Révélateur

Vous croyez qu’on peut faire connaissance en allant puiser dans l’atome ? depuis le temps que les marchés nous abusent, que nous nous nourrissons d’illusions, de chimères, et nous méprenons sur l’Amour, dans une inversion de sens et de nature. Cela fausse tout et nous emporte.

Combien de mots coulent pour en noyer le sens ? Camper sur ses positions et ne pouvoir vendre sa camelote avariée ? Ce qui fait des hommes de pauvres pantins vides et maudits dans ces remous de boue.

Le fonctionnement du monde révèle sa cécité et sa mort, dans la souffrance et le peu de bonheur, comme si nous étions tombés et que nous n’arrivions pas à nous délivrer. Il y a tellement de suicides, de crimes et de gens en prison, de folies qui président à nos actes, trop d’inconscience ou de méconnaissance  des forces et des présences qui animent la vie.

De telle sorte que les mots ont perdu leur sel ou que les arts ne sont plus que décoratifs, au lieu d’être des explications claires des mystères, nous révélant le sens caché des choses.

Si bien sûr il existe encore des arts, c’est à dire des formes qui tendent au Sacré et nous guident. Disons, ceux qui ont cette chance. Mais si peu…

Publicités

5 réflexions sur “Révélateur

  1. Combien de « maux » coulent pour en noyer le sens, pour inverser les valeurs, pour encore et encore dresser des murs épais liés à nos terreurs ? Peu importe, il faut continuer en Soi, cultiver son jardin de Lumière. Il (Lui) continue bien avec tant de patience et d’Amour. Ce matin, dans le blanc manteau, j’ai marché et j’ai été agréablement surprise par les oiseaux qui chantaient, malgré le froid de la neige, du petit vent venu du nord. Oui, Cela chantait. En nous, il est ce Trésor aussi et nous y imprimons les regards du Cœur. Ce monde ne s’arrête pas ici. Nous sommes notre propre Devenir. Chacun doit cultiver ce Jardin de L’Âme. Je vous invite à vous promener dans le Jardin de Lao Tseu, et même dans celui de Confucius, jardin d’expérience et de mûrissement vers la fin de sa vie, éclairant d’enseignement. Je vous salue et vous souhaite beaucoup de Lumière. 🙂

    • Peut-être que la question se pose de façon aiguë pour ceux qui dans ce monde sont arrêtés, et par conséquent ne sentent plus la vie en eux, désemparés par les conditions, ou écrasés par ses chaînes. Tous n’avons pas cette chance de pouvoir marcher de façon sereine sur la neige ou lire Lao Tseu et en saisir le sens. (Je sais je me penche trop sur cette basse condition humaine oublieuse des dieux. mais bon… )
      Merci de me rappeler à ces lectures oubliées et à d’autres. Une remarque, toutefois. Je crois à la vérité de ces énoncés, mais je me demande pourquoi et comment se fait-il que cette terre ne récolte pour sa grande majorité que des fruits mauvais dans un ou des systèmes menteurs ?
      Est-ce par manque de connaissance du « Nous » très précisément ?

      • Pourquoi les gens ne sentent plus la vie en eux ? En êtes-vous sûr ? Leur avez-vous posé la question ? La sérénité fait peur tout autant que l’horreur. De fait, cette sérénité que vous évoquez et qui du coup est la mienne est le résultat d’une longue marche, en mer, sur terre, sur la neige, dans le désert et même dans la fournaise. Il ne s’agit pas d’un privilège de petite personne bien pensante. Si j’ai lu Lao Tseu, c’est qu’il est venu vers moi avec cette crucialité et cette nécessité. Il n’est pas le seul qui soit venu d’ailleurs. Je pense que vous voyez le problème encore de l’extérieur. J’ai connu et côtoyé les pauvres que je n’ai pas boudés. J’ai lavé des corps amaigris comme s’ils sortaient d’un camp de concentration. Je n’ai pas peur des rides sur la peau décharnée, ni marcher au milieu de la ville et prendre les mains de ceux que l’on oublie. Une vie ici est une arrachée et vous le savez bien. Je pourrai parler longuement de tout cela, mais je n’aime pas les détournements de la parole. Ils m’en disent long. Ni cela n’est une chance, ni un luxe, mais au contraire une bataille dont vous ne pouvez soupçonner la réalité, (ou peut-être que si ?), derrière les mots qui sont emplis de Joie en Lui et de Lumière jusqu’au bout des actes. Car La Joie se propage et est une Victoire. Mais bon, je sais bien qu’il ne sert à rien de discuter. Ne reçois finalement que celui qui est prêt à recevoir. Dommage ! Merci et bonne chance !… Je vous souhaite d’entrer en cette paix, la vraie.

        • « heureux celui qui console.  »
          Voir les choses de l’extérieur, pourquoi pas si l’extérieur vient jusqu’à vous ? mais pour cela pour ces métamorphoses ou cet éveil, cela ne se fait pas sur un terrain qui ne s’y prête pas, ou pire, qui meurt. En quelque sorte, je me demande où se trouve le salut collectif dans les conditions du monde telles qu’elles se présentent, dans ces nœuds du monde.

        • Je me sens assez apaisé, je prends le temps de voir et de penser au mieux les événements du monde qui nous indiquent tout de même son état. Il n’est pas trop radieux, mais cependant les gens ont raison de demander de quoi vivre. Parce qu’en général, on les prive. et cet « on » indéfini, se cache soigneusement.

Si cela vous inspire ...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s