Les calculateurs

Il a fallu que des gens, peu importe qui, aient une vision bien particulière pour imposer leurs vues. Et envisagent d’en tirer un énorme bénéfice à leur profit.
Tout le monde n’est pas calculateur. La vie naturelle n’est pas ainsi, dotée de cette vision anormale sur l’étendue et le nombre, sur la quantité présente effective au sein d’un ensemble, et pas plus consciente des besoins du monde de façon globale. Comme si ces gens doués de cette vue un peu au-dessus du lot, pouvaient savoir quels sont les besoins réels du monde. Il se peut qu’ils sachent mesurer ce qui est demandé et qui attire, et enchaîne les gens à tel ou tel bien.

Quand le royaume du Portugal entreprit de produire en masse du sucre, et que l’Europe suivit ce mouvement de production, les sommes engagées étaient telles que chaque royaume investi en masse pour en tirer d’énormes bénéfices, d’où l’esclavage qui en résulta. Les esclaves africains n’étant que des outils dans la comptabilité des empires, au même titre que les tonneaux, les moutons, ou les navires.

Comme si les européens avaient un besoin irrépressible de sucre. Non, les malins qui règnent connaissaient la demande et la faiblesse du monde. Ils se sont engouffrés dans cette faille, et en eurent un pouvoir. Ils savaient calculer les quantités, et organiser les marchés. Ils avaient la main sur ces choses,  les sources de profits. Les pays rivaux en retard apprirent bien vite et œuvrèrent en conséquence. C’est comme ça que fonctionnent les états. Une sorte de bal pour la suprématie des biens qui est loin d’être innocent.

Dans des temps plus anciens, selon mon ignorance je croyais que les motifs des hommes n’étaient dictés que par la spiritualité et par cette quête pure et désintéressée des formes du divin, comme si les hommes à l’image des philosophes Grecs cherchaient ensemble les clefs de la vérité, les mots justes ou les formules savantes, de façon gratuite. Certains parmi eux, sans nul doute mais d’autres ont perçu leur dîme au passage. Tout comme des chefs de secte savent faire payer leurs ouailles et accumuler des profits. Là aussi ces rusés s’engouffrèrent dans la béance.

Si nous devions faire un bilan de tout ce qui est mauvais, il nous faudrait plus d’une vie. Malgré cela les hommes survivent, malgré les fausses nourritures pour leur corps et leur esprit. Malgré les illusions entretenues. Mais ceci ne peut pas durer, c’est impossible. La vérité est intransigeante comme une équation mathématique ne peut être vraie si elle est fausse.

Le problème de la vérité transcendantale c’est qu’elle est vaste. et qu’au sein de cette vastitude, l’erreur est permise. À condition de ne pas perdre un point précis.

Ce point a été largement exprimé par toutes les sagesses. Mais caché par tous ceux qui en firent un mauvais usage. Et manipulèrent les masses sans leur rendre leur dû.

Exactement comme pour le sucre ou la saveur du sel. Il en résulte des carences formidables au sein des sociétés. Ces manques en entraînent d’autres. que l’on comble avec toute sortes de recherches et d’errances.

Puis, constatant les malheurs qui au cours des temps nous accablèrent, certains en arrivent à faire appel aux instances divines, d’autres à leur président, ou leur reine. Mais ces derniers n’en savent rien , n’y peuvent rien et ne font que subvenir aux besoins de leurs classes, des gens de leur rang. Tout en sachant qu’ils lèsent les autres plus faibles, ils tranchent.

Il ne suffit peut-être pas de poser les bonnes questions. C’est nécessaire mais pas suffisant. Possible aussi que nul ne peut jamais répondre à des questions si personne ne se les pose. et qu’une fois la question posée, la réponse relève du bien intime et strictement personnel, qu’aucune école, ni église ne peut récuser.

C’est comme si vous empêchiez un homme de dialoguer avec lui-même, en effectuant une séparation dans son intériorité. Cette coupure de l’âme avec elle-même, c’est bien de folie dont il s’agit.

L’histoire est mauvaise dans le sens où les hommes ont toujours été séparés d’eux-mêmes, pris dans le tourbillon existentiel, pris dans le magma de leurs désirs de vie et de morts qui s’enlacent.

Et de façon rare, trop rare, des illuminations, des grâces, les phares intérieurs ou extérieurs qui les guidèrent, c’est à dire leurs donnèrent les clefs pour leur propre délivrance.

N’allez pas croire que les jolies formes cajoleuses et les belles images en sucre soient les seules que nous aurons à connaître et qu’elles sont les seules divines. Regardez Dante et sa divine comédie, tous les plans font partie du divin. Tous étant à passer. Traverser.

Pour en arriver au moment présent, donc à cette partie du futur qui nous touche de près, heureusement qu’il y a ces intellectuels qui mettent le doigt sur les dangers du transhumanisme, de l’intelligence artificielle, du digital et du numérique, de l’informatique et du nucléaire, des manipulations génétiques et économiques, toute cette mise en œuvre infernale qui veut régner sur tout. Diabolique, puisque qu’elle n’est que Néant, ou Vide.

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