Celui qui règne

Qui règne dans ce monde, sur un tas de détritus, de cadavres d’atomes radioactifs, de corps maladifs, sur des cailloux et des anathèmes que se lancent les esprits désemparés et orphelins, ce ne sont pas les dieux, ce serait un règne odieux des prétentieux coupés des cieux. Cela ne se peut. Nous aurions dans cette hypothèse tragique tout perdu. Perdu toute parole qui nous anime, et nous révèle la voie et le sens. Nous serions fous au nom de la raison discursive, de constructions langagières hasardeuses,  fous et anéantis, retombés à l’état de rien, si cela se peut. Disons poussières, cendres.

Pensez donc le travail que devra accomplir la cendre pour s’humaniser, c’est à dire construire en elle tout ce processus laborieux pour retrouver la totalité de ses émotions, de ses amours vivants, de la beauté vivante présente dans toutes les formes et structures organiques pensantes, englobant les songes. Je suis en droit de croire que la poussière n’a nulle conscience active en elle-même, et par conséquent qu’elle n’existe pas. Si exister tient en premier lieu à la conscience de soi.

L’objet, la chose première n’a pas d’existence. Elle n’a d’existence que celle que Nous lui donnons dans notre conscience. Humainement, c’est du même ordre. Un homme rendu à l’état d’objet, indivisible, corps clos, n’existe pas. Tout juste s’il subsiste. Bien entendu du fait de ses contraintes existentielles, il est tenu par un minimum de relations avec l’extérieur, jusqu’à ce qu’il succombe à l’état de poussière, sans conscience et dans l’oubli de l’être et de toute existence.

L’insensé, c’est ce qui va en mauvais sens. Le sensé au contraire chemine dans le sens. Il n’y a pas de sens inné du sens, sans les liens acquis par la parole, le langage, par les parents, et les frères et sœurs, par tout ce qui est société et par l’esprit présent dans ces ensembles.

Le règne concerne donc la question de l’ensemble. Ce n’est pas un individu qui peut régner sur l’ensemble, ni l’ensemble sur l’ensemble des individus.

Le Roi est hors du monde et tient à chacun d’entre nous. Le règne est aux Dieux.

Ode aux dieux. Importance du chant, de la reconnaissance effective et de l’amour que nous avons pour Eux. Ce qui retombe en pluie sur les hommes, comme une bonne eau et nous fait croître.

Alors , la croissance n’est pas là où nous croyons. Là, il n’y a que pléthore, saturation de toxiques, et drames en séries sortie des usines du malheur.

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