Si nous ne savons plus vivre

Si nous avons perdu cette idée première de ce qu’est vivre, nous ne pourrons que tomber malades, succomber sous les violences de toutes sortes, notre existence devenant  une aberration : trop de travail inutile, trop d’enfants livrés à eux-mêmes n’ayant pratiquement plus  de liens avec les anciens, ou avec les voisins, n’ayant plus aucune idée de ce qu’est le travail de leurs parents qui sont reclus dans des usines monde clos et séparés de la vie, mondes isolés pour mieux asservir les travailleurs, bref, quand un couple rentre vidé de son boulot, les enfants n’ont plus que des écrans pour remplir leur temps, c’est l’horreur affective. Ce n’est plus en prêchant que les choses vont se transformer, s’il n’y a pas une présence effective collective qui seule édifie l’être humain. L’école ne peut pas remplacer l’amour. Ce n’est pas son rôle. L’école peut certes fabriquer des robots super doués en maths, mais en vue de quel monde futur ?

Nous sommes à une époque dramatique, et ce n’est pas exagéré de le dire. Une époque dangereuse. Nous formons un corps sur cette terre, un corps qui emprisonne la vie au lieu de laisser la vie se dérouler sans trop de contraintes. Il n’est pas évident d’avoir une représentation exacte du filet tissé serré qui enserre tout dans ses rets. On parle de système capitaliste, mais c’est bien plus que du capitalisme. C’est une globalité spirituelle, matérielle et scientifique qui produit cette trame. L’image des égrégores parle assez bien, c’est comme une entité agissant de concert dans une direction précise  décidée par une poignée de gens. Comme dans toutes les sectes. Puis ces sectes se livrent à une guerre par états interposés, sous couvert de morale mais en fait il n’y a que ces luttes des idéologies, croyances, mots sur lesquels s’appuient les états. Avec une constante : partout les populations sont soumises.

Engagés dans ces modes de vie sans vie, de gens comme des zombies derrière leur écran plat ou leur téléphone tactile, le conte, le rêve, le jeu est vidé de sa substance, il ne reste plus qu’une existence dans une sphère imaginaire mais qui est coupée du naturel et des forces  présente dans la Nature. Ces courants magnétiques des appareils électriques ne véhiculent plus les mêmes ondes bénéfiques.

C’est banal, mais le monde n’est pas une image sur écran. C’est aussi un corps. Voyez, nous sommes en corps à corps avec la terre, avec les esprits vivants qui l’animent, tandis que derrière nos écrans c’est un monologue avec sa mort, si nous ne mettons pas les informations dans le monde réel , si nous n’arrivons pas à incarner le signe.

C’est pourquoi tout dans nos façons de se nourrir, de penser, d’aimer, désirer, d’élever les enfants, tout dans nos possessions est à revoir. Nous ne sommes pas loin d’avoir tout faux, dès lors qu’on voit ces paupérisations atroces qui se profilent, ces amplifications des maladies malgré les faux experts qui veulent nous prouver que tout va mieux.

Il suffit de voir le monde pour se rendre compte qu’il est mal en point.

 

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