Le temps n’est plus ce qu’il était

Non pas le climat, même si celui-ci est détraqué, non le temps, le présent, si on l’observe à la loupe, on l’aperçoit qui fuit totalement et bizarrement. Songer au présent c’est aussi vide qu’un rêve. Toute seconde, que dis-je tout milliardième de milliardième de seconde est irrécupérable engloutie dans le passé, aussi lointain que les temps géologiques, aussi absents, intouchables. C’est pourquoi on le qualifie de néant, de rien. La seule proximité qui demeure est d’ordre spatial, il nous reste une proximité avec l’espace, entité vide, abstraction ou conception de notre esprit. Que l’on tente de géométriser, auquel on attribue  une courbure. Bref, une fois que nous avons évacué le temps et l’espace, que reste-t-il ? Une perception un couloir qui transite par nos yeux et passe par le cerveau le cœur et nos boyaux comme un autre cerveau, tout cela pour que nous nous structurions autour de cette immensité vide, ou en dedans comme dans le ventre d’une baleine.

Un fois que nous avons dit ces choses et enfoncé des portes ouvertes, il nous importe donc de bien voir la qualité des êtres vivants, de prendre la mesure exacte de leur beauté, des forces présentes dans la nature, et essayer de nous retrouver en vie. Bien entendu cette exigence passe par l’humain. Comment pourrions-nous nous passer de ce que nous sommes ?

Ce temps est inouï. songez que votre voisin le plus immédiat n’est pas du tout dans le même présent que vous. Que l’image que vous en avez, la lumière mettant un certain temps à venir jusqu’à vous, crée un décalage de temps. De même en tous les objets qui composent notre corps. Donc qu’il n’existe aucune simultanéité nulle part au sein des éléments épars. Et cependant nous concevons cette entité abstraite temps comme universelle et forcément unique. Je crois que Kant en parle.

Mais nous ne pourrions dire non plus qu’il n’y a que le rien qui existe. et que tout s’évanouit dans le néant., ou s’y abîme. Regardez comme nous nous souvenons et comme nous  prévoyons, anticipons. Nous nous situons dans un Présent plus grand qui dépasse le temps. C’est cette dimension éternelle en nous.

Une fois que nous avons dit ceci, il y a tout à accomplir et tout à se souvenir. Là, c’est fonction de nos actes. dont nous aurions du mal à dire que tous sont équivalents et que l’univers est indifférent. en quelque sorte l’univers répond toujours à ce que nous semons.

Publicités

Si cela vous inspire ...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s