Où allons-nous ?

Le nous existe-t-il , d’abord ? Mettons.

Un nous mal informé dans ce cas. Ayant quelque peu perdu ses racines et sa culture, embarqué sans qu’il sache en des lieux qui ne lui laissent guère de choix. Ne maîtrisant rien, mais devant subir les lois marchandes et lois du travail.

Qui sait fabriquer une sarbacane ? ou pêcher à la lance un poisson ? poser un collet ? allumer un feu avec des moyens simples ?  Nous nous sommes éloignés de la vie naturelle et avons perdu cette relation, pour nous être livrés à des processus très compliqués, des fonctionnements de machines plus puissantes, sur lesquelles nous n’avons aucun pouvoir.

Prenez votre ordinateur, nul ne sait le fonctionnement du début à la fin, du soft au hard, on est dépassé par la machine. Nos sociétés sont encore plus compliquées qu’un ordinateur.

Alors pensez bien qu’un chef quelconque n’est chef de rien du tout. Il nous mène en bateau, accompagné (quel mot à la mode) par toute une troupe aussi ignorante des destinations.

Ce qui gouverne ce sont les processus de la machine. Le carburant de cette engin n’est pas non plus le facteur déterminant, l’argent n’explique pas tout, ne résout rien. Croyant que l’argent va nous apporter des solutions, nous accroissons nos dettes, pour que la machine de guerre puisse encore fonctionner, et des gens y subsister.

Des hommes aimant les arbres veulent attribuer un droit à l’arbre. Pourquoi pas ? Au moins, les arbres ne seraient pas abattus sans autres formes de procès, selon le caprice ou l’appétit de quelques uns, et au détriment de tous les autres. Nous pourrions envisager l’idée que nous sommes tous propriétaires des biens de la Nature, de l’eau, du Soleil.

Avons-nous la moindre idée de ce qu’est un arbre ? Est-ce le bûcheron qui va nous l’indiquer, ou le menuisier, ou l’ingénieur des eaux et forêts, qui voit les arbres comme des alignées de mètres cubes et des taux de rendement à l’hectare ?

L’arbre est plus grand que notre idée. Il abrite mille insectes et oiseaux, des champignons, de l’eau et rend l’air pur, tempère le chaud et le froid, stoppe les vents.

Symbole d’un axe du monde, il pourrait relever du sacré, et retrouver des droits. Bien entendu, il ne s’agit pas non plus de sacraliser les arbres, et de ne plus pouvoir se chauffer à son bois.

Par conséquent nous n’irions pas en faire une religion.

Les hommes pauvres, privés de droit, paient de leur sang le droit de vivre, exactement comme les arbres paient de leur bois. Le processus global est prédateur, il nous conduit inexorablement vers où ?

C’est ce lieu qu’il convient de chercher.

 

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