Bien public

Pour rire j’imaginais gagner une somme énorme au loto. Avec cette fortune je songeais acquérir une forêt, disons, un grand domaine forestier, avec cette idée simple que cet argent soit utile. Il m’apparut que ce n’est pas si simple à tenir.

Entendons nous sur cette tenue : Si je suis le seul habitant elle pourra vivre sa vie sans problème, et deviendra très vite une forêt primaire, mais dans le contexte actuel, étant seul il sera impossible de la garder vu le nombre de prédateurs humains qui forcément et naturellement viendraient prélever tout ce qui s’y trouve et en feraient très vite un espace mort. D’où la nécessité de gardes forestiers et de gérants  assez raisonnables. Gardiens privés ou gardiens publics ? Livrer ces domaines aux privés, c’est probablement en vue de donner une rente à ceux qui possèdent des capitaux, plutôt qu’à cet ensemble de  fonctionnaires d’État qui, sans capital y vivent et assument le rôle de gardien et de gérant. Livrer cela aux privés c’est manifestement dans le but de faire rendre à la forêt encore plus que ce qu’elle donne, et de maximiser les profits. C’est loin d’être innocent.

La politique peut à l’évidence être privée ou publique. Elle relève de la conception que l’on se fait du bien, de l’intérêt commun.

Il apparaît que rien n’est possible sans cela. Et par conséquent nous nous demandons pourquoi le commun est à ce point perdu. S’il a existé un jour. Et comment le retrouver ?

Sans cette dimension de fraternité vraie, sincère et retrouvée, rien ne sera possible que des formes malheureuses, impliquant privation de liberté et d’égalité. Puis des ruptures au sein des tissus sociétaux, des divorces et des désamours en nombre, des ensembles qui progressivement perdent le sens commun, l’idée de la vie simple, et s’égarent dans des situations inextricables, et des poisons pour oublier ces naufrages.

Pourtant les états et les fonctions publiques autorisaient une certaine possibilité fraternelle dans les divers secteurs où cela s’exerçait mieux que dans ces ensembles privés où la concurrence faisait rage pour maximiser les rentes et autres intérêts privés.

Sommes nous happés de façon inexorable dans cette lutte pour la possession ?

Ceci me semble totalement absurde et révèle bien l’état d’indigence de la condition humaine dès lors qu’elle n’a pas Le sens ou La lumière, peu importe le mot qui signifie vérité ou dimension supérieure. Comme si nous étions la proie d’un chaos organique, ou d’un nœud qui nous réduit à néant, et qui fait que le monde se lève et se révolte pour essayer de survivre.

Comme si les puissants impuissants à résoudre la guerre envisageaient de donner un grand coup de hache sur le nœud.

Bien entendu, il est extrêmement difficile de fraterniser avec les frères qui veulent Tout posséder.

 

Publicités

Si cela vous inspire ...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s