Sortir

Sortir des filets qui se tendent partout

et nous enserrent dans leur colle

cela semble un pari assez fou

surtout si d’un réseau affreux

nous retombons dans un autre

comme Ulysse et son équipage

autour de la Sardaigne

non, la vie nous rappelle qu’elle est agonise

souffre et nous attend, nous oblige et pleure en silence

espère revoir ses âmes , cette humanité livrée aux flots

qui la noient

Voyez comme la coupe humaine est belle avec ses roses et ses oiseaux

coupe telle un sacré Graal éblouissant

remuant turbulent prise dans la tempête qu’elle alimente

en ignorant le feu qui ranime

et l’apaise

 

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Nous nommons

Nous nommons les choses

en les pensant chose

ou les croyant telles.

nous oublions combien les choses sont empreintes d’acte ou fusionnent avec l’acte qui les précède, à la manière des mots de Jean : à l’origine était le Verbe , et le verbe était dieu

ou ceux de Jésus : je suis le Chemin ,…

Tout cela pondère sérieusement nos mots. Je veux dire, nos définitions.

les mots resteront à jamais ouverts , disons spirituels

parfois débouchant sur quelque vie

parfois sur nos tombes

ah, mon dieu, que tout ceci est fragile. Nous mourons, mais notre mort, est selon ce que nous vivons, nous emportons de façon tout à fait certaine cette vie, il ne peut en être autrement, tout est en adéquation, en harmonie ou tout s’abîme. C’est en vertu de cela que nous ne pouvons minimiser l’aspect dramatique de la condition humaine et inversement chanter les formes héroïques d’un Eros qui nous anime,

par opposition à Thanatos

quoique les deux aient un os …

Le chien en sait un morceau bien mieux que nos mots.

je mentirais

je mentirais à peine
si je vous disais
combien j’aime

et combien ma peine
ne pèse pas
quand je suis dans tes bras

qui ne mentent pas.

l’objet de ma mort
comme celle de toute âme
en transit dans ces sphères
illusoires et creuses,
l’objet* vise à revenir

au lieu où nous sommes dieux.

2009_04120010

*ob-jet, le sub-jet se jette en face ob-jet
objet devient par conséquent un acte, un jet
nous sommes subjet, parce qu’il y eut re-jet et pro-jet
nos objets sont en face de nous comme beaucoup de détritus qui empoisonnent les cours d’eau , ils révèlent notre subjet
nous sommes subjets , pour toutes ces causes , subjets assujettis à la cause.

renversement du flux

Dans cette déroute du monde dans lequel nous sommes plongés et où nous avons mis nos enfants, face à l’incertitude des lendemains, ou aux choses trop sinistrées, il faut bien s’exprimer, viser juste, dire là où sont les maux, puis quand on est violemment attaqué par ces esprits obscurs réfractaires, nous n’avons plus que le silence, effectivement à opposer au leur.
La haine reste un mystère, dans son manteau noir.
la haine désarmée assassine des anges
face à la haine vaincue, vidée ou évacuée qui cache ses larmes renversées
combien de crimes avons nous à laver
de fautes et d’océans pillés,
afin que les méchants cessent leurs méfaits
et à leur tour inversent le cours sinistré.

Pauvre cerf

 

pauvre cerf

tes bois traversent

ta casquette

tu as le défaut

d’avoir un cerveau

qui déborde ta quête

et n’entre pas dans le moule

uniforme

de toutes ces éprouvettes

si bien écrites

ah si tu étais moule ou huître

nous t’aurions pardonné

nous t’aurions embrassé

et serré dans nos estomacs

bourrés de vacuités

grouillant de vides objectifs

pauvre cerf aux abois

délivre toi

Tenir sa solitude entre tout

Tenez,
soutenez vous !
d’où vous venez
ne lâchez jamais votre âme
délivrée qui fût livrée
aux forces qui dispersent
et la font voler en mille éclats
dans les univers glacés,
Tenez face à la face
sans pitié des mensonges
d’un monde uniforme
Tenez votre solitude
En laisse
Vous serez consolés
malgré vos faiblesses

Tenez la poignée de la porte
qui s’ouvre et tenez la clef
dans vos mains
réveillant l’âme morte.

Voir c’est tenir par ses yeux
l’impossible image des dieux.

Moucher les prétentieux

Parfois l’envie nous prendrait de rabattre leur caquet à ces gens intelligents mais à l’esprit étroit, la courte vue et les intentions troubles, ceux qui s’accrochent à des schémas de pensée toute faite, sans voir plus loin, ni chercher à comprendre leur interlocuteur. Cela révèle qu’au fond leur intelligence est limitée.  Bien souvent ils ne voient que leurs intérêts immédiats, leurs actions en bourse qui risque de s’effondrer, ou l’instabilité immédiate qui se présente sous leurs yeux. De tout façon, le dialogue est impossible avec les thuriféraires de l’atome, ou des aliments chimiquement purs, ou des vaccins comme moyen absolu, ou même de la raison raisonnante aveugle sur bien d’autres points de vue.

Que la terre se réchauffe est indéniable, mais cela ne peut pas être le seul facteur grave pour les siècles à venir. Autrement plus dommageable est la radioactivité et son augmentation qui risque de tout faire périr à long terme. Sans parler du fait terrifiant qu’il faudra aux générations suivantes maintenir sous surveillance constante des produits hautement toxiques, pour rien, pour une utilisation nulle. C’est à proprement dit un crime pour les générations futures.
Remarquez, les criminels, c’est inscrit dans le génome de certains, depuis le temps qu’ils existent et sévissent. Mais ces gênes là, seront à jamais indétectables, ce sont des invisibles, comme on dit des mauvais esprits.

Que pourrions-nous pour eux ? strictement rien, ces entités maudites sont d’emblée vouées à une espèce de néant qui leur colle si bien à la peau, à tel point que je m’interroge si le mieux pour s’en prémunir est de ne rien leur dire.

Les véritables nihilistes ne sont pas ceux qu’on croit. Payés très chers, ils fabriquent et imposent des lois et normes qui font souffrir le monde, nous mettant tous dans une situation d’otages. De vraies ordures donc, contraires à l’ordre de la Nature et a fortiori celui de Dieu.