Prendre le temps de vivre

Ne pas perdre son temps.

Quand on pense que notre société s’engouffre dans une systématisation des études, uniquement axées dans un but utilitaire, technicien, fonctionnel, productiviste, rentable, où tout n’a de valeur que marchande, où tout objet est marchandise au lieu d’être offrande, don, création, beauté et sens offert, comme un pain que l’on aime et propose au monde. Non, il y a une inversion. Les hommes cherchent une niche dans le monde, une niche économique, un emploi, une place et s’y tiennent, même si le produit est mauvais, ou rend malade, carrément nocif.

Pourtant la beauté, des œuvres belles peuvent être réalisées, et sont plus utiles, plus vivifiantes que ce que les marchés imposent.

En quelque sorte nous perdons notre temps, en suivant ces lois de l’argent des salaires, ou des carrières, au lieu des lois des métiers, des matières et des ouvrages. Cela me fait penser aux vocations.

Sérieusement, qui a vocation à n’être qu’un robot exécutant des basses tâches, répétitives, insalubres, esclave d’une organisation, d’une architecture  démentielle des choses, bitumer des routes, vider nos poubelles, trier nos déchets, extraire dans les mines des métaux rares, tenir des matraques dès lors que les gens n’en peuvent plus de leur condition misérable, ou subir une médecine qui les dope pour devoir retourner sur les champ de bataille ? Nous nous éloignons de nous-mêmes dans ces travaux de forçats, même dans ces écoles d’ingénieurs, qui sont tenus autant qu’ils tiennent leurs subalternes, sans se poser de questions sur le sens de leurs actes. Mais s’y plient parce qu’ils ont des compensations financières. Ce qui n’empêche qu’ils boivent ou se droguent pour trouver un coin de paradis factice.

Énoncer des lieux communs, ne dit pas et n’ouvre pas où se trouve la voix, que chacun est censée entendre, pour que nous ne perdions pas notre vie afin de la gagner.  Il y a une ironie dans le monde, ou peut-être quelque chose de très méchant dont nous devrions nous délivrer, mais qui ne peut nous épargner la souffrance.

Nous voudrions ne pas souffrir, c’est la moindre des choses. Ceci est impossible. C’est un sursis qui nous accordé.  Je veux dire, même si nous avons une position confortable, il faudra passer tôt ou tard par ces lieux d’épreuve si nous voulons évoluer, ou nous élever. Nous obéissons aux lois du monde dans lesquelles nous croyons trouver notre quiétude, mais en vérité au dessus des lois du monde il y a des lois plus profondes ou plus grandes, que l’on peut qualifier de naturelles, qui ne peuvent être contournées sans que nous y perdions beaucoup.

Dans cette idée, il vaut mieux directement se plier aux lois de Dieu qu’à celle des singes de Dieu.

Tout le problème est donc dans la connaissance de ces lois. Et de Ce qui les énonce.

L’art nous donne un léger aperçu de la Science incluse. L’art n’est pas fait pour le décor. Atteindre cette dimension du sacré ? La voix des anges, celle des dieux …

Nous comprendrions mieux tout ce que nous avons à accomplir par conséquent. Il y a tellement à faire, que le monde n’y suffit pas.

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