Quelle Gangue affreuse !

La terre est comme un œuf. Initialement cet œuf était de nature. Tissé de forêts, de plaines herbeuses, de déserts peut-être, d’océans poissonneux, de troupeaux cheminant, et de modestes tribus humaines à pieds.

Puis sont venues les légions et les contraintes qui les accompagnent. Là encore, certains pouvaient passer entre les mailles du filet. En se faisant discrets et cherchant des lieux éloignés des guerres et autres forteresses.

Et nous voici à cette heure inouïe d’une terre parcourue de tous ces fils, comme si c’était une cocon à tous les étages. réseaux d’automobiles comme un fleuve continu de métal, de navires , d’avions transportant des montagnes, de satellites qui surplombent le tout, flux incessant et consommant sa production, afin de faire marcher ces productions, tissu internet et téléphonique  pour alimenter le corps constitué en organisme vivant, comme tout organisme porteur d’information, lui conférant du sens. Ces réseaux d’informations étant sous contrôle par le Centre Cerveau.

Il reste des domaines qui échappent encore à la mainmise sur la totalité organique. Comme ces gens qui font des enfants naturellement. qui se soignent avec des produits naturels, et y obéissent. ou qui marchent tranquillement dans les reliquats de forêts ou de montagnes, ou naviguent sur leurs petites barques pour pêcher quelques petits poissons.

Les projets politiques et économiques sont devenus des monstruosités, en transformant la terre en un vaste corps mort agité. Nous ne sommes pas morts dans ce corps , pas encore, mais cela couve. Combien de désespoirs, et tueries de masse ? Combien de réfugiés qui doivent fuir, de gens vivant dans des camps, et des villes dévastés par les feux,  guerriers ou ces incendies liés à ces complications des habitats, ces concentrations urbaines. en des lieux fragiles naturellement, sous des climats devenus hostiles, nous ramenant à l’âge du carbonifère, plongée dans ces temps géologiques, comme si c’était le temps de notre humanité, comme si c’était de façon universelle et absolue strictement identique.

Œuf rempli de toute notre humanité, hommes dont le nombre et la quantité ne sont pas décisives mais qui cherchent quelque chose à travers ces actes : Quel pouvoir de vie  par quel pouvoir de mort ?

Voyez, les hommes pensent mal, veulent mal, veulent l’extinction, leur propre mort au fond, mais ignorent ou ne veulent plus de cette vie.  Parce qu’il est douloureux de vivre et soutenir le vivant, et que cela suppose beaucoup de choses, beaucoup d’obéissances à cet être autre qui est nous-mêmes dans un autre lieu. Mais que nous ne croyons pas Trop.

Nous voudrions le voir d’abord pour y croire. Mais si nous avons vu, quelle est l’importance d’y croire ? Croire sans avoir vu est la seule façon de croire. Seule lumineuse. Lumière de l’au-delà. Voix d’outre tombe.

D’où cette idée que nous n’avons que la parole pour transmettre ces minuscules lumières les uns aux autres, chacun devant nécessairement en recevoir sa part qui le touche, et qu’il donne. Tissu de confiances respectives.

Seule issue pour sortir de cette gangue affreuse.

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