tous ces clivages

la gauche ou la droite ?

Ce clivage, c’est également celui de l’horizontalité et de la verticalité. En théorie tous les hommes sont debout, mais dans les faits, non ils doivent se coucher face à un impérialisme vertical inaccessible et indiscutable pyramidal.

À quoi cela tient, quelles en sont les causes? C’est tellement banal de dire que cette verticalité ne tient que par nos divisions, ou que ce sont nos divisions qui mettent en place cela, par défaut. Voilà pourquoi le pouvoir n’est pas que politique, il comporte aussi une dimension spirituelle, pas seulement psychologique. Pour expliquer cela si c’est possible, il faut voir que le sens des mots n’est pas une donnée immédiate. ni définitive, que derrière toutes nos lectures se cachent des multiples sens et divergences de vues. Là où le bat blesse : ça se tapit dans nos intentions secrètes ou inavouables. qu’elles soient bonnes ou mauvaises, parce qu’elles sont toujours difficiles à exprimer

Dans cet ordre d’idée, la discussion est importante pour résorber toutes les ombres. Disons l’échange.

Le pouvoir spirituel est une prise en main de l’individu par lui-même ou par son double. En ce sens, il n’a pas prise sur le monde, mais uniquement sur son destin. Difficile osmose entre ces deux sphères, matériel & spirituel, aspect sacré de ce lien, comme la liberté inaliénable. ce qui en fait un occi mort.

Les poncifs sur le lâcher prise, la non-saisie masquent en fait la volonté ou l’intention de saisir autrement.

Que serait nos existences si nous ne tenons à rien ? ou si nous ne tenions que par cette existence qui nous tient ? sachant pourtant qu’il faudra lâcher celle-ci, et nous tenir ailleurs. En réalité nous n’aurons pas non plus à lâcher notre passé. Nous n’aurions juste pas le besoin de nous retourner.

Les politiques pensent pouvoir gouverner les hommes, selon cette verticalité. Peut-être, mais à la seule condition  que les hommes retrouvent en eux cette dimension, et non qu’ils restent sans information. La société pourrait se tenir mieux dans cet ensemble d’êtres verticaux. Sans cela, il y a trop de séparations à tous les étages et un chaos.

Je ne vois pas d’autre liberté que celle de l’esprit. Sauf celle de l’âme, et à ce niveau nous ne pourrons rien en dire sans passer par ces paroles d’art, ou d’autres se tenant sur l’autre rive de nos rêves. Une sorte d’oiseau.

Publicités

la valeur ou l’avaleur

Voyez comme nous sommes des animaux avaleurs. Afin de pouvoir vivre du fruit de son travail, n’importe quel producteur, de céréales, de légumes ou de poulets, doit tirer un maximum de la terre.  Nous exploitons la vie dans des conditions qui deviennent insoutenables souillent la planète, dans un déséquilibre de plus en plus fort.

À chacune des étapes des productions, il y a une dégradation de la valeur initiale, qui n’a pas de prix. Chacun de nos échanges fait l’objet d’un profit, et de taxes.

Là, où dans les sociétés simples le don ou le troc s’effectuent de manière juste, il est devenu dans les nôtres l’objet de spéculations, de profits et de pouvoirs, d’abus des uns sur les autres.

Dans ce jeu il y a des vaincus, des lésés et des nantis qui peuvent se consacrer à des activités d’un autre niveau, moins manuels, paraissant plus élevés, à condition qu’ils tiennent en main le système mis en place.

Ceci peut être une explication à la violence des États et des Puissances, qui ne sont par conséquent que des prédateurs féroces des énergies vivantes et humaines, ne rendant pas la Vie à ceux qui leur ont donné.

Comment, dans ces conditions, les hommes peuvent ils s’épanouir et faire fleurir en eux les meilleures graines ? Harassés par les travaux, les hommes se tournent vers les distractions et les jeux qui perpétuent les esclavages, au lieu de jouer eux-mêmes ?

L’appât du gain est un sacré poison mental et cérébral, une drogue, un facteur d’appauvrissement général. Les stades remplis, ce sont comme des casinos, les joueurs étant sous emprise d’adrénaline. Peu propice à l’adoration et la contemplation des formes de la nature et des Mystères. De même peu propice à la connaissance.

Oh bien sûr, il reste quelques uns parmi nous à avoir cette chance de se cultiver, de lire et d’étudier, d’écouter des beaux concerts et entendre les messagers intelligents qui délivrent leurs lumières.  Ce n’est pas pour tout le monde. Il y a une séparation entre ceux qui triment et ceux qui profitent. Les plus élevés ne sont pas nécessairement ceux qu’on croit.

Tout ceci, vous le savez, devient visible dans cette destruction de la terre, comme un processus qui parait inexorable. Sans parler des gouvernants qui mettent la pression pour que ce système ne s’effondre pas.

Dans ces conditions carrément sinistres, les animaux devenus extrêmement fragiles, les plantes et arbres de même, les dauphins mourant dans nos filets, bref, toute la faune et la flore affectées,  comment allons pouvoir survivre ?

Prenons les choses en renversant tout.  Pourquoi disparaîtrions nous si nous nous sommes trouvés et retrouvés vivants ? Dans cette hypothèse où nous sommes vivants au point de chute final, nous ferons tout pour pouvoir nous y rendre et ne plus nous perdre en chemin, de même ceux que nous aimons, de même que tout ce qui nous donne à vivre.

Nous serions dès lors tournés vers le soleil et non pas tournés vers le fond de notre grotte ou de notre mort.

Comme quoi l’Autre est une promesse que nous devons tenir. Plus importante que l’Un.

Bien bien… voyons… P1070238
Êtes-vous là ?

Qui règne ?

Je me demande ce que serait la vie sans les états, pour voir, mais que les hommes se reprennent en main, entre eux sans médiateur, qui depuis les temps s’autorise plus à hacher qu’à tisser. Pourquoi éprouvons-nous toujours ce besoin d’avoir une autorité qui nous délivre des droits ?
À la limite, je trouve qu’il est étrange qu’un groupe ne puisse pas s’organiser, obtenir son autonomie à tous les niveaux où cela serait possible et que ces groupes puissent cohabiter et échanger sereinement, sachant que nous sommes tous interdépendants et liés au même sort. On voit bien que la tendance est à la mondialisation et à l’unification des modèles issus des dogmes & idéologies qui veulent s’imposer, cela crée une chape de plomb à prétention universaliste, et par conséquent gomme le libre arbitre. Bizarre mouvement. Pour que cette unité ait lieu, il faut un mensonge* à la racine. Non pas une erreur, mais un postulat qui s’impose et ne laisse plus aucun choix. Cela peut se figurer sous les termes de main invisible, de libéralisme, de science même ou de progrès. Le reste étant mis à l’index.

Les hommes ont cette fâcheuse tendance à vouloir se tenir au centre et maître, même dans ce domaine du sacré, qui est au milieu de tous les enjeux. Ce n’est pas sorcier à comprendre. Cela résume les empires. Les chinois en sont un exemple frappant, avec leur empereur doté des pouvoirs des dieux. De même notre sainte église Romaine, n’est elle pas inspirée par le Saint-Esprit dictant à des milliards leur conduite à suivre ?

Ce serait vrai si ce n’était pas faux. Ce n’est pas la quantité de voix qui fait office de vérité, mais certainement celle d’une Transcendance. Celle ci, ici ou là, arrivée parmi nous n’est jamais totalement vraie ni totalement fausse. Aurait-elle été déformée ?

De même la Science qui pose comme vérité première son ignorance, à juste titre, voile par là, son intention et son autorisation à tout savoir, et obtenir le pouvoir qui en découle, indépendamment du bien ou du mal qu’elle commet. De ce fait elle peut s’avérer diabolique.

Les religieux ne sont pas indemnes du même processus de Science agissante à un niveau différent. Parfois bien parfois non. Et des effets dramatiques humainement en conséquences. Également des bienfaits, comme ceux de la science.

Mais là, pour ceux qui se drapent dans la pureté du vrai, cela ne peut pas être discuté sans être taxé d’hérétique. Il est certain que tout homme n’est que dans la nuit, et qu’il lui faut une lumière sans laquelle la vie n’est pas possible, avec le risque de sombrer dans le chaos et l’anarchie, du fait des multiplicités de voix qui forcément s’opposent.

Mais en somme c’est exactement ce qui se passe, quand on observe les événements du monde et la mort qui rode.

Soit que la voix de « dieu », ou son silence ne passe pas, soit que les hommes n’en veulent pas. Sans doute parce que les porte-voix sont encore trop teintés d’humanité et étrangères les unes aux autres.

De tout cela, il en ressort une grande défiance et des ombres aggravant les phénomènes.

 

* à propos de mensonge , formé de mens et de songe.  Dans le fourmillement des diversités mentales et des songes, est-il possible qu’une seule voix dise vrai et efface d’un même coup les autres vérités ? je ne crois pas non plus que la vérité soit chose relative…

perdre le fil

Non, rien. Juste perdu le fil. Un fil, quelques mots et idées. Tout cela évaporé. Ce n’est pas important, me dis-je après coup. Je le reprendrai ailleurs. Curieux phénomène de la mémoire qui nous revient sans notre volonté. Pour passer à autre chose, voilà.

Croire, avoir la foi, c’est comme se sentir vivant. Cela ne se peut pas si l’on est enfermé. Il y a bien des aspects relatifs à la vérité qui nous sont cachés, et engendrent une défiance, une perte de foi par conséquent. Tenus en otage mentalement, n’ayant pas les clefs de notre salut, ou de notre bonheur, nous succombons sous le poids des illusions, des leurres instaurés par des esprits qui se croient supérieurs et dictent la conduite et les morales au monde. Quelque chose de très pernicieux dont nous peinons à nous défaire.

Il en résulte des blocages situés au niveau des mots, des définitions, concepts et principes sur lesquels nous pourrions fonder notre vie. Malgré les imperfections obligatoires du contexte dans lequel nous nous tenons.

Depuis le temps que la machine ou le système est en place il s’est considérablement affiné dans sa puissance pour soumettre les hommes. Nous en mesurons aujourd’hui les effets délétères. cette fuite en avant des armées, conflits et chocs, pollutions et disparitions des formes naturelles, remplacées par des automates.

Nous en perdons notre humanité, au nom de la raison scientifique, économique ou politique, et des dogmes religieux ou athées. C’est un Tout. Soit tout bon, soit tout mauvais si nous n’arrivons pas à sauter le pas.

Évidemment c’est alarmiste, à l’image des catastrophes qui purent nous détruire telle que Tchernobyl, mais qui n’eurent pas lieu, par chance. Pourquoi les hommes persistent alors dans ces voies, industries de mort, productions d’informations fausses ? Comme si le réel n’était qu’un fait comptable, financier, un fait de salaire, de dépenses, de dettes, ou de techniques prometteuses d’avenir.

Non, un truc nous échappe dans cette relation que nous entretenons avec le Vivant. Celui-ci qui fut imagé par les Mythes, les Contes, Légendes, et par la force des choses et la sagesse, le sens des prophéties, les témoignages de tous les temps, de la Parole qui nous fut délivrée. Vous connaissez tout cela.

Ce n’est peut-être que le fil perdu momentanément, qui pose problème, comme si dans ce parcours nous n’avions plus la Pierre entre toutes les pierres.

Rupture donc dans cette chaîne discontinue. 

Entre parenthèses. Dieu est aussi méchant que Bon. Méchant non pour nous perdre, mais paradoxalement pour nous forcer à nous sauver en faisant appel à nos seules ressources. Et Bon, parce qu’il est bon. Cela peut peut-être heurter votre idée d’un Dieu exclusivement bon et miséricordieux.  L’un n’empêche pas l’autre. Puisque la seule chose qui nous sauve c’est que nous soyons bons dieux nous-mêmes les uns pour les autres.

Là, voyez, cette bonté ne règne pas encore parmi nous. 

 

Cascade de causes et d’effets

La production, ils n’ont que ce mot là à la bouche. Alors ça produit en masse, des poubelles en plastique, des ronds points, des ralentisseurs, des foules d’objets n’ayant comme sens que d’activer les hommes et faire tourner la machine, la planche à billet. Où est l’utile ?
La montagne d’objets engendre ses nuisances. Monde pris dans cette boucle consumériste, et ses déjections. Cela ne correspond en rien à une nécessité, sauf relative et conditionnelle. Est-ce pour maintenir l’humanité sous un joug et une servitude qui l’enchaîne ? je demande…
Parce que bizarrement, l’abondance est le fait de la terre pourvoyeuse depuis toujours. et la pénurie est celui des hommes de même, liée à nos excès, nos conflits, ou volontés dominatrices. Il y a probablement une cause enfouie dans la psyché et la nature humaine, & sa quête.
Les grands traits de l’Histoire montrent la férocité des hordes qui prirent le pouvoir, partout. Assistés de forgerons et métallurgistes, de gens très doués pour fabriquer des armes et outils d’asservissement, de couteaux sous la gorge. Et ensuite imposèrent un ordre moral. ( à développer ) pour la simple raison qu’on ne tient pas un homme de force , on le tient en esclavage par son esprit et sa croyance, le degré de confiance qu’on arrive à lui inculquer, comme des insinuations venimeuses dans ses veines, un poison médicamenteux d’ordre langagier conditionnant et une division entre les hommes aboutissant toujours à des formes suicidaires. La division entre les hommes découle des divergences du sens accordé aux mots. D’incompréhensions respectives déplacées, de désirs inavoués, et de doutes, toutes ces barrières mentales et verbales qui s’instaurent. Cet aspect d’humain trop humain, trop peu porté à la Connaissance. Et encore moins à la Reconnaissance. Nous ne nous reconnaissons plus les uns les autres comme « ayant droit  » , ni à la nature comme étant une chance fabuleuse à notre humanité.

Ceci relève d’une mystique, ou d’un plan psychique, au choix, et peu importe où nous le situons. Mais nous avons oublié le fond. Comme si nous avions renoncé de guerre lasse à aller y sonder…

Voyez, nous avons cette chance inouïe de vivre dans un corps pensant aimant et souffrant, de quelque chose de très secret qui peine toujours à trouver sa résolution, ce qui nous propulse, nous émeut et nous sidère.
Mais du fait de la stupéfaction d’être, nous pouvons renoncer et nous bercer d’illusions et de sommeil pour y échapper.
Cet ordre Martial du monde déguisé sous des vêtements et des robes qui se disent justes correspond à une sorte d’impératif universel, voilé et des masques du vrai.

C’est la partie noire de la vérité. Tandis que que la partie lumineuse se trouve par delà  le passage, au bout du tunnel. Où nous avons notre part fatalement.

Mais voyez, s’y rendre ce n’est pas si facile. Sans doute cela nous oblige à être vivant. 

De profundis

Mettre le bien à la place du bien, et les maux à leur place. La merveille ne se confond pas avec ces choses terribles qui se passent et font couler des fleuves de larmes.

Tout n’est pas fusionné dans un Seul au sein du Saint.

Il y a ce qui n’est pas pardonnable. Ceci ne relève pas de notre possibilité. Nous ne sommes pas juges, nous nous trouverons face à notre juge.

Voir un homme, ou une humanité se noyer et lui annoncer tout benoîtement :  » sauves-toi  » sans lui tendre la perche pour le sortir de l’eau, sachant que lui tendre ce bâton peut t’entraîner dans les eaux et te perdre à ton tour.

Ou alors tu restes impassible sur ta cime et sur ta haute tour transcendes tout ?

Dans ce cas, je ne vois guère de différence avec ces pouvoirs qu’éventuellement tu dénonces, ou ceux que tu voudrais occuper, sans tenir cas de ceux qui sont dans la misère, séparés, affectés, blessés, ceux à qui manquent les armes de la connaissance, ou plus simplement leur âme.  Comme des malédictions qui font des siècles impitoyables, ces faussetés partout, et ces conspirations qui sont sur le devant de la scène tragique.

Comme si cette formule n’était pas valable : « délivrez nous du mal  »

Nous ne pouvons pas la remplacer par « délivrez vous du mal » ou  « votre mal n’est qu’une apparence née de votre mental défectueux »

Entre la pure vérité, mettons transcendante, et nous dans l’état et le lieu où nous nous tenons pour éclore tels des chenilles accomplissant leurs métamorphoses, il y a ce mur, ce passage, ce dragon à terrasser, ce n’est pas si léger.

D’où toutes ces folies qui accablent le monde.

Celui qui sonde dans les profondeurs peut-il trouver en ces lieux la présence de son Dieu, s’il ne s’y trouve pas ? De profundis

 

Ma qué passah ?

Tombé dans la boue des apparences l’âme se relève de ses blessures et de ses morts par la parole qui met en lumière ces noirceurs et les larmes qui coulent et ressuscitent les hommes. Par l’acte plus que par le prêche.

Ce n’est plus que l’ère du poisson mort et des baleines et des dauphins et des thons dans des assiettes pour nourrir des cochons en robe endimanchés mais résilientes disruptives et inclusives

passablement écœurant
ces cohortes de paroles fausses
qui paralysent le vivant
et le laisse mort dans sa fosse
#Pâques

Un peu spécial je vous l’accorde.

Chute ou chut

Ce mot fut pour un ami qui ne croit pas à la chute. Comme si nous ne pouvions pas croire à l’existence…
Si « ce qui est en haut est comme ce qui est bas  » eh bien là-haut ce n’est pas terrible ce qui s’y produit. à moins de trouver qu’ici les choses vont bien, et sont vraiment heureuse et bonnes.
Mais si notre esprit est bien, il est pensable que nous trouvions tout bien , en haut comme en bas.
Dans ce cas, cette hypothèse, nous avons notre place là-haut déjà toute prête. Sans explication aucune sur notre existence ici bas. Ou comme si l’existence n’avait pas de sens, ni raison d’être.
Ceci me laisse dans un certain malaise du fait des maux qui ne se résorbent pas si aisément, et des voies qui sont pour nombre d’entre nous sérieusement bouchées.

Si ton esprit était encore au lieu de l’Esprit Ton corps servirait à quel fantôme errant ? Quel serait le sens de ton existence ici bas ? Que rapporterais-tu en ces lieux élevés spirituels comme trésor qui ravirait tous les esprits vivants si ton esprit était resté* dans ce paradis des vérités et des pures…

via Chute — Un œil pour deux

Quelque certitude

Dans notre doute il demeure quelque certitude. Celle de voir cette volonté ou persistance à chercher les secrets de la vie, à percer son mystère et vaincre  la mort. Les moyens contemporains ne sont plus les mêmes que ceux des siècles précédents. De nos jours, nous fouillons dans les atomes, accélérons la matière, nous fabriquons des corps artificiels de toute pièce, nous allons sonder les confins de l’univers, et les architectures universelles, les énergies qui maintiennent les corps en état, qui empêchent les cellules de péricliter. En quelque sorte les hommes cherchent leur pouvoir dans le savoir.

C’est comme si nous étions seuls face à nous mêmes, livrés à notre seul libre arbitre. C’est bien. De toute façon nous sommes obligés d’obéir aux lois. Si nous transgressons les lois, nos créations et conceptions seraient caduques. Rien ne pourrait s’édifier. Ce qui reste assez énigmatique, c’est que ces créations s’avèrent assez néfastes. On fabrique des corps et des machines incompatibles pour les êtres naturels.

Ce n’est pas parce que tout est possible que tout est bon à faire. Au dessus du possible il y a la question du mort et du vivant. À quoi peuvent nous servir des créations qui nous conduisent à la mort ? Nous aurions manqué notre cible. Cela veut dire aussi que nous ne pouvons pas tout faire ni laisser tout se produire.

Mais alors, qui va poser des limites, des gardes fous ? En fonction de quoi ? faut-il que tout soit mort pour que nous sachions ce qu’est la vie ?

Les siècles précédents étaient également porteur de leur morbidité, des éléments de puissance écrasant les hommes au sein des machines de guerre, et des institutions ne leur laissant guère de choix. Le piège avait ses formes propres. L’actuel n’est pas moins puissant.

Et les lumières peinent à percer nos carapaces aveugles.

Je ne crois pas à l’Éternité du mal. Mais bigre, il est tout de même coton le bougre…

Sous la lumière

Sous la lumière de l’innocence, nous pouvons voir notre faute.

Plusieurs sens à faute. Faille, défaut, manque, péché, faiblesse, etc. plusieurs visages du mal que nous contenons innocemment, ou en toute ignorance et qui font que nous sommes ce que nous sommes. Nous venons de quelque part. Nous ne sommes pas sortis de rien. Nous procédons du Tout et le Tout nous fait défaut.

Comment penser sans trop de représentations clefs en mains ? Ce n’est pas notre faute si nous sommes nés sous ce continent porteur de ses mythes fondateurs. Mythe de Lucifer le plus bel Ange déchu transformé en Satan.

Difficile de voir Satan innocent. Mais Satan n’étant pas cause de lui-même dans sa chute, dans un sens il est innocent, mais pas dans un autre. Où pourrions-nous nous placer afin de voir où se situe la faute ? Seule la notre compte, seul nous pouvons nous racheter et ne plus succomber sous le poids de nos erreurs, manques, défauts, voiles posés sur la pureté et l’innocence, de ce monde.

Tout de même, les maux du monde nous disent quelque chose d’importance contre laquelle nous luttons et n’avons guère de choix. Contre nous-mêmes d’abord en nos faiblesses, pour ne pas aggraver notre état et conserver le peu de lumière en nous. Lutter aussi contre ce que nous croyons erroné et vide de sens, ce qui est la même chose, contre tout ce qui finalement nous rabaisse au lieu de nous élever.

Imaginons le pire, emportés dans un grand mouvement négatif, chaotique, il sera difficile de transmettre ce que nous savions, avions vu, vécu, et éprouvé durant notre existence. Il y a une perte possible de la mémoire et de la connaissance. Comme une pente que nous n’arriverions pas à gravir.

Nés dans un corps que nous pensons hasardeux, enfermés dans ce corps et nos pensées, comment cet état là aurait pu se produire sans notre chute ? la chute n’ayant pas pour objet de nous faire mal mais bien au contraire pour que nous resplendissions en Toute Connaissance des êtres et de la totalité, les uns pour les autres, ce qui rend les univers extrêmement Vivant.

Vous me direz que Lucifer aurait pu rester resplendir dans sa demeure originelle, mais ce n’est pas le cas pour nous envahis d’ombres.  (sauf si vous décrétez qu’ombre et lumière sont une seule et même chose, ont une source commune, de la même façon que vous penseriez le Soleil identique à la cendre)

Satan peut être un être d’Amour Pur. Et non plus cette image négative qu’on a voulu nous imposer, de façon univoque.

Ceci touche notre liberté. Pourrions-nous vivre privés de liberté ? Si nul n’est libre ? Ce serait un Chemin fermé.