Nous supposons

Ces univers sont comme des automates, ballets d’étoiles qui tels des satellites sont lancés dans le vide, et suivent une trajectoire fixée d’avance, de même que les plantes ne font que se construire, se reproduire sur le modèle de la cellule qui automatiquement se duplique, ou que les électrons tournent en orbite et forment leur nuage, selon ces théories qui nous disent que ce ne sont que ces mouvements qui forment l’électron, comment savoir ?

À la limite ce n’est pas très important, guère plus qu’un décor, ou qu’une demeure. Non, ce qui commence à nous importer ce sont les habitants de ces demeures, ce qu’ils vivent, où ils vont et ce qu’ils font.

Un arbre, nous n’arrivons pas à lui donner une identité, à entrevoir l’ombre d’une personne l’habitant, et pourtant nous le savons vivant. La terre, les univers, pareil.

Et nous sommes là, différents et pourtant de la même nature. Cette différence tient elle au fait que la nature ne peut être autre que ce qu’elle est et que nous, nous sommes en fonction de notre volonté, de nos interrogations, et de nos œuvres qui nous forment ?

Rendus bien bas, nous n’aurions qu’à nous élever. Celui qui n’a pas cette chance de s’élever a toute probabilité d’être mauvais.

C’est pour cela que le monde a quelque chose de mort.

La guérison du monde passe par quoi ? Par quels mots, quelles œuvres ?

L’ironie des dieux, serait de nous avoir donné toute l’intelligence possible et de celle ci nous nous rendons encore plus emmêlés dans nos filets croyant emprisonner le vivant. Ces systèmes intelligents artificiels étant le summum du piège, comme une administration automatique des hommes, sanctions, récompenses.

Nous pensions posséder, nous sommes possédés. Mais cela me laisse perplexe. Parce que ce piège ne peut pas être une fin, une intention des dieux, ou de Dieu. Ou Il serait un horrible démon.

Non, il y a une astuce dans ce Jeu. D’abord, il est délicieux. Simple, innocent et beau, il est royal. S’il emprunte ensuite un visage négatif noir comme du charbon, ce n’est pas pour notre mort, mais bien pour notre vie.

Parce que notre vie se confond avec la sienne, nos vies se confondent avec celle des dieux. Si nous mourons, eux aussi meurent. En quelque sorte les dieux sont notre futur.

L’avenir est disparu
Il n’a aucune chance
Partout où nous le cherchons
C’est l’absence
Le vivant est nuisible
La mort est appelée salut
L’intelligence est dans la machine
Et le cœur n’a plus de sens
Ni de sang à la pompe
Heures sombres.

Par conséquent, la question qui se pose pour tout le monde est bien : où trouver notre dieu ? Ce qui est royal en nous.

Si nous ne transcendons pas tous les systèmes, c’est à dire n’en comprenons pas le signe, nous nous butons sur l’insignifiant. Nous serons insignifiants.

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