décroître n’est pas péricliter

Imaginons que les choses se renversent parce que nul ne marche plus dans la combine, ce jeu faussé ou injuste. Les prix de l’immobilier des grandes villes baissent, celui des terres également, on reprend notre économie en main, à notre échelle et dans les pays où nous vivons.

On commencerait par décroître, ce qui n’est ni décliner, ni entrer dans une récession ou s’appauvrir, on ne ferait que transformer nos relations et échanges et productions, on pourrait simplement redevenir plus proches les uns des autres, ce qui offre beaucoup plus que du salaire, dans la mesure où nous pouvons échanger autrement.

La croissance n’étant qu’une bulle en expansion ne menant nulle part, ne faisant qu’une prédation abusive sur les hommes et sur la nature, et dont on ne peut que constater les ravages, le terrible appauvrissement global malgré les chiffres qui voudraient nous prouver le contraire.

Nous pourrions passer à une autre civilisation, moins axée sur la quantité de choses négligeables, mais fondée sur des bases autrement plus profondes et réjouissantes, telles que le temps maîtrisé, la santé mentale et physique, la connaissance de notre planète et des vivants.
Autrement dit nous pourrions passer dans un temps où nous deviendrions cultivés. où nous saurions de quoi nous sommes composés, au lieu de n’être que des outils pour une machine qui nous écrase, nous exploite, nous abrutit dans des tâches absurdes. Bref, nous serions plus libres.

Petite note, du haut en bas de l’échelle, c’est l’esclavage, piège général. L’ingénieur, le cadre n’ont aucun choix, ils en sont réduits à perpétuer le système avec des artifices aberrants et piégeant, dans un cynisme qui forcément les écœure. Et pour laver leur conscience, avec quel or ou quel alcool ?
Le drame humain provient d’une perte des fins de même que celle de nos origines qui donnent du sens à nos existences. Errant, nous cherchons à côté, palliatifs à cette absence de réponse, de l’oubli pour répondre à cet ennui existentiel que l’on fait payer au prix fort aux faibles.
Et signe manifeste de tout ceci, le luxe qui s’affiche sans honte, la puissance des uns face à l’impuissance des masses qu’on mène toujours à l’abattoir.

Tout cela montre la déliquescence du tissu humain, déchiré en autant de voix qu’il y a d’hommes, incapables de s’entendre, chacun emmuré dans ses raisons.

Sur ce terreau fertile et décomposé, la dictature globale est en marche.

 

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