La peau de chagrin

Vous croyez que nous sommes le fruit hasardeux d’une rencontre d’un ovule et d’un spermatozoïde, vous vous trompez. Non, ce n’est qu’un moyen, pas la cause de cette union de deux corps fantomatiques, deux images de l’homme qui en forment une nouvelle. porteuse des sens antérieurs, nous portons nos âmes respectives, celle de nos parents, comme des miroirs, nous soutenons les mémoires, nous dirigeant où il nous semble bon, où trouver notre existence, mais nous sommes désormais encombrés d’objets, de représentations fausses du réel, conditionnés bizarrement.

C’est peu dire que nous sommes en train de perdre nos vies, dans ces fatras urbains, ces agitations insensées, bruits qui parcourent les ondes, alimentés de faux besoins, séparés entre générations, isolés, insultés et appauvris, devant servir une horloge qui ignore l’heur.
Tenus de travailler pour ces buildings, échafauder des transports démesurés, cercles vicieux économiques, courses absurdes, performances, prix. comment voulez vous qu’il reste des minuscules oiseaux fragiles dans ces chaos orchestrés ? ensuite, il sera trop tard nous aurons perdu.
Aucun alcool ne suffira, ni somnifère, ni drogue euphorisante, et le nombre ou la quantité d’humains ne pourront qu’amplifier la déroute, des masses écrasées asservies, prises dans ce train allant à vide allure vers sa corruption. tableau apocalyptique mais sans révélation.

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