Vivre, n’être possédé par rien

Vivre est par dessus tout, plus grand que tout. Plus impératif. Le monde pourrait vivre, plus qu’il ne vit, si on élimine les aspects très négatifs qui nous accablent et contre lesquels nous nous heurtons. D’ailleurs, nombre d’entre nous vivent, et chantent, et œuvrent, ont encore cette capacité créatrice mais qui reste au niveau des spectacles, ou du mondain, diffusant malgré tout des lumières, et du bonheur. On vit pendant la trêve des vacances d’été, ou durant les quelques évasions permises, si on n’est pas dans la misère. Ce qui est loin d’être réglé. Mettons que nous puissions encore vivre, c’est à dire sentir que la vie est présente.

La vie est chose imperceptible qui nous aveugle. Elle se présente à nous selon nos perceptions, selon ses apparences, fugitive. Un reflet de lumière sur une carrosserie de métal, un jeu de miroir brisé, un rêve ou deux, elle se révèle. Vivre est un bain. Un bain collectif, universel. Banal de dire qu’il est d’Amour. D’amour libre. L’amour ne pouvant être que libre, or nous ne le sommes qu’à peine.

Ce qui serait le contraire de la joie. Non, cela ne vaut pas la peine. Il y a trop de maux et de souffrances finalement, trop de chocs et de maux, dans ce monde et partout, dans tous les mondes. Cela signifie que nous ne sommes pas délivrés. Serions-nous la proie des apparences ? Possédés dans ces jeux de reflets ? Croyant que ceux-ci sont réels alors qu’ils ne sont que le fruit de notre moment subjectif, relatif, et que nous prenons pour objet.

Ce n’est pas l’œil qui voit, c’est le contenu. C’est à dire la lumière qui passe et qui pense. Cette lumière spirituelle.

Tout ceci est fou. C’est à dire transcendant. Nous sommes attachés à ces apparences liées à notre corps, corps vaste, vaste comme l’univers, puisque nous existons du fait des univers, nous sommes enchaînés à lui et à tous ses éléments. Tous ces éléments sont aussi des formes apparentes, des formes reflets, et ne présentent pas l’être réel. Elles n’en sont qu’une représentation. 

Ce qui apparaît disparaît, après cet instant fulgurant où il a donné une image de son être. Qui est le sujet du Monde. Et où nous avons notre part qui relève de cette totalité.

Quel rapport ces mots avec le titre du billet ? Voyageur, nous goûtons à tout ce qui est bon, sans jamais nous laisser envoûter par quoique ce soit, par personne. Nous expérimentons la vie sous tous ses angles, sous toutes ses perspectives, comme on observe un cube sous toutes ses faces, et nous pénétrons un peu la pierre.

Évidemment celui qui n’est pris par rien semble bien fou. Il va dans tous les sens. Il est délivré. P1010701

 

Publicités

Si cela vous inspire ...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s