Les temps de confusion

Depuis le temps que les identités sont fondues, comment peut-il encore y avoir des identités ? n’est-ce pas une confusion du langage ? si nous avions su haïr nos pères et nos mères, et su les honorer, su ce que nous dit cette leçon lumineuse et la mettre en pratique simplement.

À cette condition là, nous aurions encore une chance de survivre, c’est à dire faire connaissance à la fois avec nous-même, sujet inconnu, et avec l’autre, inconnu de même. mais nous n’avons plus l’innocence.

Alors tout s’embrouille et devint terriblement obscur, malheureux.

Bon, ce n’est pas totalement vrai, puisque les êtres de lumière et de parole sont là. Mais dans le flot des mots sont quasiment inaudibles. Pour preuve il y a trop de dauphins morts, de forêts qui périclitent, de violence qui s’expriment partout dans ces sphères du pouvoir.

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Des égarements en masse

Comme si la terre était un musée, un zoo et non un lieu où les êtres vivants peuvent y vivre. Comme si la vie était un spectacle que nous pourrions voir derrière des vitres. Pauvre monde obsédé par le rendement, possédé par la possession, la stupidité touristique, la consommation frénétique ne remplissant pas le vide.
Que faisons nous donc sur cette terre ? maudite par nous-mêmes ?
Au lieu de consacrer du temps à la connaissance, nous le vouons à la possession,  à la possession de la connaissance aussi, qui nous prive de connaître.
Alors qu’il y a tout à découvrir, en plus de soi-même. Cela pourrait aller dans toutes les directions et remplir nos existences.

Mais tout ceci est-ce juste si le dire n’est pas le faire. Que d’égarements. Nous voilà au bord d’une folie.

Nous avons engendré des monstres dans nos machines et nos systèmes, qui ne sont guère que des machines démoniaques organisées en lois, administrations, conditionnements mentaux, réflexes, et poisons répandus en masse. Fil rompu d’avec la nature : Question du bien et du mal non résolue. Question du présent idem.

Dans le passé, il n’y a plus aucun mal. De même difficile de dire qu’il y en a dans le futur, seul le présent est « mal » par la conscience que nous avons, et qui nous vient du passé et d’un futur incompris, impliquant les choix du présent.

Fil rompu, ou devenu inaudible, plongé dans les eaux noires de l’oubli.

Que sommes nous parmi ces milliards d’existence qui nous précèdent, ces montagnes de souffrance, et de navigations sur ces eaux tumultueuses, usines, guerres, famines, vies écrasées sous les cendres. Dans ces chaos de roches, qu’avons nous donc à réaliser et qui relève de cette dimension divine en nous,  de cette chair humaine qui s’ignore Lumière de chair.

Tout ce qu’on propose aux hommes est de les maintenir sous esclavage en leur donnant une pitance minimale animale, et encore … peut-être demeurés, murés dans un silence d’écriture, de signes muets, précipités dans une existence au temps perdu.

Il n’y eut peut-être jamais d’âge d’or , mais il y  a sûrement des âges noirs, de fer, et des âges douloureux, qui nous minent et ne nous sauvèrent pas, dont nous ne pouvions pas nous délivrer par nos seuls moyens, sans faire appel à des puissances extérieures. Sans la venue des anges ou des dieux messagers initiateurs.

Tandis que de nos jours des sortes de démons calculateurs ont des projets déments pour tout déshumaniser et tout dénaturer. Homme et Nature qui font une seule et même chose.

Voyez donc qui nous divise.

 

Des riens à propos d’histoire

Lire un historien érudit qui expose nos histoires, et découvrir que les civilisations passent, fragiles, se détruisant les unes après les autres, rien que du très connu. Lire que les cités ou les palais étaient emportés par la fièvre de l’argent, du cuivre, de l’or, du bronze, et amassaient quantité de métaux, pour leurs négoces et leurs puissances. Intrigant, manœuvrant, rusés, politiques, et conquérants. Fondant des comptoirs, des ports, d’où les empires successifs pouvaient acquérir ces précieux métaux, utiles d’abord pour leurs armes, et pour tous ces ensembles d’objets de luxe qui furent produits et sont le signe des civilisés. De nos jours, cette puissance est dans le boîtier de téléphone ou de montre connectée, ces choses là.

Le sens de l’histoire, c’est du vent. C’est juste un outil de domination, de conservation d’un domaine, et son expansion, sans tenir compte du vivant, des habitants naturels, s’ils contrarient leur avancée, leur emprise qu’ils nomment sens de l’histoire, mais n’est rien qu’un modèle issu de leur cerveau détraqué.

Remarquez que le mal nous pousse à nous rénover sans cesse, et revoir constamment notre copie. Toute la difficulté consiste à ne pas rompre le lien fragile qui nous compose dans nos profondeurs. Lien humain, ou divin, surnaturel,

étranges men songes

Le paradis, se conquiert-il ou se donne-t-il ?

Si vous l’aviez conquis pourriez vous le perdre en le donnant ?

Pourquoi avez vous des cerbères qui obstruent le chemin ?

Vous promettez l’enfer éternel au lieu d’un éternel repos, et son mouvement.

Les chiens ont l’intelligence du service.

 

Croître et multiplier

Ce monde qui n’a de cesse de parler de croissance comme si c’était l’unique moyen pour se maintenir en vie, toujours plus d’objets, de biens, de possessions, de terres, d’entreprises qui dominent et écrasent tout sur leur passage, et réduisent  les hommes en esclavage.
Le mot décroissance est  banni, comme le signe d’une défaite face à l’univers.

Parlons alors de croître en conscience, en connaissance chacun dans sa sphère, et dans ses œuvres, mettons individuellement pour commencer. Puis dans cet ensemble humain qui se reconnaît, et échange, multipliant ainsi la connaissance et la conscience collective.

Dans ces conditions nouvelles nous dégraderions moins la nature, et nous-mêmes. Nous aurions moins d’effort à fournir pour lutter contre l’entropie de toutes ces créations artificielles pour la simple raison que les naturelles nous soutiendraient dans nos efforts, à condition de ne pas en faire une ennemie.

Regardez toutes ces cités finissent en ruine, parce qu’elles deviennent ingérables dans leurs complication et leurs systèmes, à l’image de ces objets électroniques impossibles à réparer mais qui contrairement aux êtres vivants savent se reproduire à moindre coût et en temps utile.

Nous sommes trop éloignés sur les bords,  en dehors de la vie.

Croître et multiplier signifie simplement évoluer. Monter, nous élever.

Je songe à ces femmes ouvrières astreintes à leur machine répétant sans cesse les mêmes gestes pour alimenter nos commerces, devant dormir à l’usine, pour pouvoir travailler encore plus.

Ceci en grand nombre pour répondre à quelle guerre économique ? idéologique ? quels fanatismes derrière cela ?

En résumé…

Certes il y a Dieu qui nous attend…

Mais ici il y a tous ceux pour qui cela ne veut plus rien dire, qui ne peuvent trouver en eux leur dieu, et pour qui tout est mort et sont morts. Comment donc ressusciter en eux cette flamme ? Par quels mots? Quels énoncés ou par quel témoignage de vie dans un contexte menteur, porteur des atrocités jalonnant leur existence ?

Sauver le dieu dans l’homme sans sauver l’homme ? Il ne suffit pas d’affirmer dieu pour sauver l’homme. Si le dieu en l’homme n’est pas né ici il ne sera pas ailleurs.

La terre fait son office, comme la Mère fait son Fils.  Mais si meurt le Fils, crois tu que cela te fera naître ?

Bon, je me sauve…

Misères

Comment un homme ou une femme, astreints chaque jour à des tâches qui les épuisent et ne leur laissent guère de temps pour cultiver ceci ou cela, découvrir, aimer même tellement ils sont pris dans ces tourbillons, mal nourris et maladifs, comment pourraient-ils trouver en eux le paradis dès lors que l’enfer les tient en otage ?

Comme si cette existence n’avait nulle importance et que nous pourrions vivre n’importe quoi, dans n’importe quelle condition, si nous « croyons  » nous irons au ciel et serons délivrés automatiquement ?

« Celui qui a connu le monde a connu un cadavre…  »

Si le monde est mort, comment pourrions nous trouver le Vivant ?

Encore heureux que des gens aient le vivant en eux pour le rendre à ceux qui ne l’ont plus.

Voyez, dans les faits divers, des actes déments. Savons-nous d’où proviennent ces choses là ? Connaissons nous exactement les forces de la Nature, les trous noirs, les fonds ténébreux, et les Cieux ?

Non, le monde retient des gens pour tailler des habits, fabriquer des objets, offrir des loisirs, sans trop restituer à ces gens les clefs du vivant. Oh, si des mots, des belles phrases, des vœux pieux, mais au final, non, rien. Presque rien.

Sauf exceptions. Bien entendu chez ceux qui ont précisément pu se pencher sur Ce rien.

Mais bon, je radote …

je veux bien croire à la vertu des lettres

Je veux dire des belles lettres qui furent mises à notre disposition, textes et écrits sacrés, sagesses millénaires, prophéties, mais pourquoi donc, cet ensemble de mots ne nous délivre guère et que le monde persiste dans ces voies négatives, contraires aux enseignements ?

Soit ces mots ne disent pas tout, soit ils ne sont que pour un infime part qui ne les met en pratique mais en tire quelque pouvoir sur des esprits plus faibles.

Livre de l’Evangile selon Thomas – Loggion 102.

1 Jésus a dit :
2 Pauvres d’eux, les pharisiens !
3 Ils ressemblent à un chien
4 couché dans la mangeoire des boeufs :
5 il ne mange
6 ni ne laisse les boeufs manger.