Prendre les choses dans l’ordre

Tout d’abord, il y a, il ne peut y avoir que la vérité. Qui nous questionne et nous sidère. Au lieu de la vérité nous pourrions dire le choc de savoir que la vie est là, bien présente au beau milieu et que nous ne savons rien sur elle, nous en restons stupéfaits d’exister ainsi. Nous constatons l’évidente nuit, la douleur, la permanence du poids, la disparition, l’imbroglio du monde, la séparation, la violence et la douceur des désirs, nous mettant dans des situations inextricables. je ne parlerai pas des conditions actuelles. Là, c’est tellement paroxystique que c’en est infernal, et malheureux. Situations du monde insolubles, exactement comme si nous voulions résoudre une équation, en ignorant les données de base, les facteurs, les fonctions, sans avoir la moindre clef, sans avoir la moindre lumière originelle sur le début et sur la fin. Imagine, un voyageur qui ne sait pas où il va devoir se rendre et et d’où il part. Il se livrerait aux éléments, et serait jeté comme un fétu de paille dans un océan, livré au hasard, dans cet univers chaotique.
Il est probable que rien ne soit chaotique, mais que nous le sommes, dans notre méconnaissance, notre stupidité congénitale.
Certes, il y eût nos pères pour nous tenir la main le temps que nous devenions père à notre tour, c’est à dire responsable, acteur de nos jours et sachant où nous diriger, sur quoi nous fonder pour construire notre temps d’existence. Nos pères étant empreints d’erreurs et de fautes, inévitablement. Ce qui exprime donc la possible révolte des fils. Enfin, souhaitons-le. Cela serait la marque d’une évolution, ou d’une dégradation, qui aura ses effets.
Mais devrions-nous aller vers le pire pour comprendre de quoi est faite notre vie, et de quoi se compose notre vérité ?
La notre, parce que nous avons cet impérieux besoin d’être en accord avec notre vérité avant celle des autres. Et que nous n’avons que les autres pour nous montrer à quel point nous nous trompons. Là, il se dessine une chaîne existentielle, comme un orchestre avec lequel nous pouvons jouer nos partitions, mais selon un ordre qui nous précède. Très dommageable si nous pensons mal.
Bien, penser n’est pas ce que nous croyons. C’est avant tout entendre le bruit du monde, et le silence des Dieux oubliés que nous sommes. Nous nous trompons tellement que nous en tombons esclaves des faux dieux, des fausses entités qui règnent sur le monde. Certes, nous les contestons, nous leur faisons la guerre, c’est la moindre des choses, mais pour autant, faisons-nous vivre les bons ? La marge est étroite. nous n’avons plus beaucoup d’espace de liberté.
Si bien que nous sommes isolés et pauvres, sans pouvoir face aux forces destructrices qui pourraient nous emporter, qui auraient pu nous emporter si nous n’avions pas eu quelque bonne eau en chemin.P1070084
Le monde est rempli de vipères et de dragons, de loups et des rats, qui n’ont guère pitié, qui vivent selon leur loi brutale, incontestable.
Alors former vos chaînes, ouvrez vos portes à ceux qui (vous) aiment.
Le reste… est relatif.

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