Où il est question de signe

Nous sommes de curieux animaux. Nous passons notre temps à graver des signes sur la matière, laissant des traces, des formes, des lettres, des images sur le corps périssable de la terre, ou sur notre propre corps. Est-ce le signe qui importe ou bien ce qu’il signifie ? Savons-nous toujours bien lire les signes ? Je n’en suis pas persuadé.

Sans doute tout ce que nous exprimons nous sert à ne pas nous oublier en cours de route, ou encore nous retrouver au cours de nos vies successives, pour le cas où nous devrions revenir sur cette terre – sait-on jamais ? – et que notre prochaine existence ne soit pas trop hasardeuse ou chargée de malheurs.

Parfois, nous sommes traversés par quelque intuition lumineuse, ce qui – soit dit en passant- est le fait de l’intuition. Comme une étincelle, elle ne peut être que de lumière, mais comme elle va vite nous ne pouvons bien entendu pas la saisir. Nous essayons alors de retracer ce qu’elle nous dicta. On ne décide pas de la faire revenir. Nous en recherchons ses échos. C’est pour cela que nous passons notre temps dans la répétition de ce qui nous hante, de nos amours, de nos désirs et nos espérances. ou même de ce qui nous désespère pour ne pas devoir subir atrocement le poids de trop de souffrance.

Là, ce n’est jamais acquis. Il semble bien qu’il y ait des passages obligés,  des épreuves et autres peines.

Qu’avons-nous à espérer d’autre qu’une délivrance, en adéquation avec ce que nous sommes de façon première et définitivement ? Comme si nous avions retrouvé notre âme.

Et que partant de là, nous savons que devant nous ne se présente que la vie véritable, sans altération.

C’est comme une respiration, un feu qui ne s’éteint pas. Une joie douce.

Mais ce monde est déplorable, avec ses mots, ses contre sens et ses faussetés. Ces maux eux aussi sont porteurs de signes, ils nous enseignent ce qu’il faut à tous prix éviter. Et pourtant, le monde succombe sous son charme, précipité par ces tentations qui sont des pièges affreux. De telle sorte qu’on ne comprend plus rien à notre existence, et que nous en deviendrions fous, ou très en colère, ne pouvant plus vivre.

C’est peu de dire que le monde est gouverné par le diable…

et que les Anges ne sont guère entendus.

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