les mots, les écrits sont comme un mur

C’est osé d’écrire ça. Cela parait contradictoire mais cela ne l’est pas. Que sont les écrits sinon des objets figés dans de la pierre ? ils sont fixes. alors que la pensée, le sens est mobile, mouvant, vibrant, fluctuant comme de l’eau, comme la parole orale, qui fuit avec le temps, et est censée se tenir en présence d’un interlocuteur, a minima soi-même.

Dans ce sens, cette optique, le dialogue sur les réseaux est un mur de verre. Qui a peut-être une utilité mais est assez limitée. Comme si le courant ne passait pas vraiment. Du moins, il est troublant de voir combien il est difficile de se faire comprendre et de comprendre l’autre dans ce contexte, des lettres et des discussions par écrans.

On est piégé, plus qu’on pense. Il se peut que renvoyé à notre solitude nous puissions en tirer quelques biens. Je n’en sais rien. Disons que ce qui se passe, c’est du même ordre que de lire un livre, ce sont des écrits plus incohérents que les ouvrages construits, cela nous informe, mais nous précipite, du fait des flux d’informations.

Il se pose aussi par ces truchements là, des foules de questions : comme celui- de la quantité d’informations qui générèrent des confusions, comme pour la nourriture de notre corps, qui ne sait plus de quoi on l’alimente. et il y a toujours des malins qui arrivent à imposer leur discours, à noyer le poisson, et vendre leur camelote aux naïfs.

bref, il y a une manipulation des informations. Pas uniquement par les radios ou télévisions, ou la presse. les réseaux sont dans la continuité de ces manipulations effectuées en catimini.

Je ne dis pas qu’avant tous ces moyens les hommes se comprenaient mieux. Ou se connaissaient mieux par eux-mêmes. Le connais-toi toi-même de Socrate reste d’actualité.

Comme quoi, le progrès …

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4 réflexions sur “les mots, les écrits sont comme un mur

  1. Il se passe quelque chose en notre acte d’intention. J’en suis sûre. Nous pourrions développer cela. N’est manipulé que le manipulable. Nous nous cherchons, maladroitement peut-être, mais nous nous cherchons. Par exemple si je vous dis que je vous vois en moi, est-ce que cela vous dit quelque chose ? Pourquoi ne croit-on pas qu’il y ait du bon en toute chose ? Le chemin est long… Le chemin est rude. Mais il est à notre image … aussi. Bien sûr que personnellement j’aimerais rencontrer toutes les âmes. Or, est-ce possible ? En avons-nous le courage ? Dernièrement, j’ai découvert un blog qui m’a semblé de suite intéressant. J’ai vu l’humanité et l’âme de cette personne. j’ai laissé un petit mot en lui demandant si je pouvais faire une passerelle entre son blog et le nôtre. Je n’ai pas eu de réponses et rien de rien. J’ai fait cela avec une autre personne et le silence total. Je sais que les gens ont peur. Je les comprends. Mais bon, que faire ? Une amie me raconte des choses horribles qui lui adviennent et je n’ai que cette parole : prie mon amie. Les temps sont dures. Il n’y a plus que la prière. Tout à l’heure, je disais à une autre de mes amies : quand j’étais petite, je regardais tout le monde parce que j’éprouvais un amour indicible. Je souriais, mais les gens se détournaient sans voir ce sourire. J’en étais affligée. Je ne comprenais pas. Je me sentais en cet amour fraternel de façon instinctive et surtout spontané, mais j’ai réalisé que ce n’était pas le fait de tous. Aujourd’hui, j’écris et je donne, librement, libre, libérée de toute attente. C’est une joie de pouvoir aimer, même à l’insu des autres : aimer. Je vous laisse libre de ne pas publier ce commentaire. Ce n’est pas utile dans le fond. Je vous souhaite le meilleur, la lumière et la paix.

    • Merci. Je comprends. Tenez, pour illustrer les choses, je pense que la prière est comme une préparation pour l’acte ; de soigner le jardin intérieur et extérieur, l’accepter, percevoir les dysharmonies, et essayer d’inverser le cours négatif des choses, précisément parce qu’il existe un bon en toutes choses et tout être. Ce qui serait cette dimension divine à faire renaître ou ressusciter. Mais, cette dimension c’est exactement comme la beauté, nous ne pouvons la recevoir si la coupe n’est pas nettoyée de ses impuretés. Maintenant savoir ce que sont le pur et l’impur, c’est difficile, Disons, que nous ne pourrions le savoir que dans nos fruits. Or, on voit bien que le monde est plus malheureux qu’heureux. Plus séparé qu’uni. Dans ces conditions, nous ne pouvons voir l’autre en nous, nous restons murés dans notre personne, qui s’avère être personne, assez vide au demeurant. Inversement dans cet amour universel, nous voyons et sommes aussi l’autre.
      Bon, « être » l’autre n’implique pas d’emblée que nous pouvons nous entendre, ou que l’autre nous entend si nous , nous pouvons l’entendre. C’est bien ceci qui est en jeu. Cet ensemble de relations, de liens qui nous enseignent, et nous font vivre.
      Vous écrivez  » libérée de toutes attente ». C’est bien. Je crois que seul « Dieu » nous attend. Et attend nos réponses, après nous avoir appelé. Il y a beaucoup d’appelés mais peu d’Élus. Le renversement du monde ou des conditions du monde qui nous minent, est signe qu’il n’y a pas tellement d’Élus, mais que cela devrait progresser.
      Dans mon billet, je voulais dire que les techniques ne sont pas suffisantes pour nous connaître et transmettre et recevoir les pensées les uns des autres.
      Bonne journée à vous.
      Eric

  2. Celui qui est touché par La Grâce du Divin sait que tout est Lui. Dieu devient son Enseigneur. Nous avons tendance à nous cristalliser en ce vécu et à chercher des résultats immédiats. Or, il faut du temps pour « évoluer » et même pour nous transformer, ou plutôt nous laisser nous transformer. C’est ainsi. Il ne s’agit pas de fatalité. Il s’agit d’une paix qui s’installe et qui nous donne à comprendre que Tout est parfait. Tout est là pour que nous trouvions les clés de notre intériorité. Je sais que Cela se passe d’abord en nous. Cette force qui nous donne à la confiance absolue que Tout est Bienveillance nous apaise et nous libère pour que nous fassions notre acte de vie : se connaître. Car celui qui se connaît, connaît son Seigneur. C’est-à-dire Le Maître en lui. Il n’est donc plus soumis à ses passions et à tous les parasitages qui peut obstruer sa clairvoyance. Le plus difficile c’est ce travail en nous qui passe par la méditation, par la prière etc… Le compagnonnage aussi est une belle expérience. L’échange et la saine discussion sont positifs dès lors que nous voyons Dieu en l’autre. Mais pour voir Dieu en L’Autre, il faut le voir en soi… Lors, Son Seigneur le guide et lui donne L’Acte juste. L’Âme reconnaît. Elle ne fuit pas, ni ne trompe. Ce qui aurait tendance à camoufler c’est notre ego… Et Dieu est plus Savant ! Tant de choses à laisser s’extraire des nues et sans peur, juste se retrouver pour retrouver les actes justes qui auront un impact, ici et Ailleurs… Merci pour vos écrits. Paix sur vous.

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