Le monde malade

Le monde malade c’est un corps malade, ni plus ni moins. Il n’y a pas de santé du corps sans une santé de l’esprit. Celle-ci est fonction d’harmonie.

Prenez un médecin qui se dit chrétien, ou autre chose, mais qui ne verrait dans le processus de guérison ou de maladie que des facteurs d’ordre matériel, de molécules, de circonstances et d’accidents. Ce serait contradictoire avec tout ce que nous enseignèrent les médecines spiritualistes, de guérison par magnétisme, d’imposition des mains, de prières et pensées. Évident que la mauvaise foi ne voudrait à peine accorder un moindre crédit à ces faits d’ordre incompréhensible pour la raison rationnelle, mais qui sont là cependant malgré le refus des sciences officielles, selon les pays où cela se produit aussi.

Par exemple, quand Jésus disait qu’on ne peut pas soigner celui qu’on connaît très intimement, cela signifie qu’il y a une relation spirituelle qui opère dans les soins.

À l’échelle de la terre et du monde, qu’est-ce qui pourrait nous soigner et nous délivrer du mal ? 

Ben voyez, il m’a semblé comprendre qu’en dernière analyse de ce que nous sommes, nous n’avons jamais de compte à rendre qu’à notre conscience, notre libre arbitre. Aussi bien sur le plan de la personne, de l’individu seul, que du collectif, de l’ensemble. Nous savons désormais que se joue sur terre le destin de notre humanité collective comme un seul Être, une seule personne. Le guérisseur est un être extérieur qui non pas nous guérit mais nous indique où trouver nos propres voies de guérison, de salut, donc.

C’est pourquoi se déchirer à propos de Dieu déchire l’humanité en tous les hommes. Cela ne risque pas de nous soigner. Se déchirer tout court sur tout, idem…

Mais attention, parce qu’ il peut y avoir de nombreux pièges dès lors qu’on se tient même de bonne foi, dans la certitude sur sa position, et qu’on n’accorde pas trop aux autres, ou avec ces masques d’hypocrisie ou d’arrière pensée. pensant que les autres , après tout ne sont pas sur la bonne voie… On serait dans un jugement qui  enferme autrui. Autrement dit il y a ou il n’y a pas de mur du tout, pas le moindre soupçon de mur.

Ce qui est plus délicat qu’on croit de prime abord et qui exige beaucoup. Beaucoup.  Vous savez bien qu’on bâtit des murs en ce moment, alors …

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La Terre , égarée.

Hier soir, nous sommes allés voir un documentaire intitulé « le peuple invisible » de Richard Desjardins et Robert Monderie. Histoire de se remémorer les drames vécus par les peuples amérindiens, les mêmes drames que ceux vécus par les Aborigènes d’Australie, et tous les peuples chasseurs cueilleurs, vivant de façon simple, comme les Numbas, et des milliers de peuples qui ont été exterminés, ou s’ils survivent doivent se plier à nos civilisations.

Je m’interroge sur la santé mentale de notre monde, sur sa bonté, sa lucidité, son honnêteté intellectuelle, et sa morale.

Quand on songe que tous ces agissements furent le fait des religions, sans lesquelles les exactions n’eurent pas été possibles, parce que les peuplades n’ont accepté les colonisations que sous cette pression des religieux, leur faisant croire au salut de leur âme, les dupant spirituellement, ce qui fut assez facile vue leur naïveté, et leur faiblesse, vu leurs divisions en une multitude de petits clans, sans organisation.

En somme, leur destruction est exactement comme cette destruction des milieux naturels.  Tout cela repose sur un terrible mensonge, une imposture venue du fond des siècles ou de plusieurs millénaires, qui fonda nos empires.

Le fait religieux n’a rien à voir avec cette dimension divine de l’homme, de la nature. Il n’est qu’un instrument de domination. d’asservissement à quelques visions folles et aveuglées par leur foi, des fanatismes à l’état pur. Le fait religieux a envahi également le champ scientifique, et les doctrines. Il ne faudrait pas que vous pensiez que la science est indemne de croyance, qu’elle est objective, et uniquement fondée sur les faits et l’expérience détachée de tout contexte et de direction de sens. Non elle en est complètement imprégnée, sous emprise des sens et des visions sous-jacentes, de credo.

Le monde est égaré. Cet égarement est terrible. à voir le nombre de suicides, par exemple chez les algonquins, les jeunes ados qui font des enfants, les drogues, l’obésité, les maladies, bref, le malheur et l’impuissance totale des générations noyées sous le rouleau compresseur de cette civilisation qui a pour principe la domination de la nature, et de ses éléments.

Comme si nous étions maîtres des univers, et des lois.

Les peuples naturels ne se pensaient pas maîtres mais du moins, leur mode de vie n’était pas si dommageable pour eux-mêmes, ni pour la Nature, ils devaient lutter pour vivre mais la différence c’est qu’ils ne pouvaient pas être aussi malheureux. Ils étaient sûrement des peuples heureux et sans histoire, ils vivaient. ( éprouvant à la fois le bien et le mal )

Nous , colons, exploitants, esclavagistes, racistes, suprémacistes, imbus de nos techniques et de nos puissantes armes, de nos arts si brillants, de nos économies n’ayant jamais assez de richesses et de possessions, toujours en crises et en guerres , avons éliminé un grand nombre de peuples sans histoire, et brisé leur cultures, rendu ces peuples dans un état lamentable et perdu. Peuples naufragés désœuvrés, fils coupés de leur vie. langues, cultures, arts, etc. perte de sens et et misère noire. La honte absolue pour les états soutenus par les religions. le déni de la vérité. ( on leur fit plus de mal que du bien )

J’ai un peu vécu ceci de très près, et constaté quand j’étais jeune, le naufrage humain que cela représente. il y a des choses qui sont impardonnables. Et si je songe à la vie que certains de nos contemporains pauvres vivent actuellement, dans les cités délaissées, dans l’inculture et les nourritures fausses qu’on leur impose, 

les mauvais soins et les travaux ignobles, les irradiations et empoisonnements, etc, la modernité qui désormais recouvre la planète comme une gangrène, je me dis, non vraiment il y a quelque chose dans l’esprit des hommes qui n’est pas sain.

Mais voyez , il y a des gens innocents et des coupables, parmi ces gens qui furent censés savoir et créer un lien entre le Ciel et la Terre, ceci pour tous les hommes et la nature même.

Ceci ne tient pas. il y a une trahison. Oserais-je dire un blasphème, un péché contre l’esprit.

Tenez, rien que ceci : les religieux savent qu’il ne peut y avoir qu’Un Dieu Unique et Présent dans la multitude et la multitude des dieux et de ce que ces mots signifient, mais toutes ne se firent jamais que des guerres de religions pour imposer le leur, qui n’est dans cette condition là que leur vision aveugle.

Nous avons vu de quelle folie il s’agit.

Pour certains, on peut dire : « c’est mort »  et se demander comment ils vont en sortir. Ceci désormais concerne toute la terre, ne croyez pas que les jeux olympique ou le mondial, ou les grands pèlerinages, ou les hautes tours, ou l’informatique vont sauver quelque chose.

Jouer pour de vrai

Vivre enfant cela relève du jeu

Adulte le jeu vise à vaincre

Nous pourrions perdre à jouer ainsi

Malgré cette impression d’avoir gagné

 

Les hommes non ne jouent pas,

ils se battent et cherchent à terrasser l’adversaire

qui est partout comme reflet de leur esprit.

Mais l’enfant demeure enfoui sous l’écorce adulte

alors on emprunte ce qui reste d’innocence

pour régner sur les foules et les faire combattre.

étrange monde où le malheur des uns fait le bonheur ?

 

Petite note sur l’illusion

Par lassitude des choses du monde, par envie de me distraire et tromper mon ennui, je me suis mis à regarder cette coupe du monde. Et de me demander pourquoi un tel engouement des foules pour ces choses.

Imaginez un instant un type tout seul dans un stade à regarder ces mêmes joueurs, pas de télé, ni aucun public excepté un seul spectateur. Ce serait moins glorieux, les enjeux pourraient perdre leur sel. Les joueurs auraient sans doute cette impression de jouer pour rien. 

Autre réflexion : j’ai vu qu’à chaque but marqué, les joueurs se précipitent les uns sur les autres et s’agglutinent, comme pour se consoler de quelque chose et forment un tas plutôt bizarre, comme pour fusionner. J’avoue, c’est très étrange comme rituel.

Je ne vais pas enfoncer de portes ouvertes, à propos des salaires des joueurs, des recettes publicitaires, et télévisuelles, des leurres pour que des milliards paient pour voir ces spectacles, sur leurs écrans, et des pièges partout pour faire de l’argent. Le plus cocasse, c’est que ces choses, sont de tous les domaines, sports, musiques, oscars, molières, tous ces concours.

Comme une gigantesque émulation pour être le meilleur sur le globe. Le meilleur aux yeux de qui ? Ce n’est pas démérité, chacun s’investissant dans sa discipline, consacrant tout son temps, c’est normal. C’est moins normal, si les hommes doivent se droguer pour être des champions. Ou écraser les copains, ou poser une chape pour qu’on les ignore…

Si on sort de ces jeux qui paraissent amusants, distrayants, gratuits, innocents, on retombe forcément sur la logique de ces systèmes organisés, comme des machines des pouvoirs génératrices d’illusions pour les masses, elles-mêmes demandeuses de plaisirs. Dans ces conditions, il faut bétonner des stades, organiser les billetteries, canaliser les foules, orienter leurs budgets, de telle sorte que les clients affluent et qu’il n’inventent pas de penser à autre chose.

Ces autres choses du monde sont tellement pénibles, et périlleuses, chaque homme devant pointer à son établi, à son job, que si le monde s’y arrêtait et doutait du bien fondé de toutes choses, il serait saisi d’angoisse, de doute et d’inquiétude. Et comme derrière tout cela, il y a l’organisation des états, des travaux, la répartition arbitraire des richesses, le sens que chacun accepte pour trouver son existence supportable, face à un réel, face aux vérités, qui sont par nature assez lourds, si nous étions sans voile.

En quelque sorte, nous avons plus ou moins besoin de somnifères pour demeurer dans ce monde.

On voit bien que le concept de monde est rempli de solitudes agglomérées. Est-cela un égrégore ? 😉 

La folie des grandeurs.

Les hommes ne voudraient passer pour des glands. Ce serait la folie des glandeurs, l’inertie des glands tombés au sol. Allez dire à quelqu’un qu’il est petit, minable, rien. Cela nous le savons tous que nous ne sommes rien dans ce monde, dans ce bal. Poussière.

Mais ce n’est pas non plus vrai pour ce que nous sommes.

Si nous pouvons vivre, nous avons moyen d’être joyeux, seule chose qui donne envie de vivre, persévérer dans cette vie.

Les appareils des puissants sont terrifiants et sans pardon. Ceux qui occupent ces postes sont à proprement dit fous, comme dr Jekkyl et Mr Hyde, visage d’ange et fond de démon assassin. Sinon nous n’aurions pas eu toutes ces guerres qui ne mènent nulle part, et sûrement pas à trouver trace des dieux.

Il y a des ouvrages qui nous informent sur les puissances intellectuelles, scientifiques, techniciennes, financières qui mènent le monde dans des situations périlleuses, qui nous asservissent à leurs règles et leur dictature. L’atome en est un exemple frappant. Nous sommes désarmés face à ce rouleau compresseur, endettés jusqu’au cou, tenus d’assumer les dégâts, et nettoyer les radiations, futurs brûlés.

Pourquoi en sommes-nous arrivés à ces extrémités, ces pouvoirs exorbitants d’ambitieux qui sont légions ?

Certains, résignés vont vous dire  :  » il faut bien mourir, alors pendant que nous sommes là profitons au maximum de ce que cette vie nous donne, et à dieu va..  »

Non, tous ces mots sont faux. il faut du bonheur et puis c’est tout. Il faut que nous arrivions à nous tenir sur la face merveilleuse de la vie, si nous voulons endiguer ces forces qui la tue.

Cela tient à si peu.

De l’eau, mais non pour les réacteurs. 

 

 

l’alarme

Ce que je trouve le plus alarmant, c’est bien cette tournure des événements, du nucléaire hyper dangereux et malsain, qui ne peut que nous détruire à petit feu ou à grand feu en cas de guerre. des choix de société en plein déséquilibre, écologique ou démographique, des désertifications ici, des concentrations de population ailleurs, avec tout ce que cela entraîne comme obligations de construire routes, de bétonner, de saccager les milieux naturels, de rendre des masses esclaves et travaux à prix de plus en plus bas, pour répondre aux effets pervers des concurrences et des marchés, bref, la crise entretenue révèle le peu de sagesse des puissants, leur manque de clairvoyance, et le coté machiavélique des pouvoirs. leur orgueil qui les aveugle, et leur profonde ignorance de la vie tout simplement. Les plus faibles se trouvent pris dans un vide culturel énorme, n’ayant plus aucun repère, forcément, puisqu’ils sont éloignés de façon dramatique des présences de la nature. et n’en trouvent plus les éléments merveilleux. Nous n’en sortirons pas en ne proposant aux enfants que des jeux vidéos, où l’on tue, des films pornos, ou vulgaires, des polars, ou des matchs de foot. Cela ne relève pas l’humain, mais rend le monde esclave de ses faiblesses, au lieu de rendre fort et heureux.

Mais bon, alarmer ce n’est pas pour faire peur,  c’est juste pour prendre les précautions nécessaires et envisager les risques. Pourquoi devrions-nous accepter de souffrir plus qu’il ne faut ? la vie se charge de le faire de façon naturelle, si nous voulons vivre.

En deux mots, Dieu

Dieu ne fait ni bien ni mal, il a les deux, il contient les deux, comme deux forces qui ne sont pas antagonistes, mais tiennent les univers dans un équilibre, et qui en elles-mêmes ne sont ni bien ni mal. Ne vouloir ou ne penser que selon l’ordre du bien, ou croire l’univers uniquement sous l’aspect mauvais, fait que nous passons à côté de la vérité.

Cependant, des deux forces l’une doit l’emporter sur l’autre. Vous savez très bien de laquelle il s’agit. Emportés par la négative, nous nous abîmerions, ce serait fini. Nous serions perdu, et comme on dit condamnés. Quelque part ce serait la défaite de Dieu, et des hommes, causée par leur mauvaise volonté et leur entêtement.  Bien sûr que le bien doit triompher du mal. Ce n’est pas à proprement dit la morale qui va nous donner les moyens de sortir vainqueur de cette lutte. Nous ne pouvons que faire appel à notre propre force pour endiguer et terrasser les démons, qui ne sont que des figures élémentaires, mais inévitables, inhérentes aux univers, indispensables, mais qui ne doivent pas nous faire succomber.

C’est pourquoi nous ne pourrons rien comprendre, nous ne pourrons nous en sortir si nous abordons les choses sous l’angle d’un matérialisme politique ignorant d’un plan transcendant, ou pour le dire plus simplement d’un plan divin, dicté par dieu.

Bien entendu nier l’existence de Dieu n’est pas la meilleure des choses, pour la simple raison que cette croyance à la non-existence croit trouver une issue positive dans la mort, ou comme si la mort effaçait les déchirements de notre existence, comme si cela annihilait à la fois le bien et le mal.

Non, il y a quelque chose d’erroné dans tout cela, parce que nos vies ne finissent pas mais empruntent d’autres formes, et se continuent avec les mêmes engagements, les mémoires et les luttes. Disons que nous irons ailleurs avec nos bagages.

Ce qui n’a pas été fait ci devra se faire ailleurs. Voilà pourquoi si nous sommes ici, c’est fonction aussi de ce qui a été fait ailleurs, en bien comme en mal. Et qu’il ne faudrait pas aggraver notre situation, en amplifiant les actes mauvais, c’est tout. C’est la seule morale que nous nous devons d’appliquer sur nous-mêmes, en essayant de la transmettre à ceux qui l’aurait oubliée.

Ce n’est pas tout à fait par hasard si nous sommes dans ce corps, dans cette condition étroite d’homme, corps conscient et inconscient, cette existence étant un outil qui nous permet de forger en nous un métal précieux.

Voilà pourquoi nous avons bien des difficultés dans ce monde.

Pauvres

Pourquoi cette pauvreté du monde dans un monde si riche ? Ce n’est pas le manque d’argent qui nous rend pauvre, c’est l’argent qui fait défaut. Nous nous trompons sans cesse. Nous cherchons à côté ce qui est là. Nous manquons notre cible. Tout devient pénible, quand ce n’est pas pire. Nous nous heurtons à notre propre ignorance, et à celle d’autrui, dans des dialogues impossibles, où la mauvaise foi se combine aux malentendus, à l’ambiguïté, au trouble, à l’oubli, aux mauvaises traductions des mots, ce qui nous enferme dans notre perception ou dans nos illusions. Tout cela crée un sac d’embrouilles que certains pensent résoudre en coupant les fils, et se figent dans leurs postures. Serait-ce parce que nous avons perdu le sens naturel, l’instinct, ou l’intelligence simple, une certaine naïveté ou innocence, croyant défendre des intérêts supérieurs de la nation, des institutions, des acquis que certains considèrent qu’ils sont valables de toute éternité, et rejettent ainsi les gens plus humbles dans leurs mouises. C’est affligeant de  voir à quel point les nantis sont trop souvent imbus de leurs pouvoirs, de leurs privilèges et possessions, s’en attribuant le mérite, et les pensent justes à leurs yeux, tout comme ils pensent juste les conditions de misère. Il y a une sérieuse dégradation des liens, des classes qui sont carrément séparées. Les devoirs dans ces conditions ne sont plus respectés parce qu’ils ne sont plus respectables. Allez dire à ceux qui vont subir des irradiations, aux liquidateurs des centrales nucléaires que la radioactivité est inoffensive… les autorités ne cessent de mentir pour que des hommes aillent se sacrifier. Et les états persistent dans ces voies sinistres. Quand ce n’est pas encore plus pernicieux, quand des malins passent leur temps à manigancer afin de faire tourner les machines, et faire en sorte que se rendent les récalcitrants. Il est évident que le motif premier des autorités est de conserver leur pouvoir, à n’importe quel prix, rester le numéro un sur la place. Combien de mensonges pour en arriver là. D’un peuple à l’autre c’est à peu de chose près le même schéma, dans cette espèce de lutte entre les  civilisations, les mémoires et les cultures incapables de se comprendre, ou toutes d’accord pour combattre sur le même terrain, dominations et pouvoirs, ce qui ne peut qu’écraser les pauvres de leurs pays, et les forcer à un sacrifice infernal. Tout cela, au nom de vérités, de transcendances, des morales, et biens, ce qui est un sacré paradoxe… n’est-ce pas ?

Dans cet ordre d’idée, il ne peut y avoir que cette mise en lumière intérieure ou spirituelle qui peut renverser le cours des choses. On ne peut agir que sur soi, pour commencer. Il en résulte ensuite que le jardin que nous cultivons rend les fruits visibles. Et nous ouvre l’horizon ici bas.

Si vous croyez

Si vous croyez que Tout n’est que Matière matière,

Que l’Esprit n’est que spirituel immatériel,

Ou qu’il est né que de la Matière de plus en plus complexe

Sans quelque être antérieur, pensée, volonté, acte,

Autrement dit sans être Dieu avant d’être Chose,

Je crois que vous vous trompez.

C’est l’idée du Père conjointe à l’idée de la Mère

Engendrant le Fils.

 

 

Les mots ne touchant jamais les choses dans leur réalité, nous aurons forcément du mal à nous entendre. Mais ce mal là n’est pas fait pour nous faire mal mais pour qu’au contraire nous prenions le temps pour faire toute lumière en nous, et nous nous détrompions. Nul d’entre nous n’étant exempt d’erreurs et de doutes.

 

Légère solitude

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Parfois se sentir un peu seul, au milieu d’un océan d’incompréhension, de courants d’opinions, de clichés et de bons sentiments qui cachent leur failles et la misère.

« Je suis fou de pureté. Je suis fou de cette pureté qui n’a rien à voir avec une morale, qui est la vie dans son atome élémentaire, le fait simple et pauvre d’être pour chacun au bord des eaux de sa mort noire et d’y attendre seul, infiniment seul, éternellement seul. » Christian  Bobin

je (lui) répondis, » faut pas pousser la solitude au delà de sa propre mort… »

En d’autres termes, les cieux sont peuplés de tous les dieux, de nous tous en somme, et nous ne pouvons là, être seuls. Ni même dieu ne peut être seul puisqu’il peuple les univers et que ceux-ci sont par tous ses anges qui nous consolent. Mais bien sûr dans cet état où nous sommes, nous sommes confrontés par force à notre épreuve, à notre volonté et sa peine, c’est comme la base mais non pas le sommet.