De quelle nature est la conscience ? (suite)

De temps en temps des pensées nous reviennent, non pas neuves, mais y repenser simplement. Comme par exemple, ce fait tout de même étrange, ce phénomène dit du big bang, d’où tout notre univers procéderait. Puis de proche en proche, dans un processus qui se compliquerait, se complexifierait de plus en plus donnerait naissance à […]

via De quelle nature est la conscience ? — Méditations

Autrement dit, nous ne pourrons rien faire si nous nous référons uniquement à la Nature, même si cela nous aide grandement et fait les choses mieux que nous pouvons le croire. C’est pour cela que les hommes passent leur temps à créer des artefacts qui se révèlent être des pièges de plus en plus compliqués à défaire, surtout quant on sait sur quelles logiques ces objets se fondent. Ils sont rarement produits pour nous délivrer de le pesanteur, mais uniquement pour se faire une place au soleil et en tirer un intérêt.

D’ailleurs, nul système qui s’organise en vase clos ne saurait résoudre ses problèmes, dans l’ignorance de son début et de sa fin, sauf si toutefois nous pensons que notre début se trouve ici et notre fin aussi. Dans ces conditions il n’y a pas de problème, puisque nous en connaissons d’avance le terme. Dans ces conditions, également, puisqu’il s’agit de maintenir notre existence en l’état, tous les moyens peuvent s’autoriser, dans des rapport de  forces, et d’une espèce d’immoralité obligée, n’étant que très relative à la conscience que nous accordons à l’existence d’autrui.

Bref, en somme cet univers clos n’a comme fin que sa corruption, s’il reste clos.

Qui l’ouvre ? voyez, la bouche, les mots, ce qu’on dit a beaucoup d’importance. ça ouvre des horizons ou cela le ferme.

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De quelle nature est la conscience ?

De temps en temps des pensées nous reviennent, non pas neuves, mais y repenser simplement. Comme par exemple, ce fait tout de même étrange, ce phénomène dit du big bang, d’où tout notre univers procéderait. Puis de proche en proche, dans un processus qui se compliquerait, se complexifierait de plus en plus donnerait naissance à de la conscience…
j’avoue ne pas adhérer à cette vision des choses, j’aurais plutôt tendance à penser qu’il fallût une conscience précédent le phénomène pour que celui-ci se manifeste. Sans doute fallût-il aussi que cette conscience soit distante du lieu où elle s’incarne, qu’elle soit en-dehors du système qu’elle mit en œuvre, mais là, ce n’est pas la conscience qui œuvre et se projette ou s’inscrit dans ces formes , ce ne peut être que des êtres déjà existants, hors du corps où ils opèrent.

Que peut-il y avoir en dehors des univers visibles ?

Mettons : Si nous étions présents avant le big bang, nous sommes encore quelque part présent dans cette réalité ou ce rêve, peu importe comment nous le nommons. Nous ne sommes pas là, soumis aux lois de la métamorphose et de la mort. Mais cette « entité » n’est pas nécessairement reliée à ce que nous sommes aujourd’hui, du moins pas de façon consciente. Il existe un lien subconscient ou inconscient. Ou alors nous ne serions de façon définitive uniquement identique à notre corps.

Bon, voilà l’idée des dieux. Dieux qui sont créateurs de Nature. Créateurs, dans le sens d’inspirer la nature, mais non pas en vue de finalité obscure, d’intentions troubles et destructrices comme les font les hommes, mais bien en connaissance de cause et de fin.

Ce qui reste toutefois toujours sidérant, c’est cette rupture effective entre le grand et le petit, entre la dimension de l’éternel, et le temporel.

Pourrions-nous imaginer qu’en ce petit où nous sommes se joue l’avenir du grand ?

Difficile d’assimiler esprit et conscience comme une seule chose. De même la Matière et l’Esprit. Il y a comme une distance entre ces deux mots, deux images en notre conscience.

N’empêche que nous sommes bel et bien retenus dans nos corps, ou plus exactement par nos corps, ayant vécu diverses métamorphoses et transformations, littéralement disparues dans les temps, mais qui auront effectué quelque chose de cette vie, de ces épreuves, du moins essayé de retrouver le fil qui nous conduit d’où nous venons, étant passés par le filtre de cette existence et qui sait, de plusieurs…

Là, il s’agit probablement de l’Esprit qui passe.

Passant, nous aurions une plus vive conscience de ce qui nous guette, des dangers et des issues, des moyens pour faire refluer les forces négatives, et voir en quoi celles-ci nous concernent directement et trouver les moyens pour remédier aux drames.

Saleté

L’homme est une sale bête sans innocence. Par sa stupidité butée elle s’enfonce saccage et fait souffrir, précisément l’innocence. l’homme est collectivement mauvais. c’est la seule définition du mot démon, diable légion. meute sans issue si les hommes ne voient pas leur faute.

la question de la faute est fondamentale. c’est comme un trou noir. nous ne pourrons jamais en sortir en ignorant la notre. la faute est collective mais son rachat ne l’est pas. cela relève de l’esprit, de ce qui se passe d’abord en notre esprit mettant à jour notre point aveugle, ce qui éclaire en nous les maux,

et qui nous fait souffrir.

Mais la souffrance tombera et nous serons délivrés.

Colonne d’air chaud.

Je n’ai jamais su être raisonnable

Ça ferait une belle entrée en matière

Pour un roman qui ne verra pas le jour.

Il faut avouer que la nuit fut blanche,

pas un souffle pas un bruit

on dirait que tout reste en suspens écrasé par la chaleur inhabituelle,

Ce n’est pas tout à fait vrai, j’ai entendu un oiseau nocturne, et fait un rêve.

le jour se lève, et je songe à la poésie, à ce qui est encore vivant,

à nos enfants, et nos amours, les lumières que nous appelons,

et qui nous donnent envie de vivre et de créer, de peindre, et de jouer.

Tout ce qui me donne cette impression de ne pas succomber sous le poids de ma stupidité, ou de l’épuisement, de la lassitude ou du désœuvrement.

Sortir de cette condition, ou plus exactement de cette dimension limitée de nos corps sombres. Sortir pour pénétrer l’esprit des fleurs, et leurs couleurs, s’approprier sa voix, et avoir l’intuition de la profondeur vivante, et l’épouser, comme si c’était une grande colonne qui m’élève.

Rien ne saurait être banal dans le réel des mondes. C’est soit grand et beau, soit malheureux et trompeur. Ou peut-être les deux à la fois, parce que depuis des temps immémoriaux nous sommes quelque part, déchirés puis recousus, livrés aux étoiles, broyés et soignés, devant passer par tous les états de l’être, totalement. La rose , les épines.

Le plus mauvais serait cet médiocrité peureuse qui nous empêche de vivre et nous abuse, ce qui a pour effet de ne pas nous relever de notre chute. Malgré les circonstances atténuantes et notre peu de faute.

On dirait que le hommes savent tout depuis le début, mais que nous esquivons les échéances parce qu’elles sont en vérité très lourdes à porter, comme des portes à franchir et des peaux dont il faudra bien se débarrasser puis recouvrer une autre.

En attendant cela nous chauffe sur les bords.

Ce qui ne laisse de m’étonner

C’est la culture du moyen orient, qui fut si brillante, et qui semble désormais comme tombée en ruine par tous les chocs qui l’accablent.  Supplantée par tout ce qui relève d’un matérialisme exacerbé, par la violence du monde moderne, par ces conceptions qui se veulent savantes mais au fond sont remplies d’ignorance et peu respectueuses de ces formes antiques, exceptées celles des grecs et de son héritage, par ailleurs assez mal compris. Les grecs ne sont pas ces fanatiques de la rationalité et de la dialectique pour la dialectique, ils avaient tous peu ou prou une base théiste, sans cependant vouloir tomber dans l’idolâtrie et la vénération soumise à des entités. Bref, la religion ne posait pas trop de problèmes, entre les peuples, chacun suivant la voie qui lui plaisait. Les divisions étaient ailleurs. Mais voilà, Rome est passée, a façonné notre mental, imposé ses règles, et ses travaux, dicté son ordre politique.qui a tout nivelé sur son passage. Nous en sommes les héritiers directs.

Quand on voit l’état du monde, de ses appétits, des contraintes qui pèsent sur le monde,  des effets sur les corps et les milieux naturels, on se demande pourquoi nous avons autant perdu, pris dans ces filets d’une modernité implacable, mais éloigné ou rompue du passé. Nous sommes pour beaucoup à l’état barbare.

Immergés dans cette soit-disant culture scientifique, alors qu’elle n’est que technologique. Très étrange comme sens

Réponse au soleil

En effet, tout ce que j’écris cache quelque chose, masque une vérité plus grande et que je ne saurais exprimer, mais dont bien entendu tout le monde est informé. Disons que c’est comme un secret de polichinelle qui, s’il était dit, perdrait toute sa substance. Cela trahirait le message et le messager spirituel.
Je m’interroge aussi sur la valeur des mots. Valeur n’est pas tout à fait exact. Disons teneur, ou contenu spirituel effectif. Mot comme vecteur d’une pensée effective, d’un souffle, d’une intention, et donc mot actif. Le mot n’est pas neutre. Il est animant. il ne peut pas être uniquement explication, ou description distante, il est toujours chargé en arrière plan. Comme l’image. Chaque image émet quelque chose.

Pour sûr un mot seul est comme une valise vide.

Bien, encore des mots…

Mais voyez, ces lettres peuvent peut-être dire quelque chose, je ne sais trop. Je crois que ce qui dit le plus, qui se rapproche le plus de la vérité, relève du vécu en situation, et en présence, les uns et les autres, dans cette proximité que nous pourrions avoir, et dès lors que nous n’interposons pas nos masques pour communiquer et que nous ne nous cachons pas. Que nous ne sommes pas dans une sorte de bavardage vide pour masquer notre vide, mais que nous sommes traversés par des souffles, et savons vivre.

Nous serions alors ressuscités, esprits vivants. Il n’y aurait plus de limites, et par conséquent nous n’aurions plus ce besoin de faire grossir nos biens matériels, ces pléthores d’objets, de consommation d’habits, de nouveautés, de recherches hors de prix qui enténèbrent nos existences, et de soifs de puissance.

Nous serions légers. Comme la terre vibre en phase avec le soleil, sans perdre son eau, comme un arbre reçoit ses rayons et ne cuit pas. Nous serions soulagés dans nos peines.

Bah, cela se dessine avec le temps qui vient. Chacun d’entre nous emprunte son chemin et s’y tient. Son instrument, sa feuille blanche, son style. Sa danse. P1060452

Vivre, n’être possédé par rien

Vivre est par dessus tout, plus grand que tout. Plus impératif. Le monde pourrait vivre, plus qu’il ne vit, si on élimine les aspects très négatifs qui nous accablent et contre lesquels nous nous heurtons. D’ailleurs, nombre d’entre nous vivent, et chantent, et œuvrent, ont encore cette capacité créatrice mais qui reste au niveau des spectacles, ou du mondain, diffusant malgré tout des lumières, et du bonheur. On vit pendant la trêve des vacances d’été, ou durant les quelques évasions permises, si on n’est pas dans la misère. Ce qui est loin d’être réglé. Mettons que nous puissions encore vivre, c’est à dire sentir que la vie est présente.

La vie est chose imperceptible qui nous aveugle. Elle se présente à nous selon nos perceptions, selon ses apparences, fugitive. Un reflet de lumière sur une carrosserie de métal, un jeu de miroir brisé, un rêve ou deux, elle se révèle. Vivre est un bain. Un bain collectif, universel. Banal de dire qu’il est d’Amour. D’amour libre. L’amour ne pouvant être que libre, or nous ne le sommes qu’à peine.

Ce qui serait le contraire de la joie. Non, cela ne vaut pas la peine. Il y a trop de maux et de souffrances finalement, trop de chocs et de maux, dans ce monde et partout, dans tous les mondes. Cela signifie que nous ne sommes pas délivrés. Serions-nous la proie des apparences ? Possédés dans ces jeux de reflets ? Croyant que ceux-ci sont réels alors qu’ils ne sont que le fruit de notre moment subjectif, relatif, et que nous prenons pour objet.

Ce n’est pas l’œil qui voit, c’est le contenu. C’est à dire la lumière qui passe et qui pense. Cette lumière spirituelle.

Tout ceci est fou. C’est à dire transcendant. Nous sommes attachés à ces apparences liées à notre corps, corps vaste, vaste comme l’univers, puisque nous existons du fait des univers, nous sommes enchaînés à lui et à tous ses éléments. Tous ces éléments sont aussi des formes apparentes, des formes reflets, et ne présentent pas l’être réel. Elles n’en sont qu’une représentation. 

Ce qui apparaît disparaît, après cet instant fulgurant où il a donné une image de son être. Qui est le sujet du Monde. Et où nous avons notre part qui relève de cette totalité.

Quel rapport ces mots avec le titre du billet ? Voyageur, nous goûtons à tout ce qui est bon, sans jamais nous laisser envoûter par quoique ce soit, par personne. Nous expérimentons la vie sous tous ses angles, sous toutes ses perspectives, comme on observe un cube sous toutes ses faces, et nous pénétrons un peu la pierre.

Évidemment celui qui n’est pris par rien semble bien fou. Il va dans tous les sens. Il est délivré. P1010701