À quel prix ?

La ville grouille de monde, les commerces débordent de marchandises, c’est la profusion, le règne de la consommation, les terrasses sont pleines à craquer de jeunes gens oisifs, aisés. C’est chaleureux dans les bistrots, on dirait une grande fête collective heureuse. Certainement vrai pour les chanceux des centre-villes, moins pour ceux qui passent leurs heures à approvisionner ce monde, et fabriquer dans ces conditions de répétition à longueur de journée, se plier à ces gestes d’automates. Il faut se soumettre à cela si l’on veut vivre. Il se faut se rendre totalement à ces impératifs industriels inhumains, et faire abstraction de son existence, de sa souffrance et croire encore à quelque chose… Le monde est tenu parce que nul n’a envie de mourir.

Il faut dire qu’on nous conditionne sérieusement, avec ces images publicitaires où tout le monde sourit aux anges, ou bien triomphe de bonheur sur des podium olympiques. En fait le monde passe son temps à fabriquer des sphères illusoires, chacun la sienne, on canalise tel public pour tel spectacle, tout est dans des circuits et des tuyaux bien cloisonnés non communicants entre eux, séparation, étanchéité, monde divisé. Les gens ont tout de même quelques lieux de communication et d’échange, mais les cercles sont plus restreints qu’on pense. Nombres de jeunes gens ne savent pas qu’il y eut quelques manifestions contre la réforme de l’université. Qui parmi les millions de citadins connaît ou se penche sur le monde sauvage et ses problèmes de survie ? là encore il y a une séparation forte. Partout tout est séparé, les cercles et cultures différentes ne se fréquentent pas. On connaît à peine son voisin de palier.

Alors avant que se réalise cette union des âmes et des esprits dans une sphère supérieure, la séparation existe. Vous pourrez toujours essayer de communiquer, chacun reste sourd à l’autre. Chacun est enfermé dans son monde, son histoire, ses livres et ses croyances.

S’il existe un lieu commun, un lieu où nous pourrions parler d’être « un » et où nous ne serions pas derrière nos masques, ce lieu n’est pas encore cristallisé en nous. De telle sorte que le nous n’existe pas encore, sauf de façon très ponctuelle, très minime. C’est vrai nous sommes Un. Il y a continuité entre tous les êtres, mais en quel lieu de l’être ? pour l’heure, ce lieu, s’il n’est pas pensé, exprimé, aimé, n’existe pas. Nous sommes des étrangers les uns aux autres. et même étrangers à nous-mêmes, séparés de notre réel. 

De tout ceci, il en ressort une formidable soumission ou perdition collective. Un monde qui se dirige vers quelque chose d’assez affreux s’il n’y avait eu ces êtres de lumière, pour empêcher ce naufrage et prendre sur eux ces fautes, ces défauts d’hommes. Parce que les hommes ont aussi cette face horrible et noire, qui leur donne l’aplomb et la puissance dans ce règne. ( ils sont brillants ces démons qui agissent dans les coulisses secrètes des pouvoirs et conspirent, calculent et convoitent, fins stratèges, pourvoyeurs de mort)

Ce qui se présente, transhumanisme, intelligence artificielle, surveillance généralisée, contrôle des flux d’argent, ce qui laissait une certaine liberté aux gens qui pouvaient choisir leurs produits, etc., information canalisée pour tel public, bref nous ne sommes pas sortis de ce monde là.

Et pourtant, les œuvres peuvent être assez grandioses. Babylone, à quel prix ?

Je ne sais pas si cette cité là a à voir avec la cité céleste, d’où théoriquement tous les êtres sont issus. Le taxi pour s’y rendre à nouveau ? une idée ? 😄

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