Il reste quelques traces

Nous sommes dans une étrange position sur cette terre. Préoccupés à nos affaires, nos problèmes d’intendance, propulsés à vive allure vers une destination inconnue, résultant des situations antérieures qui nous obligent et dont nous ne savons pas grand chose, excepté que nous devons nous y plier si nous voulons survivre.

Cela nous vient de très loin, se perd dans les brumes d’un passé dont il reste des traces, des noms de ville et de personnes ayant marqué leur époque, toutes ces constructions imaginaires des cités et civilisations structurées autour de concepts. Des mots qui firent des batailles idéologiques, et établirent les bases du présent.

Heureux travail des historiens et archéologues qui exhumèrent les traces du passé et reconstituent la trame mais celle-ci s’avère être vide en vérité. Même si nous connaissons les décrets des empereurs romains nous ignorons totalement sur quel fondement spirituel ceux-ci prirent naissance. Excepté qu’ils furent une sorte de cathédrale exprimant leur puissance, c’est à dire leur volonté d’imposer un Ordre.

Eh bien, c’est sacrément réussi. Cet ordre pétrifiant, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il arriva à soulever des hommes en masse mais guère à soulever le couvercle des dieux, ou ouvrir leur porte.

Nous retombons sans cesse dans des problèmes de ventre affamé, des conflits insolubles de moteur, de salaire de misère et de luxures, de traductions qui nous embrouillent les méninges. Mais nous ne répondons jamais ou pratiquement à la question pourquoi ?

Il en découle que le sacré fait pâle figure. Comme un spectre devant notre face. Au lieu d’une rivière de diamant. 

J’exagère un peu puisqu’il demeure encore quelques œuvres et voix nous venant en écho qui nous appelle. Bien entendu, dans son immense majorité les hommes ne croient guère à ce qu’ils ne voient pas. Ils croient à des chiffres, à du concret, des formes.

Saurons-nous passer ?

Admettons que nous avons eu un passé, donc que jusqu’ici nous sommes passés. Mais ce passé ne nous ouvre pas le passé de demain, s’il reste en cet état.

Il est, disons… trop bétonné.

Ce n’est pas l’Arche Nouvelle, ces poisons, armes, abandons, fers et ondes stratégiques.

Voyez.

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