uniquement sur ce qui est là. (tous nos mots demeurent insuffisants )

Là , c’est moins fou que tous ces projets insensés de technique, de progrès, de soumissions à des dogmes, ou des puissances carrément malfaisantes d’argent, inconscientes des dégâts qu’ils commettent en amassant des fortunes, comme le font des voleurs.

Je reviens à cette frayeur que nous pouvons avoir en songeant à ces transhumances moutonnières des hommes qui veulent fabriquer de l’humain en série. Ils se casseront la pipe, soyons rassurés.

Bises et réussite pour tes créations.

E.

Hervé Juvin – Les perspectives du transhumanisme

Miscellanées

Conférence d’Hervé Juvin, essayiste et économiste français, au Parlement européen le 31 janvier 2017

La condition politique repose sur la séparation des groupes humains qui assure leur diversité. Jusqu’ici cette séparation entre les hommes provenait de la langue, des mœurs, des lois et des cultures, et se traduisait par le phénomène universel de la frontière : on traçait des séparations matérielles entre «nous» et les «autres». Il s’agissait d’une séparation géographique, matérielle, et horizontale.

Depuis une trentaine d’années, on assiste à un phénomène nouveau, une forme de transgression qui se traduit par le « tout est possible » ou « le monde est à nous ». Tout cela est en train de faire naitre une nouvelle séparation qui bouleverse radicalement tout ce qui faisait société.  Cet espoir un peu fou, c’est le transhumanisme : il propose de s’affranchir totalement de la condition humaine et veut en finir avec toutes les limites, toutes…

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Hervé Juvin – La grande séparation

Miscellanées

Le mouvement en cours est le reflet confus de la grande séparation à l’oeuvre, la séparation d’avec la condition humaine que la révolution capitaliste appelle de ses voeux.

Grande séparation, vraiment. Séparation entre l’homme et le monde, l’homme et la nature, l’homme et lui-même, pour en finir avec la politique, et avec la séparation des hommes entre eux.

Fabrique d’un homme nouveau, l’homme hors-sol, l’homme de rien , sans mémoire et sans foi, l’homme du droit et de ses droits. Expulsion de la nature, du jardin de l’autre et des autres, au nom de l’idéologie du même et du rêve de l’unité planétaire. Et révolution anthropologique aussi violente qu’inconcevable et pourtant tellement là, tellement déjà là, qu’elle laisse sans voix, sans mots et sans intelligence ceux qu’elle confond et éblouit. […]

Individu : l’homme de la grande séparation ; celui qui se sépare de toute définition ; celui…

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Par où commence l’esclavage ?

Parce qu’il a bien fallu que cela commence quelque part pour tenir le monde en otage. Ce n’est pas normal. Naturellement, il n’y a pas d’esclavage, au sens où nous l’entendons. Les abeilles ouvrières ne sont pas esclaves, les fourmis dites esclavagistes ne sont pas différentes de celles qu’elles tiennent prisonnières, en somme nous ne pouvons trouver nos prétendues civilisations dans les modèles de la nature.
Nous sommes exceptionnellement horribles pour notre capacité à faire souffrir et nous venger sur le dos de nos victimes, tout comme en sens inverse nous sommes capables de produire des œuvres sublimes.

Faut-il tout ce mal pour obtenir un bien ? Comme si le mensonge était nécessaire afin d’atteindre la vérité ?
On dirait que la condition humaine est un immense châtiment, mais rien ni personne n’ouvre la porte, sauf celle qui nous mène au néant, à la béance du vide.
Ce ne sont pourtant pas les auteurs et penseurs qui manquent pour pointer du doigt les effets délétères de toutes nos sinistres productions, nos basses œuvres, de nos murs dressés qui entravent la vie.
Les hommes sont affreusement prétentieux à se croire au-dessus de la nature ou de dieu, ou des dieux peu importe. Se croyant maîtres des événements ils n’engendrent que désordres en voulant donner des ordres, ils croient tromper le monde, mais en fait ils ne trompent qu’eux-mêmes.
Les forces du mal paraissent avoir une grande cohérence, marcher comme un seul homme mais en fait non, ce n’est qu’une sorte de coquille vide et forcément assassine des innocents, de ceux qui osent dire et dénoncer les maux.
Bien sûr ils sont effrayants, c’est leur rôle, le masque qu’ils portent, et leur déité si je puis dire, si tant est que le diable qu’ils servent puisse être considéré comme tel.
Il est plus que nécessaire de ne pas s’y pencher trop longuement, et voir au contraire le monde inverse et lumineux que la nature nous donna.
je dis « donna », parce que désormais ma donna ne donnera pas plus. Elle aussi a des limites.
Vous ne voudriez tout de même pas qu’elle donne sa vie et en meure ?
Eh bien pour le Christ c’est le même topo, il donna sa vie mais garda sa mort.

Ensuite les hommes malins n’en firent qu’une cuisine aux sentiments mauvais, et faux.
Les peuples heureux, simples, joyeux, francs, libres n’eurent pas besoin des leçons de notre monstrueuse cité.*

Mais ceci dit, ce n’est pas pour réduire à néant celle-ci, parce qu’elle porte en elle malgré tout des fruits vraiment bons, mais réduire la part négative avant qu’il soit trop tard. Bref, délivrons la du mal. Et là, je vous demande, en quoi il consiste si ce n’est pas l’esclavage ? de quoi ?

 

 

C’est pas d’la littérature

C’est pas d’la littérature
Voir dans quel état lamentable se trouve la nature
les poussins qu’on jette
comme des feuilles mortes
les cochons dans des camions
l’air gavé de poisons
et les arbres qui désespèrent
attaqués partout de chenilles
de papillons qui les ravagent
la nature elle-même la sauvage
se meurt épuisée
abandonnée.

Ce moment des hommes, parce que cet état là n’est dû qu’aux hommes,
c’est le signe de leurs funérailles
la terre comme un cimetière en friche où ne poussent que des plantes indignes
des lierres et lianes écrasant les chênes
des champignons absents
des châtaignes malingres et rongées de vers
des chenilles en procession devant les hommes
ivres et qui n’osent plus vivre vraiment
mais se mentent, se vêtent de nylons
issus des ventres chimiques
et mangent des plastiques
au lieu des bonbons.

Monde laid monde inculte
pour la raison simple
que la nature est la première culture
l’unique objet à connaître
vaste et miraculeuse
exception dans cet espace retiré
coupé des dieux comme un cordon ombilical
dont ne subsiste qu’une mémoire faible et endormie
une flamme à ressusciter sans cesse
en lui rendant un culte
sans adorer son cul
de sac où tu meurs.

Bon voilà,
c’est pas d’la littérature
ces terres couvertes de daturas
et ces datas
qui mettent nos os en boite
comme si nous étions des rats