Hier un oiseau

Hier, un oiseau s’est posé sur le rebord de la fenêtre, un rouge-queue. Je ne suis pas arrivé à l’identifier de suite, il m’avait aperçu, il s’est donc enfui. Je pris par conséquent mon bouquin sur les oiseaux et parmi ceux-ci, le reconnus. En fait c’est un couple qui s’est dirigé vers notre maison attiré par un nombre considérable de mouches comme cela a lieu chaque année, à peu près à la même date, dans cette période des derniers jours chauds et ensoleillés. Les mouches viennent se chauffer sur nos murs. Bon, il n’y a pas que les mouches, il y a aussi les punaises des bois, qui fuient les vignes pendant les vendanges mécaniques, la grosse industrie du vin dans un cadre de monoculture intensive.

Bon, rien de grave, juste une réflexion. Primo, en consultant le livre sur les oiseaux, j’ai lu que la nourriture des passereaux était pour beaucoup faite d’insectes et de baies  incomestibles pour nous. Eh bien, il n’est pas étonnant que nous ne voyions plus tous ces adorables oiseaux vu la quantité d’insecticides que nous répandons sur ces laides monocultures et qu’il ne reste que les plus tenaces indigestes pour les oiseaux, dont la punaise fait partie. Les vignerons n’ayant pas à arroser leurs vignes d’insecticides puisque la punaise ne nuit pas au raisin. Celle-ci n’est guère appréciée des oiseaux à cause des gaz infects qu’elle dégage quand on l’agresse.

Toutes ces industries agricoles, qui minent les sols, et les bêtes, appauvrissent plus qu’ils n’enrichissent. C’est un véritable crime contre le vivant. Oh, pour l’ignorant, le citadin qui ne se préoccupe pas de cela, mais préfère se questionner sur la dépense énergétique, et les rendements financiers, sur l’efficacité, et les meilleurs placements, ce qu’on nomme pompeusement et trompeusement les investissements,  tout cela passe inaperçu.

Pendant ce temps, nous ne voyons plus tellement de pouillot, de fauvette ou de roitelet huppé. Comment pourrions nous vivre sans eux ?

Ceci dit, le citadin doit avoir aussi des nécessités que les ruraux ignorent. Serait-ce juste une question de survie ? Si tel est les cas, tout semble compromis à un destin funeste, vu les engagements pris, les conflits, les concurrences honteuses que se livrent les hommes pour assouvir je ne sais quel besoin de dominer et de posséder, cela produisant son lot de souffrances.

Les hommes seraient ils sadiques par inconscience ? ou suicidaires.

De façon certaine, citadins et ruraux sont dans ce même naufrage, en train d’essayer de survivre. Bien sûr ceux qui disposent de tout l’espace localement, ou financièrement non. Ils n’éprouvent aucune honte à laisser ce monde crever.

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