les mots ne nous font guère avancer

Je profite d’une coupure de courant pour me déconnecter, poser un moment mes bagages, souffler et m’interroger sur le sens de notre existence.
Il est possible que tout a déjà été écrit, qu’il n‘y aurait rien à rajouter, qu’il suffirait simplement de vivre en fonction de ce qui a été exprimé. Mais nous laisse-t-on le choix, ou l’espace pour accomplir nos volontés en conformité avec les idées émises par les sages, les penseurs, et les prophètes ? C’est là que ça achoppe. D’abord, parce que ces idées sont voilées, cachées, et si d’aventure quelques uns les connaissaient en vérité, dans leur profondeur, cela reste une frange du monde qui en a accès. Pour la grande majorité, il n’est offert que des objets consommables, même les meilleurs livres ne donnent pas les clefs pour aller au jardin. Il ne sont que des propositions pour refuser ces règles du monde. Et celui qui les rejette se trouve bien seul ou démuni, face à la montagne de nuisances et de souffrances que le monde met en œuvre.
C’est peu de dire que ce monde est gouverné par le diable. Cette métaphore du prince de ce monde n’étant pas vraiment admise non plus. Chacun préférant attribuer à tel roi, ou tel ministre tous les défauts visibles, tous les errements et erreurs. Dans ces conditions, il est illusoire de croire que le fait de changer la tête de celui gouverne va changer en profondeur les choses, et apporter du bonheur. Le monde croit à la politique, c’est à dire à la validité des décisions d’un prince. Et chacun y contribue, ou s’oppose. Dans ces conditions, le monde se dirige en fonction des opinions, et des envies. Les appétits fabriquent une dynamique collective. Nul ne se sentant responsable du mouvement collectif. Chacun trouvant légitime cette demande collective, et s’y inscrit comme si cela coulait de source, comme si c’était normal, parce que c’est autorisé.
Ce qui fait autorité dans le monde ouvre pour les individus des perspectives, des moyens pour vivre, des subsides et des espaces dans ce sens. Tandis que cela ferme les autres possibilités ou les restreint, pour ceux qui s’y opposent. Il devient impossible pour ceux qui veulent échapper à ces règles qu’ils jugent mauvaises pour eux-mêmes, toutes ces œuvres dans lesquelles ils ne se reconnaissent pas, ou ont cette fâcheuse impression de perdre leur temps et leur existence. Que ce soit dans la triste monotonie des travaux, leur pénibilité ou les nuisances que ces productions engendrent. Sans parler de toutes ces fausses relations professionnelles fondées exclusivement sur la carrière ou le profit, et très rarement sur le bien-être du « prochain » à qui l’on procure des biens. Tout comme un boulanger fait un bon pain parce qu’il le trouve bon pour lui-même.
Or, ce n’est pas ainsi que cela marche. Le monde ne fait qu’obéir aux injonctions des seigneurs locaux leur « offrant » du travail.
Quelle offre … je vous offre de me servir, je vous donne le choix, soit vous m’obéissez, soit vous pouvez crever de faim.
En somme partout la loi qui s’impose est entre les mains de ceux qui décident selon les hiérarchies. Le dernier n’ayant qu’à souffrir et supporter le poids de cette pyramide. Dans cette optique le diable est légion.
Alors n’y a-t-il aucun Être autre que ce diable en ce monde ? Et que cet Autre être se situe dans un autre monde ? De quoi décourager les meilleures volontés et alimenter les suicides. Si ce monde doit pour les siècles demeurer le royaume du diable.
Pourtant, nous savons bien que ce n’est pas possible. Que si le diable était le seul maître en ce bas monde il serait disparu depuis les débuts. Étouffé par son diabolisme invivable, même pour lui. Non, même ici Dieu est Maître, mais en secret. Comprenez que les instants de bonheur, les lumières, les joies, les aventures et les lieux merveilleux, tout cela compose la part divine, tout simplement. Bien entendu, il faut pouvoir la préserver et lui rendre grâce. Elle n’est pas automatique, ni systématique, contrairement au diable.
Le diable, c’est comme la pesanteur, ça fonctionne tout seul. Tandis que pour s’élever sur une montagne, il faut tout de même faire un minimum d’effort, pour recevoir au sommet les plus beaux horizons.

Selon ces quelques mots, je ne crois pas que ce soient nos mots qui puissent nous faire gravir les sommets, si nous n’avons pas au sommet l’idée ou sa lumière.

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un monde en chaos ou non ?

Je trouve qu’on a une humanité en divorce pour tous, à peu près partout. De temps en temps, un chouia d’amitié, ou de fraternité, mais plus de surdité que de bonne entente, plus de folie que de sagesse. Pauvretés, sectarismes, armes qui prolifèrent, murs.>Les droits de l’homme ? ha, il y a un homme quelque part qui a des droits ? dans un monde courbe, il n’y a aucun droit. Dans un monde trouble rien ne va en ligne droite. si personne ne sait, ne franchit la porte étroite. tout reste pourrir sur place, le monde court à sa perte.
Frontières, états qui passent leurs temps à se nuire, au nom des intérêts nationaux, chaque peuple se permet des pillages, sur d’autres peuples plus faibles, et au sein de chaque ensemble , c’est le même topo. les malins surfent sur leur avance technologiques,leur conférant de la puissance et imposent leurs visions , même si celles-ci ne mènent nulle part, et n’offrent guère de bonheur. le monde reste frileux , repli derrière ses petites demeures, c’est le triste spectacle dune humanité sans ouverture vers une dimension supérieure cette dimension étant clairement exprimée à travers les formes artistiques, les talents incroyables qui s’expriment, mais sont réservés aux classes privilégies. On n’offre aux populations que des soupes, et affreux spectacles, renforçant hostilité et désespoirs, drogues et opiums
de tout ceci il en ressort une perte de sens, et des nombreuses crispations identitaires. l’humanité se trouvant dos à dos, ou plus exactement tournée vers le fond de la grotte, sans voir combien ses images ne sont que pâle copie du réel. le réel, c’est Soleil , Non technique
Et puis, le grave défaut du monde, se trouve dans cette immensité bavarde. Chacun y allant de son petit couplet théorique, stratégique, dessinant des plans sur la comète, mais en parfaite ignorance experte. beaucoup de bruit dans cette tour de Babel qui branle. Pour la simple raison que ces autres terres sont à la même échelle, elles relèvent de la même matérialité. Elle ne répondent pas aux questions des causes et des fins. ce sont des sursis pour se distraire en attendant la mort, et se donner l’illusion d’accroître son pouvoir.

En d’autres termes, l’humanité passe à côté d’elle-même, elle ne risque pas dans les conditions qu’elle se donne, de trouver les clefs, les lieux de son mariage. C’est à dire cette union première, essentielle. pour ne pas dire plus.

Mérite

Ceux qui se disent méritant feraient mieux de mesurer leur chance.

Le dialogue est impossible. Tellement conditionnés, et abrutis par ces messes noires, et ces fausses morales, il n’est pas étonnant que nombre de gens sur cette terre soient identitaires, crispés, fascistes, nostalgiques de vichy ou des nazis.

Deux mondes irréconciliables.

Ceux qui veulent des robots, et rien que cela en face d’eux, des entités soumises à leurs désirs, et à leur volonté, qui veulent la terre pour eux seuls, eh bien, qu’ils restent seuls, avec leur machines intelligentes et leurs morts.

Vae soli

 

la robe de la dame.

Les animaux, les végétaux nous donnent leur vie, comme si ils avaient été faits pour nous. Mais nous aussi, notre corps, cette chair, la notre est faite pour que nous nous en servions. Si je ne m’abuse.
Vous savez, c’est toujours surprenant de voir que nous sommes dans ce corps. Mais ce n’est pas parce que nous y sommes que nous ne sommes pas hors de ce corps.

La nature, la vie naturelle plus exactement, fut une offrande, malgré ses apparentes cruautés, ses pièges et tout ce qui nous semble éprouvant. De là, nous en avons fait une ennemie, et mis en œuvre toute une série de ruses pour échapper à la nature, toute sorte de mensonges également.

Nous voilà rendu dans un triste état, très nombreux, dotés de moyens surhumains entre des mains expertes. qui ne se gênent pas pour nous tenir en esclavage.

Nous sommes tous à peu de choses près aveuglés, et ayant quelque part la conscience faussée par la masse des informations, par nos erreurs, et conditionnements. aveuglés aussi parce que si nous étions face à la pure vérité nous ne pourrions la supporter, elle nous ferait mourir, non pas mourir au sens de disparaître mais elle nous reprendrait en son sein.

Et cette mort là, si nous y méditons, ce transport au lieu le plus élevé qu’il est possible de penser, et de soutenir dans notre être pensant, au fond nous le redoutons.

Parce qu’il nous oblige à une terrible et formidable rigueur, un sorte de purification, non pas de notre corps et des choses relatives, mais de notre esprit.

Nous sommes ou serons tenus de retrouver le réel sous le voile illusoire dans lequel nous nous tenons pour le moment.

Voile savamment entretenu par tous ceux qui devaient en principe nous dévoiler les mystères. Et qui malgré les impostures, peu à peu se soulève.

Tenez, comme une robe de dame grâce au vent.

Éros

Éros est pure lumière, d’ amour.

Rien n’est mort en lui.

Mais il vit parce que tous les dieux le précèdent, disons, les dieux qui veulent vivre et non pas ceux qui tels des démons sinistres et entêtés n’aspirent qu’à détruire, tarir et  aliéner, jouissant des souffrances.

Il est possible que nous ayons perdu la vie, et que cela nous révolte, nous inspire que des pensées funestes dans cette malchance qui nous poursuit. En êtes-vous sûrs que cela ne soit pas de votre fait, de votre renoncement à la vie ? comme un suicide que vous effectuez sur la vie de l’autre ? Comme ceux qui vont aux corridas voir la mort en spectacle.

Décidément, tout est loin d’être bien, et pour cette raison là est-il raisonnable de vouloir effacer ce qui vit ?

Nous, ici, dans notre condition nous n’avons plus cet absolu repos, cette sérénité des anges, et notre royaume s’est éloigné, mais dire qu’il n’existe pas est faux. Il faut, c’est bien entendu, du courage, et ne pas redouter la mort, ça coule de source.

Mais Éros, vivant péniblement parmi nous, pourtant dispose de tellement de belles épouses, ces images de la grâce et de la délivrance. Non pas pour que des corps fusionnent mais pour cette union de nos âmes.

De l’eau coule entre les mots, et les images, cette eau lumineuse ne peut pas se tenir sous la roche de nos os.

L’obligation

S’il y a quelque chose qui nous oblige, c’est bien l’argent. On sait pourtant que l’argent ne résout pas tout, mais sans un rond, nous ne pouvons rien faire. C’est un outil pour contraindre les peuples. Tous ses membres, qui subissent cette loi. Les entreprises, les communes, les états passent leur temps à courir après des sous, à vendre leur terres, à organiser telle fête ou autre chose pour remplir la caisse, pour pouvoir entretenir routes, ponts, réseaux d’eaux, etc. S’il n’y avait pas eu cette contrainte représentée par l’argent, qui  oblige à faire ce que nul  n’aurait l’intention de faire.

Il doit bien y avoir des actions que nous ferions sans être contraints, des œuvres d’art, des recherches, des soins apportés à ceux que nous aimons,  et dans les communautés toutes sortes de nourritures, et de travaux effectués en commun. Encore faut-il qu’existe une communauté d’hommes, prêts à se soutenir, et s’entraider dans leurs efforts.

Les échanges :  tout appartient-il à tout le monde ? L’argent s’avère être aussi un séparateur anonyme, un système, une machine automatique dont nul ne peut décider l’arrêt. Bref, une intelligence très artificielle & très abstraite.

Ce billet, pense-bête, pour se souvenir que tout le monde ne peut être éboueur, aiguilleur du ciel, ou chirurgien…

Billet pour dire aussi que courir après l’argent, pour ces états ces empires, ne saurait qu’aggraver les situations du monde, qui ne sait plus du tout pourquoi il vit, et quels sont les projets vivants, pérennes.

Tenez, cette intelligence artificielle, ces génies intellectuels qui sont derrière cette machine, celle sur laquelle je tape des touches, eh bien, s’ils avaient cette idée unique de rendre ce monde compréhensible pour tous et non pas de construire et fabriquer des robots inutiles et morts, morts comme des téléphones, du verre et des composants électroniques, objets sans humanité, ce serait en quelque sorte un début fabuleux.

L’inverse serait la fin, à cause de cette volonté dominatrice, ces pouvoirs volés.

 

Sidéré

Où l’on apprend que la production de biens alimentaires est telle que les marchands en jettent des montagnes, et que ces invendus ne peuvent être récupérés par les plus démunis. C’est tout de même assez affreux cette situation : Des gens exclus, des chômeurs, des travailleurs pauvres et qui peinent à se loger, vu les prix de l’immobilier, des gens qui subissent cette crise profitable pour les groupes qui dominent désormais les marchés et font le jeu de quoi ?

Dans quel monde chimique, électronique, nucléarisé, informatisé allons-nous devoir subsister ? Où sont les multitudes de formes naturelles et où sont les liens humains, en dehors des chocs et des conflits qui ne peuvent que croître, des dépressions, et des désespoirs, des peurs aussi pour ceux dont le sort est meilleur, mais qui vivent comme des réfugiés dans des palaces.

Comme si partout les gouvernements n’étaient pas fichus de stopper ce mouvement, et comme pour un navire modifier la trajectoire. Au lieu de voir s’accumuler des montagnes d’ordures sur lesquels les plus pauvres fouillent pour survivre ?

Les puissants, eux fouillent dans quelle poubelle de nos données pour tirer malignement les informations leur permettant de continuer ce jeu, qui ne peut aboutir qu’à des drames. Songez donc qu’on espère de relancer la machine avec des sous-marins nucléaires et des investissement massifs dans les big-data, les intelligences artificielles, et on laisse de côté les écoles de la vie.

Évidemment, à la fin, je ne sais plus, tellement ce monde est confus.

Capitaliser sur le doute ou sur le grill

On capitalise sur la tête de.

Comment donc sont nés ces monnaies ? cet objet qui n’est rien en soi, qui ne produit rien, mais signifie beaucoup, n’est que parole donnée entre des acteurs.

J’ai besoin d’un bœuf pour labourer mon champ. Je vais voir Jules, éleveur du village. Je lui signe un billet, marqué de ma trombine pour qu’il se souvienne que j’attends en retour qu’il me restitue mes images, disons dans ce but précisément d’être utile, et que mon blé vaille quelque chose, et ne finisse pas mangé par des rats. Jules accepte en fait mon billet, parce qu’il sait que j’ai du blé, non pas dans un coffre fort, mais du fait de mon travail et de la fertilité du champ. En somme Jules a confiance, il me fait crédit d’un bœuf. Il ne capitalise mes images, il se nourrira donc de mon blé.

Mettons que je bluffe sur le blé que je suis censé produire. Mon image ne vaudra plus grand chose auprès de Jules. Soit que j’aille échanger mon blé avant que Jules revienne me l’acheter, soit que je n’en produise pas. Bref, la valeur indiquée sur le billet que j’ai « produit » ne correspond pas à la production effective. la valeur était « un bœuf« . La confiance s’est brisée quelque part. Mais bien entendu en réalité cela ne se passe pas comme ça. L’éleveur ne vient pas dépenser son bœuf en entier chez moi, ce dont je me doute. Il a d’autres besoins, il va voir le forgeron, le tailleur, le pêcheur, le maraîcher et pour chacun  de ses achats, il fait comme moi, il dessine son image et inscrit une quantité. ( question de nombres, de l’ étalon, sur lequel se référer, étalon vendu par Jules )

Tout ceci ne nous renseigne pas sur le fait de capitaliser. On capitalise sur sa tête. On frappe monnaie à son image. César, accumule les billets à son effigie ? au contraire, il les diffuse. Dans son coffre cela ne vaut rien. Cela vaut pour César, si tout le monde en possède. C’est à dire, qu’il peut disposer de ce dont il a besoin auprès des autres membres de la société, parce qu’il a un élevage conséquent, et que les rapports sociaux ne sont pas troubles.
Mais que se passe-t-il dans le cas où les rapports sont opaques, soupçonneux, défiants. De deux choses l’une. Si le monde est bon, il n’y a pas de cynisme ni de paranoïa, pas de suspicion, ni d’actions secrètes. Inversement, si les relations sont troubles. les échanges faussés, le manque de respect évident, le doute envahissant les rapports humains, tous les défauts prenant le pas sur les vertus, c’est une rapport de force qui s’engage. Et dans ces conditions, le plus violent devient dominant. Société sans morale.

Mais comme la violence seule ne peut rien, s’immisce dans ce jeu l’élément psychologique, la ruse pour faire accepter ces violences, comme éléments normaux au sein des communautés.

Ruse des services spéciaux, qui sont aussi rémunérés.

J’ai bien conscience de n’avoir rien exprimé de nouveau. Mais je m’interroge sur ces déséquilibres du monde, sur le fait que certains d’entre nous n’ont rien et d’autres ne savent plus quoi faire de leurs billets, c’est à dire jouer à ces jeux dangereux, en imposant leur monnaie.

Le problème du monde serait celui de la direction des dépenses, finalement et de ces décisions. Décide, déicide, décisions des ciseaux, couper, trancher, décidément, Jules effectue une césarienne, depuis le temps. Il divise il partage il décide.

D’un côté il épargne, de l’autre il dépense, et selon cela, il fait marcher le monde.

Pourquoi le monde reste autant esclave, là, je ne sais quoi dire ? Vous voudriez ne plus subir la loi de César ? Alors rendez lui ses billets. Plus facile à dire qu’à faire. Ils ne sont pas nombreux ceux qui envisagent de vivre sous le monde des échanges respectifs et justes, sans passer par la monnaie frappée par les violents.

Évident que je n’ai pas la réponse, la solution, ce serait trop facile. S’il y en a une, elle ne peut provenir que du monde, qui décide de modifier radicalement ses cultures. et ne pas s’enfoncer plus loin dans l’opacité des choses, des relations, des non-dits et des enfermements. Et même des soit-disant progrès qui ne sont que ruse encore plus vicieuse des éléments dominateurs pour ne pas perdre la main dans ce jeu de poke ère.

On n’est pas sorti de l’auberge…